mercredi, 28 mai 2008

" Hawaiian Roller Coaster Ride "

 

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« Le Roi et la Reine étant allés à une de leurs Maisons de plaisance, il arriva que la jeune Princesse courant un jour dans le Château, et montant de chambre en chambre, alla jusqu'au haut d'un donjon dans un petit galetas. »

[La  Belle au Bois dormant, Charles Perrault]

 

~

 

 

Par un dimanche mi figue mi raisin, tandis que l’astre solaire jouait à cache-cache avec les nuages, Petite Scheharazade se glissa hors de son boudoir. Elle se retrouva dans l’étroit petit escalier de bois qui menait au Grenier. Sombre, petit, presque étouffant, il présentait un semi-désordre anarchique.

 

 

Là, au cœur d’un vieux panier était blotti une relique d’enfance : une paire de roller. Eraflée, elle était cependant auréolée d’une lumière particulière : celle de sa gloire passée. Aussitôt la Princesse s’en empara, y glissa ses pieds : la taille était parfaite. Vite, elle attrapa un petit sac et quitta le palais suivre la route de briques rouges.

Nul besoin de porter une toilette de bal ; un pantalon ancien à la Indiana Jones et un petit corsage rose poudré suffit.

 

 

Les hésitations du début s’estompèrent rapidement et Petite Scheharazade glissa avec allégresse dans la campagne environnante, retrouvant des joies depuis longtemps oubliées.

Et c'est l'occasion de faire de plaisantes rencontres, attention toutefois au Loup qui pourrait surgir du bois ...

 

 

 

Lasse enfin, elle rentra  au palais déguster  encore une fois un petit thé brûlant.

samedi, 17 mai 2008

" I believe in Fairy Tales "

 

« Etoile du matin, inaccessible reine,

Voici que nous marchons vers votre illustre cour,

Et voici le plateau de notre pauvre amour,

Et voici l’océan de notre immense peine. »

 

 

[Charles Péguy]

 

 

~

 

 

 

Le Temple du Savoir  s’avère parfois une porte vers l’Autre Monde. Il suffit d’être malicieuse et de découvrir la clef qui y amène …

 

 

 

Au petit matin Petite Scheharazade attrapa sa besace d’aventurière, qui recélait carnet, plume et appareil photographique, et elle courut rejoindre l’immense attelage mis à la disposition des voyageurs ; Monsieur le Professeur & les apprentis érudits.

 

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L’attelage parcourut moult lieux avant d’atteindre les portes d’un labyrinthe enchanté. Verdoyant, ordonné, calme … il ne faut cependant point s’y fier, une fois franchit mille & une péripéties peuvent arriver.

 

 

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Au détour d’un bosquet, un étrange petit être attira l’attention de Petite Scheharazade. De longues oreilles soyeuses, un air espiègle, un costume coloré et un haut-de-forme blanc : le Lièvre de Mars, qui avait dérobé le couvre-chef du Chapelier Fou. Evadé de l’œuvre de Lewis Carroll, il était à la recherche de nouvelles recettes de scones. D’un air de roué, il s’approcha en sautillant de la Princesse. Malheureusement ce n’était point l’heure de prendre le thé. La Princesse déclina l’invitation, et se hâta de rejoindre le groupe qui disparaissait à l’angle d’un bosquet. Le Lièvre de Mars s’en fut, quant à lui, retrouver le Pays des Merveilles.

 

 

 

 
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Un peu plus tard, Petite Scheharazade, les apprentis érudits et Monsieur le Professeur, découvrirent l’entrée d’un somptueux sanctuaire. D’une blancheur immaculée il se dressait fièrement vers le ciel grisâtre. Ses hautes tours étaient battues par les vents hurlants. Des statues longilignes couleur neige en gardaient l’entrée, dissuadant les âmes mauvaises d’y pénétrer. Mais nulle sphinge pour en interdire l’accès …

 

 

Le petit groupe de Lettrés gravit les marches d’albâtre et pénétra dans le saint sanctuaire. L’émerveillement pouvait commencer au cœur de vitraux des XIIe et XIIIe siècles.

L’aventure s’acheva avec le coucher de l’astre solaire, le labyrinthe disparut et Petite Scheharazade remonta dans l’attelage, qui la ramena dans son palais.

 

lundi, 05 mai 2008

" Through the Looking-Glass "

 

She was considering in her own mind (as well as she could, for the hot day made her feel very sleepy and stupid), whether the pleasure of making a daisy- chain would be worth the trouble of getting up and picking the daisies, when suddenly a White Rabbit with pink eyes ran close by her.

 

[Lewis Carroll]

 

 

~ ° ~

 

 

 

Un rayon de soleil jouait sur la surface polie et brillante du vieux miroir baroque. Intriguée, Petite Scheharazade effleura la psyché du bout des doigts ; à ce moment-là, la Demoiselle bascula en avant. Surprise, elle se laissa pourtant glisser sur le rayon d’or qui l’emmena dans un pays enchanté.

 

 

 

Petite Scheharazade posa ses ballerines dans le Labyrinthe des Rosiers ; mille & une échoppes de bois se déployaient en ondulant. Dans leurs entrailles, des coffres de bois, des étals vitrés et des tapis soyeux recelaient des trésors disparates ; argenteries étincelantes, perles et joyaux scintillants, mobiliers raffinés, tentures chatoyantes …

 

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Dans cet univers étrange vit de jolis petits êtres aux joues roses et aux cheveux de soie. Ils peuplent certaines de ces petites maisons de bois. La curiosité les anime et s’est en se bousculant qu’ils se pressent contre les petites fenêtres pour épier les nouveaux venus. Ces jolies petites créatures partagent d’ailleurs leur demeure avec des ours aux yeux doux. Ces derniers excellent dans les tâches ménagères, et rien n’est plus divin que leur fine cuisine.

 

 

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Petite Scheharazade s’arrêta longuement pour découvrir leur univers miniature enchanteur.  Leur vaisselle n’est que porcelaine délicate et ouvragée, leurs effets sont dissimulés dans de petites valises de cuir, et leurs toilettes ne sont que soie et dentelle des temps passés.

 

 

 

La pause enchantée se termina lorsque les derniers rayons de soleil rappelèrent à Petite Scheharazade qu’il était temps de franchir leur arc doré, puis de repasser de l’autre côté du miroir. L’aventure s’acheva ensuite avec une tasse de thé et les yeux dans le vague …

 

jeudi, 01 mai 2008

" Jolly Holiday "

 

En ces temps anciens où le soleil avait déployé son manteau étincelant, Petite Scheharazade & Dame Gertrude avaient abandonné la Cité enfumée et grouillante pour un Pays plus enchanteur. Une contrée verdoyante qui dissimule moult créatures étranges …

 

 

 

Pour pénétrer dans ce Pays les Demoiselles franchirent un pont de bois vermoulu qui franchissait une rivière d’émeraude. Nulle âme qui vive ne semblait perturber cet havre de paix … Mais ne point s’y fier, cette ranche qui s’agite ne dissimule-t-elle point une fée ? Ce bosquet n’abrite-t-il pas un farfadet ?

 

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L’escapade ne fut point sans rencontre féerique pour les Princesses. Au détour d’un chemin jaune elles s’arrêtèrent quelques instants échanger quelques mots avec la Princesse Odette, qui nageait à quelques vagues de là. Cette dernière avait hélas toujours sa parure de cygne, mais elle ne semblait point trop s'en formaliser.

 

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Plus tard, Petite Scheharazade & Dame Gertrude arrivèrent dans un village pavé où d’étranges créatures vivaient. Elles arboraient toutes d’opulentes chevelures de barbe à papa sous leur peau d’albâtre et étaient vêtues de toilettes fleuries et colorées. L’une de ces créatures, la souveraine sans doute, était précédée d’une meute de chiens d’or. Tous semblables ils se distinguaient par les rubans colorés qui les ornaient. Les Damoiselles saluèrent cette fabuleuse souveraine, avant de poursuivre leur chemin.

 

 

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L’heure était venue pour les Princesses de regagner le palais et de déguster un délicieux thé …

 

mardi, 29 avril 2008

" Versailles No Bara "

 

C’est le jour du Soleil que Petite Scheharazade reçut une invitation royale ; un angelot lui souffla la délicieuse idée de laisser là ses grimoires et ses manuscrits de l’Epoque Moderne, et de s’envoler au Palais des Roys pour se plonger dans le passé. La Princesse chaussa ses ballerines, attrapa son domino et son sac Pompadour.

 

 

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Demoiselle de qualité et érudite en Histoire, Petite Scheharazade pénétra l’enceinte versaillaise sans sortir un denier de son escarcelle. Les lourdes portes dorées franchies, la foule agaçante et volubile semble s’estomper et laisser place aux fantômes du passé …

 

 

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La Princesse se perdrait presque dans ces Grands Appartements ; à la lueur des girandoles, le parquet craque sous les souliers des spectres, les lourdes tentures fleuries exhalent un parfum du passé, et du haut de leur massif cadre rococo les souverains de jadis esquissent un sourire badin. Au cœur de ce palais, la Princesse découvrit, près des appartements du Dauphin, le fastueux déploiement des œuvres de Roslin. Un beau vernissage magnifiquement orchestré à la lueur des chandelles, où les dames mutines sourient derrière leur délicat éventail et où les messieurs paradent dans leur plus fabuleux costume.

 

 

 

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Peu après un rayon de soleil invita la Princesse au jardin. Les vestiges de l’Hiver disparaissant  peu  à peu, les statues sortent de leur hibernation, les végétaux se refont une beauté et les fontaines pépient gaiement au son de mélodies baroques. C’est dans cette atmosphère paisible que l’on peut rencontrer le fantôme de Perrault, s’échappant un instant de son XVIIe siècle pour conter au passant attentif ses délicieuses fables du labyrinthe de Versailles :

 

 

« Un Paon se plaignait à Junon de n’avoir pas le chant agréable comme le Rossignol. Junon lui dit, les Dieux partagent ainsi leurs dons, il te surpasse en la douceur du chant, tu le surpasses en la beauté du plumage.

L’un est bien fait, l’autre est galant, 

   Chacun pour plaire a son talent. »

 

 

 

 

Le plongeon dans ce passé raffiné s’acheva ainsi sur une dernière note baroque …

 

jeudi, 10 avril 2008

"Murder on the Orient Express" ?

 

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Si les trains sont synonymes de voyage et d’évasion, pour Petite Scheharazade ils sont souvent le passeport pour une envolée au Pays des Songes ; un fauteuil moelleux, une mélopée enchanteresse au creux des oreilles, le ronronnement régulier des roues sur les rails et Morphée apparaît aussitôt !

 

 

Mais parfois le train devient le décor de saynètes où les passagers sont malgré eux les acteurs de pièces improbables. Parfois,  Morphée cède ainsi la place au Génie des rencontres ; et celui-ci manque cruellement de savoir faire (au grand damne de Petite Scheharazade) ! Car si rencontre il y a, elle ne ressemble point à un chef d’œuvre hitchcockien, ni à un roman d’Agatha Christie, encore moins à une romance hollywoodienne.  

       

Les voyages en train furent ainsi l’occasion pour la Princesse de rencontrer divers énergumènes le temps d’un voyage …

 

~ Le Baroudeur ou celui qui voyage la plupart du temps, le visage mangé par une barbe de trois jours, le teint buriné, le sac rapiécé et fort bien rempli et le regard sympathique. Voisin complaisant et tranquille, sans oublier  d’être galant en offrant un rafraîchissement à Petite  Scheharazade lorsqu’il s’offre un café.

 

~ Le Semi-Prince Charmant, ou celui fort avenant et au séduisant sourire qui s’installe de lui-même près de la Princesse, mais qui semble préférer la compagnie de son ordinateur à la charmante conversation de Petite Scheharazade. Pff …

 

~ Le Jeune homme simplement sympathique, qui se révèle parfait pour un dialogue léger le temps d’un voyage, mais qui croit lui que parce que la Princesse a été aimable envers lui il peut se permettre d’envisager une idylle… Nenni !

 

 

 

Il s’avère donc que les Princes Charmants contemporains ne prennent point le train, ou alors si mais en première classe !

jeudi, 20 mars 2008

Chez Madame Geoffrin ?

Même si Petite Scheharazade était dépitée que Mam’zelle Poupée ne soit point invitée au Temple du Livre, elle désirait rencontrer (de nouveau) un personnage fantasque : Amélie Nothomb.

 

Or, il lui fallait faire vite ; ses  obligations à la boutique débutaient de bonne heure ce jour là et la Reine Boutiquière ne plaisante point avec la ponctualité. On ne badine pas avec la politesse et les bienséances ! Quoiqu’il en soit voilà la jeune demoiselle aussi pressée qu’un célèbre Lapin Blanc.

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Les lourdes portes sont là devant elle. Le seuil franchit c’est une véritable cacophonie qui assaille les oreilles, une odeur âcre qui prend à la gorge. Mais qu’importe puisque en cet endroit regorgent mille & un ouvrages, des revues et des auteurs. Petite Scheharazade jette un rapide coup d’œil à cet univers lettrés et court rejoindre la tribune dédiée à Dame Nothomb.

 

Hélas, malgré ses deux heures d’avance une petite foule compacte et jacassante est déjà là. Tudieu, mais sont-ils arrivés à l’aube ?

Petite Scheharazade s’installe aussi confortablement que possible et l’attente commence en compagnie de Madame Christie. De temps à autres, Petite Scheharazade lève la tête et observe ses contemporains qui flânent gaiement, étourdis par tous ces livres ; de la Sweet Lolita aux  ballerines blanches qui pépie avec son amie à l’élégante parisienne en passant par l’adorable couple japonais aux atours fabuleux, il y a moult personnages intéressants à étudier.

 

La longue attente semble prendre fin lorsque Dame Nothomb apparaît ; fantasque, fantaisiste, extravagante. Telle une reine fantasmagorique, elle s’avance en cortège, sa toilette ébène virevoltant à chacun de ses pas, chapeauté d’une extraordinaire capeline sombre ombrant son visage et avec un malicieux sourire sur les lèvres. Elle salue avec plaisir la petite cour qui patiente, puis s’installe sous le dais qui lui est octroyé, tandis que des gorilles gardes du corps prennent place près du trône et que des laquais lui présentent une flûte de Champagne. Toute l’assistance assiste alors médusée à la déclaration d’amour d’un troubadour déjanté qui, après quelques vers médiocres, repart aussi vite qu’il est apparût.

 

C’est enfin au tour de Petite Scheharazade de s’avancer jusqu’à la tribune. Pour la troisième fois, elle se retrouve face à cette reine fantasque dont l’univers onirique alimente sa rêverie nippone et étrange. Dame Amélie paraphe de sa plume sinople un des ouvrages que Petite Scheharazade avait dévoré cet été. Après un dernier sourire espiègle, il est temps pour Petite Scheharazade de remonter sur son Tapis volant, puis de s’envoler au plus vite vers son labeur.

 

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Il est temps de reprendre son rôle de boutiquière enjouée …

jeudi, 06 mars 2008

Rencontre avec un Gaston & féerie médiévale

Un nouveau jour, une nouvelle aventure pour Petite Scheharazade & Dame Gertrude.

 

 

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En cet après-midi de mars froid mais ensoleillé, Petite Scheharazade se rend d’un pas léger vers le quai attendre le monstre d’acier qui l’emmènera rejoindre Dame Gertrude. La Princesse ne prête point attention à la population qui l’entoure, grimpe dans le ventre du monstre hurlant, s’installe sur un siège et se plonge dans un ouvrage de la Reine du crime, Madame Christie.

Hélas, trois fois hélas. Petite Scheharazade aurait dû se méfier. Se méfier oui de cet individu qui lui avait jeté un coup d’œil sur le quai, s’était assis à ses côtés alors que moult sièges étaient vacants. Et voilà le quidam  qui se met à pérorer, à faire à notre Petite Princesse de grandes déclarations. Sourire contraint, Petite Scheharazade se demande comment se libérer de ce bourbier. Mais pourquoi ce perroquet n’est –il point un soldat du feu (que semble affectionner la malicieuse Oopsgal (^^)) ; un Prince des Temps Modernes ou bien un charmant flibustier ? Décidément, les Fées du Destin sont bien capricieuses !

 

Heureusement, le monstre d’acier arrive à bon port, d’un pas leste Petite Scheharazade saute sur le quai et cours rejoindre Dame Gertrude. Il est temps de s’envoler au Moyen Âge.

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Les deux Princesses pénètrent émerveillées dans le superbe hôtel de Cluny, là où la féerie médiévale s’est installée. Foulant le parquet de miel, les deux amies découvrent un univers enchanté ; lourds coffres de chêne ; somptueuses tapisseries aux  motifs courtois ; statues religieuses énigmatiques ; ou encore vitraux étincelants. Leur imagination s’envole devant les peignes d’ivoire, les parures d’or et la vaisselle raffinée. Les colonnes gothiques et les arcades de pierre les transportent en plein Conte de Fées lorsque, au détour d’une  niche de pierre et d’un lit de velours, se dresse dans tout son éclat une rose d’or ; celle que la Fée offrit à la Bête ? Quelle merveille de voir devant ses prunelles flamboyer la fleur mythique de la Belle & la Bête.

La féerie et le rêve continuent et s’achèvent par la contemplation d’une véritable corne de Licorne, puis par la collection des somptueuses tapisseries or et grenat de La Dame à la Licorne : un rêve qui se réalise enfin.

 

mercredi, 30 janvier 2008

Made in Hollywood

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Il y a des fois où l’existence est comme un film hollywoodien en noir & blanc ou en couleurs.

 

 

Pour Petite Scheharazade & Dame Gertrude la journée débute par un plongeon en plein XVIIIe siècle, un XVIIIe siècle raffiné et rock’n roll, dès leur entrée à Ladurée. Une avalanche de douceurs colorées et sucrées, une multitude de chocolats moelleux et fondants, et mille & une viennoiseries dorées et délicieusement odorantes.  C’est l’univers tout entier de Marie-Antoinette qui tourbillonne ainsi autour des  deux demoiselles.

 

 

Peu après, Petite Scheharazade & Dame Gertrude descendent la plus belle avenue du monde, et là elles remontent le temps, celui où les femmes sont élégantes, les hommes distingués, et le meurtre à chaque coin de rue ; Hitchcock n’est pas loin. Ses Oiseaux non plus. Une nuée de pigeons s’est soudain abattue sur l’avenue, frôlant de  leurs ailes et de leurs becs les visages des passants. Les dames tentent de protéger leur chevelure avec leur sac à main, les messieurs baissent leur tête et enserrent leur compagne. Ce nuage sombre ne dure qu’un instant, et la nuée disparaît aussi soudainement qu’elle est venue.

 

 

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En fin de journée afin de se remettre de toutes ces émotions, Petite Scheharazade & Dame Gertrude s’attardent devant un succulent goûter ; un panier de pommes fort alléchantes. Ooh, méfions-nous du fruit de Blanche-Neige. Mais, nul drame pendant ces agapes ; aucun poison foudroyant à l’horizon…

 

 

Comme quoi l’univers hollywoodien est souvent plus proche qu’on le croit.

 

lundi, 14 janvier 2008

Un thé chez Marie-Antoinette

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« Mère du vain caprice et du léger prestige,
La fantaisie ailée autour d’elle voltige…
La Reine, en cette Cour qu’anime la folie,
Va, vient, chante, se tait, regarde, écoute, oublie,
Et, dans mille cristaux qui portent son palais,
Rit de voir mille fois étinceler ses traits
. »

 

[André Chénier]

 

 

~

 

 

 

 

Il était une fois, un Grand Palais qui invitait gentes dames et gentils seigneurs à venir s’émerveiller devant moult peintures & chef-d’œuvres exposés à la gloire de Sa Majesté Marie-Antoinette.

 

 

Revêtez vos plus beaux atours, installez-vous dans votre carrosse et allez saluer cette reine décriée ou adulée, de plus en plus populaire en ce vingt et unième siècle grisâtre. Plus ravissants que de simples photographies ces tableaux ont le pouvoir de vous  transporter en plein cœur du XVIIIe siècle, à l’époque où la Les Lumières rayonnaient.

 

 

Tendez l’oreille, pouvez-vous ouïr le son mélodieux du clavecin et la harpe de la Reine ? Fermez vos prunelles, ne percevez-vous point le bruissement des toilettes soyeuses et le gazouillis des dames de Cour ? Humez l’air, des effluves de rose parfument l’atmosphère …

 

 

Toutefois, gardez-vous d’être impatient(e)s, la réception en l’honneur de Sa Majesté ne débute que le 15 mars. Mais elle conserve tout son éclat royal puisqu’elle ne s’achève que le 16 juin. Alors, qu’attendez-vous pour choisir toilettes & parures appropriées ?

 

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