mardi, 29 avril 2008
" Versailles No Bara "
C’est le jour du Soleil que Petite Scheharazade reçut une invitation royale ; un angelot lui souffla la délicieuse idée de laisser là ses grimoires et ses manuscrits de l’Epoque Moderne, et de s’envoler au Palais des Roys pour se plonger dans le passé. La Princesse chaussa ses ballerines, attrapa son domino et son sac Pompadour.
Demoiselle de qualité et érudite en Histoire, Petite Scheharazade pénétra l’enceinte versaillaise sans sortir un denier de son escarcelle. Les lourdes portes dorées franchies, la foule agaçante et volubile semble s’estomper et laisser place aux fantômes du passé …
La Princesse se perdrait presque dans ces Grands Appartements ; à la lueur des girandoles, le parquet craque sous les souliers des spectres, les lourdes tentures fleuries exhalent un parfum du passé, et du haut de leur massif cadre rococo les souverains de jadis esquissent un sourire badin. Au cœur de ce palais, la Princesse découvrit, près des appartements du Dauphin, le fastueux déploiement des œuvres de Roslin. Un beau vernissage magnifiquement orchestré à la lueur des chandelles, où les dames mutines sourient derrière leur délicat éventail et où les messieurs paradent dans leur plus fabuleux costume.
Peu après un rayon de soleil invita la Princesse au jardin. Les vestiges de l’Hiver disparaissant peu à peu, les statues sortent de leur hibernation, les végétaux se refont une beauté et les fontaines pépient gaiement au son de mélodies baroques. C’est dans cette atmosphère paisible que l’on peut rencontrer le fantôme de Perrault, s’échappant un instant de son XVIIe siècle pour conter au passant attentif ses délicieuses fables du labyrinthe de Versailles :
« Un Paon se plaignait à Junon de n’avoir pas le chant agréable comme le Rossignol. Junon lui dit, les Dieux partagent ainsi leurs dons, il te surpasse en la douceur du chant, tu le surpasses en la beauté du plumage.
L’un est bien fait, l’autre est galant,
Chacun pour plaire a son talent. »
Le plongeon dans ce passé raffiné s’acheva ainsi sur une dernière note baroque …
07:00 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (27) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : château, palais, versailles, louis xv, madame de pompadour, rococo, baroque
dimanche, 23 décembre 2007
Il était une fois Versailles
Pour les Princesses, rien n’est plus exquis que de se rendre dans de beaux palais.
Une invitation à Versailles afin de célébrer l’arrivée de Dame Hiver et la rénovation de la Grande galerie est donc la bienvenue. En ce vendredi glacial, voilà donc Petite Scheharazade sur son tapis volant en direction d’un des plus beaux palais de la royauté française pour une journée studieuse.
La matinée se déroule aux milieux des ouvrages, plumes et parchemins tandis que Monsieur le Professeur relate les origines de la Galerie des Glaces ou Grande Galerie, véritable joyau où se concentrent peinture, sculpture et architecture à la Gloire de Sa Majesté Louis le Quatorzième. Tandis que Monsieur le Professeur nous relate en détails la somptueuse cérémonie qui accueillit l’ambassade du Siam, nous rêvons devant les reproductions des fresques ; des peintures qui recèlent mille & une surprises, comme une armure de samouraï par exemple …
Puis, c’est le banquet offert par la Bouche du Roi ; petite nappe d’or, saumon fumé, chocolat fin … rien n’est trop beau, ni trop grandiose pour un déjeuner à Versailles.
L’après- midi est riche en merveilles variées. Quel délice de déambuler dans ce superbe palais. Les Grands Appartements sont dignes d’une demeure de Conte de Fées avec leur mobilier d’argent étincelant sous les lueurs des candélabres et autres chandeliers, la Grande Galerie est un ravissement pour les yeux et scintille de milles feux, le trône de Louis XIV n’attend plus que son Prince et semble faire renaître les fastes d’antan.
Mais, le plaisir suprême pour Petite Scheharazade vient lorsque le guide les emmène tous là où le commun des mortels ne peut accéder. Ils passent des petits escaliers de bois vermoulus, des salles vides de visiteurs où les tableaux n’attendent que d’être admirés et des salons où la porcelaine fine fait encore tinter le bruit des fêtes passées …
La journée s’achève lorsque le soleil décline. La nuit est là, il est temps de reprendre son tapis volant pour rentrer au logis.
19:05 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : versailles, trône d'argent, palais, louis xiv, prince












