mardi, 25 mars 2008

"Harajuku Girls"

Une ou deux journées de liberté - sans contrainte, sans leçon à apprendre et sans lingerie à vendre- parfait pour que Petite Scheharazade & Dame Gertrude puissent vivre de nouvelles aventures. De nouvelles péripéties fort longues et dignes de Sweet Lolitas nippones.

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 12 h : Le soleil est au zénith même si c’est Dame Pluie qui est de sortie. Petite Scheharazade & Dame Gertrude doivent se retrouver devant le Temple du Savoir.

 

12 h 15 : Dame Gertrude arrive enfin. Retrouvailles, papotages, rires et autres futilités de filles sont de mise.

 

13 h : Les deux princesses, toutes pimpantes, s’engouffrent dans les entrailles de la Terre en musique ; une irrésistible envie de flâner aux Grandes Galeries s’est emparée d’elles.

 

13 h 22 : Après moult détours dans ces tréfonds souterrains, Petite Scheharazade & Dame Gertrude émergent devant les lourdes portes du Temple du péché & de la consommation. Telles des papillons attirés par des effluves sucrées, nos deux héroïnes se dirigent vers les étals de parfumeries.  

 

13 h 36 : Mille & un flacons de cristal, des couleurs éclatantes, des senteurs divines … tout est fait pour faire tourner la tête à la plus sage des demoiselles !

 

13 h 59 : Petite Scheharazade & Dame Gertrude réussissent après moult efforts à sortir de ce labyrinthe parfumé. Point de Gorgone à défier, mais des armées de créatures souriantes et maquillées prêtes à tout pour vous faire succomber aux tentations de la dépense…  Nos deux princesses ressortent avec leur aumônière non vide, parfumées et avec un khôl en cadeau.

 

14 h 33 : Les prunelles remplies d’étoiles, comme pourraient l’être celles de Lady Oscar, Petite Scheharazade & Dame Gertrude décident d’aller admirer les toilettes et fanfreluches de Madame Vivienne Westwood.

 

14 h 44 : Oui, nos deux demoiselles ont snobé l’ascenseur pour les escaliers …

 

14 h 46 : Il est là devant elles … le comptoir dévolu aux créations de l’excentrique britannique. On ne sait où donner de la tête ; ce n’est que pluie de sacs magnifiques, de parures étincelantes, de toilettes aux coupes improbables.

 

15 h 05 : Béates d’admiration devant un somptueux sac rose poudré, or et blanc, les deux princesses ne voient point le boutiquier s’approcher d’elles.

 

15 h 07 : Un malicieux sourire aux lèvres, des chaussures rubis et un costume original, le vendeur entame la conversation. Fort aimable et amusant, il répond avec plaisir à toutes les questions de Petite Scheharazade qui veut-ce-sac-absolument-dès-qu’elle-aura-300 deniers-à-dépenser.

 

15 h 31 : Petite Sheharazade & Dame Gertrude prennent à regret congé de l’accueillant boutiquier afin de poursuivre leur chemin.

 

15 h 47 : Les yeux emplis de magnifiques toilettes, les deux princesses quittent le Temple du péché & de la consommation pour un autre univers féerique : le Monde de Disney.

 

16 h 01 : Les joues rosies par le froid, Petite Scheharazade et Dame Gertrude pénètrent dans l’échoppe colorée. Hélas, la foule y est compacte et discordante. Tant pis. Les deux demoiselles se fraient un chemin à coups de coudes là où siègent Ariel, Aurore & les autres Princesses.

 

16 h 23 : Ouf, elles atteignent enfin le lieu convoité. Des nouveautés féeriques les font s’émerveiller … mais Petite Scheharazade apprend d’un plaisant vendeur que le rigolo Polochon n’est plus. Tudieu ! Mais comment peut-on omettre Polochon dans ce Paradis des peluches alors qu’il existe même le crocodile du Capitaine Crochet ?? Heureusement que le Seigneur de cet endroit n’est point là, sinon il aurait pris une rouste princière !

 

16 h 52 : Moult objets font envie aux deux princesses fauchées ; des tasses à café Cheschire Cat, une boule de neige Ariel, des diadèmes …

 

17 h 03 : Il est temps de rentrer, c’est l’heure du goûter.

 

 

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17 h 33 : Echevelées, les ballerines en feu, affamées, Petite Scheharazade & Dame Gertrude s’écroulent avec délicatesse (ça c’est de l’oxymore !) dans le canapé de cette dernière.

 

17 h 48 : Des petites agapes sucrées devant l’étrange lucarne voilà de quoi réconforter des princesses exténuées. Et rien de tel qu’un délicieux film comme Shimotsuma Monogatari, en compagnie de la Sweet Lolita Momoko et de la Yankee Ichiko pour s’évader dans un univers rococo, déjanté et nippon !

 

Ces péripéties s’achèvent là, mais il en va autrement pour les aventures de Petite Scheharazade & de Dame Getrude …

 

 

Pour cet épisode ont été utilisés :

-         six pommes,

-         quatre mandarines,

-     un Kinder bueno,

-         neuf litres de thé à la cerise,

-         deux paires de ballerines

-         un appareil photo,

-         quelques sous

-         mille & un sourires

-         et autant d’éclats de rire.

vendredi, 25 janvier 2008

A la recherche des merveilles ...

 

Dame Gertrude & Petite Scheharazade aiment tout particulièrement s’échapper dans leur carrosse et parcourir la vaste cité, à la recherche de merveilles et d’étrangetés.

 

Même dans une ville connue, un lieu ordinaire il faut lever les yeux en l’air, rechercher l’incongru ou la beauté, laisser les chevaux de l’imagination vous emporter et vous verrez les portes de l’Autre  monde s’ouvrir à vous …

 

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« Imaginer, c’est hausser le réel d’un ton. » [Bachelard, L’Air & les songes]

 

D’échoppe en échoppe, de boutique en boutique, Petite Scheharazade et Dame Gertrude virevoltèrent parmi les toilettes, les falbalas et les rubans. Dans les souterrains glauques, elles tombèrent nez à nez avec les gardes de la Reine Abominablement Traîtresse et Pourrie, celle qui les avait tant embêté il y avait quelques mois. Ces gardes s’en prirent à Dame Gertrude lorsqu’ils s’aperçurent qu’elle ne possédait point de ticket magique. Heureusement, après un petit sortilège, les deux princesses purent en réchapper sans trop de dommage.

 

Leur pérégrination continua dans la gaieté et elles s’enfoncèrent dans un dédale d’échoppes. Difficile de résister à l’appel des sirènes des froufrous et autres parures. Au détour d’un chemin, elles se retrouvèrent devant un Temple immense consacré aux souliers, bottes de sept lieux et autres pantoufles de verre. Après un regard de connivence, nos deux princesses entrèrent dans le lieu saint et se laissèrent envoûter par les montagnes de chaussures qui y trônaient, véritables encensoirs de cuir.

Petite Scheharazade se laissa attendrir par une paire de bottes noires qui luisaient près d’un pilier. Réplique de chausses de flibustiers ou de  brodequins de poupée, elles semblaient parfaites. Petite Scheharazade se laissa convaincre par Dame Gertrude et puis, ne voulait-elle point des bottes depuis des Temps immémoriaux surtout lorsque Dame Hiver pointe le bout de son nez ? Dame Gertrude se laissa, elle, envoûter par des bottillons ornés d’arabesques enchantées. Les deux princesses puisèrent dans leurs deniers pour acquérir ces deux merveilles.

Quoiqu’il en soit, the Cheshire Cat semble apprécier les bottes de pirate de Petite Scheharazade.

 

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Après de telles aventures, on se surprend à regretter l’âne merveilleux occis par le « Roi,

le plus grand qui fût sur la Terre / Aimable en Paix, terrible en Guerre ».

 

 

jeudi, 01 novembre 2007

Un dimanche féerique (suite & fin)

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La suite des aventures magiques de Petite Scheharazade & Dame Gertrude.

 

 

 

 

Avant de se rendre à Halloween Town, elles décidèrent de déguster un breuvage brûlant et réconfortant dans une gargote, n’ayant point assez de deniers pour déguster un thé Marie-Antoinette dans un Salon de Princesse. Si le cadre était agréable ; miroir doré et douce chaleur bienheureuse, il n’en fut pas de même de des individus présents. Tranquillement à leur papotage malicieux, Petite Scheharazade & Dame Gertrude furent indisposées par des harpies négligées, vulgaires et grossières qui, faisant fi de toute délicatesse, tempêtèrent pour s’emparer de leur place. Mais, nullement impressionnées par ces donzelles de seconde catégorie, sans classe ni grâce aucune, Dame Gertrude et Petite Scheharazade n’obtempérèrent point et s’en furent la tête haute sans céder à ces furies, seulement après avoir terminé leur collation.

 

Ayant ensuite pris congé de Jack et Sally, nos deux princesses allèrent flâner dans une boutique de beauté, puis elles s’attardèrent dans l’Echoppe Disneyienne qui regorge de Mille & une Merveilles Féeriques. Des trésors leur firent les yeux doux, comme un coquin Chat de Cheschire ou une Fée Minnie, cependant elles résistèrent héroïquement à la tentation, et s’en furent les mains vides, mais des paillettes dans les prunelles, enchantées de cette journée féerique entre princesses.

 

jeudi, 27 septembre 2007

Au Pays de la Tentation

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   Il était une fois une Petite Scheharazade qui, pour passer le temps, décida de se rendre au Pays de la Tentation. Elle n’écouta point les mises en garde de Monsieur & Madame ses parents, ni les suppliques de son réticule qui lui dépeignirent les dangers et les embûches de ce Pays.

 

Cependant, Petite Scheharazade était est une jeune fille têtue (faut bien avoir des défauts quand même, nan ??) et elle n’accorda aucune attention à ces extravagances thésaurisatrices. Donc, la voilà partie vers les Galeries L., Pays de la Tentation peut-être, mais Pays du Luxe sûrement. Pour y aller il faut d’abord descendre dans les entrailles de la Terre, là où de longs boyaux obscurs illuminés d’une lumière glauque blafarde vomissent des flots de populations diverses et gesticulantes (zut, je n’aurais pas dû laisser mon Tapis Volant à la maison …). Après un fort long voyage (oui, le Pays de la Tentation est un pays fort fort loin. C’est pour tester ta résistance psychique en fait …), Petite Scheharazade émerge devant les lourdes portes de ces Galeries L. La chasse flânerie peut commencer.

 

C’est un réel délice pour une petite princesse que de déambuler dans des allées lumineuses, propres et claires où s’étalent de part et d’autre des monceaux de trésors qui font briller ses yeux. Comment ne point être tentée de toucher, d’effleurer pareilles merveilles ? Au détour d’une allée, Petite Scheharazade s’arrête éperdue d’admiration : les créations de la Fée Viviane Vivienne Westwood lui font face. De splendides manteaux, des vestes merveilleuses, des sacs incroyables, des parfums enchanteurs … si ce n’est point le paradis, cela lui ressemble étrangement. Plus loin, ce sont les escarpins, chaussures et autres bottines de Chanel qui l’appellent ; du velours noirs, bleu nuit, des boucles, des rubans, des lacets … Rester une princesse, rester digne, interdiction de baver c’est anti-glamour !

Encore plus loin ce sont les boutiquières parfumeuses qui appâtent le chaland attirent les clients avec leurs potions luxueuses. Petite Scheharazade se laisse tenter par l’éloquence aimable de la dame chez Kenzo.

 

Plus tard, le voyage s’arrête, il est temps de rentrer au Palais boire un thé et se reposer, des étoiles encore plein les yeux …

samedi, 22 septembre 2007

Pâtisserie enchantée

 

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L’été indien s’est vite enfui le malin, le jour où Petite Scheharazade souhaitait flâner d’échoppe en échoppe, remplir son panier en osier d’étoffes tissées par les fées, de parures scintillantes ou d’onguents et autres fioles enchanteresses. Comment ça Madame Pluie a décidé de sortir aujourd’hui ? La méchaante (comment ça je fais ma capricieuse ?!)

 

Heureusement, j’ai plus d’un tour dans mon sac à malices. Au revoir les emplettes de princesse et bonjour la cuisine de fée. Du beurre doré, du sucre vaporeux, des cerises grenats du jardin, du gingembre pour la touche épicée et … abracadabra, un délicieux dessert pour fêter la venue de l’automne. Demain.

 

Un samedi pluvieux et hop on se métamorphose en Peau d’Âne.

mardi, 04 septembre 2007

Une semaine comme une Princesse ...

     

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Et non, je n’ai point déserté ma Caverne pour courir le guilledou (encore que). J’ai simplement répondu à l’invitation de Monsieur & Madame mes grands-parents paternels ; une semaine dans leur humble demeure (non pas dans la Diagonale du vide, mais en Champââgne. Tout de suite c’est plus smart, dixit le Prince Jean). Grands-parents qui ne me voient jamais, il faut bien le dire. D’abord sceptique, j’ai joué le jeu et accepté par politesse et finalement j’ai été choyée comme une la véritable princesse que je suis.

Officiellement je ne m’y rendais que pour admirer, avec mon savoir d’historienne fraîchement diplômée en Licence 3, la vieille ville de Troyes avec ses demeures médiévales que je tuerais n’importe quel quidam pour en habiter une, ses mille & une églises gothiques et sa collection d’ouvrages anciens (comment ça j’ai été influencée par Madame X. professeur d’Historiographie médiévale? Point du tout, du tout). Officieusement, je me disais qu’une petite grande excursion dans les boutiques champenoises serait tout aussi intéressante …

 

 Bref, Petite Scheharazade se retrouve une semaine en Champagne avec une énorme valise qui déborde de toilettes (on peut rencontrer le Prince charmant au détour d’une ruelle, on ne sait jamais), un sac rempli de carnets, d’aquarelles et moult autres accessoires qui font que je ne suis jamais une touriste (eerk) mais une voyageuse c’est quoi ce sourire ironique ??), et un sac rempli de chaussures (voir post précédent). Quitte à se faire amener par un chauffeur (Monsieur Papa) plutôt que par Madame SNCF, autant en profiter. L’aventure peut alors débuter.

 

Et c’est vrai, pendant une semaine je me suis sentie comme une petite princesse que l’on gâtait. Nous avons déambulé dans la ville médiévale troyenne à la rencontre du passé (et non, je n’ai point vu le fantôme de Chrétien. Dommage, je l’aurais bien invité à boire un thé pour lui demander comment il comptait terminer son Perceval). De ces maisons, hôtels particuliers, églises, jardins, je ne retiens qu’un mot : magnifique. J’aime le Moyen Âge.

Mais, je vous vois venir ; « et la gastronomie dans tout ça ? ». Ben oui, une princesse ne peut décemment vivre sans une table raffinée (sinon elle perd son essence de princesse, c’est logique faut suivre les enfants). Et pour un délicat palais quoi de mieux que le Champagne ? Cela tombe bien, c’est une de mes boissons favorites (j’ai toujours trouvé ça chic). J’ai aussi découvert le ratafia au Champagne, ce n’est pas mauvais non plus. Et pour les mets, mes plats favoris apparaissaient sur la table magique ; saumon, riz aux épices, tarte aux pommes, pommes. Choyée comme une princesse je vous dis.

Et, détail important pour la garde-robe d’une princesse, n’oublions pas les emplettes vestimentaires. A Troyes se trouvent une mini vallée magique pour les filles : les magasins d’usines. C’est-à-dire, une immense zone commerciale où les boutiques vendent leurs collections bien moins chères (je vous laisse un instant pour imaginer les ravages que l’on peut y faire). Dans cet univers magique, j’ai pu accroître ma (modeste) garde-robe de tee shirts Petit Bateau (hu, hu, hu je peux mettre du 14 ans), d’un élégant manteau noir de poupée et (Grâal ultime, pour moi) d’un magnifique pantalon en velours noir Zadig & Voltaire (wow, j’adore cette boutique). Et comme les princesses ne peuvent toucher à l’argent (cf. Jasmine dans Aladdin. Oui, je suis Disney addict, et alors ?), je n’ai pas dépenser un cent. Arigatôô Monsieur & Madame mes grands-parents. Sûr, maintenant je suis toute mignonne comme une poupée pour aller en cours (non, non, je ne me vante point).

Des semaines comme cela, j’aime tout simplement.

 

Sinon, j’ai failli visiter le château de la fée Mélusine. Failli, car elle n’était point là. Damned.

samedi, 25 août 2007

Shoes Addict

 
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     Chaussures, souliers de Princesses, ballerines de poupées ... je crois que je suis devenue shoes-addict, sûrement à cause de la Fée des Chaussures qui a dû m'ensorceler, et hélas, il n'existe point de contre-poison à cet enchantement (et si vous possédez un flacon d'antidote dans votre armoire, vous êtes prié(e)s de vous taire à jamais). Mais cette addiction n'est point ma faute, c'est juste le fruit d'un envoûtement ... voyez plutôt ...  

 Petite Scheharazade se préoccupait avec affection de sa garde-robe qui, toujours, criait famine et qui, comme chaque garde-robe enchantée, possédait un appétit insatiable. Au demeurant, Petite Scheharazade se souciait fort peu de son minuscule petit buffet de souliers. Ce dernier abritait trois paires de chaussures ; des ballerines (l'addiction aux ballerines débuta au CP lorsque Petite Scheharazade tomba en extase au cinéma devant La Belle & la Bête, mais cette Disney-addiction est un autre conte ...) pour le printemps et la rentrée des classes, des nus-pieds* pour la période estivale (traduction : quand le soleil daigne montrer ses rayons) et des bottines pour l'hiver (parce que les ballerines ça ne va pas avec la neige pluie hivernale). Ainsi allait l'existence de Petite Scheharazade sans qu'une multitude de souliers n'envahisse sa demeure, ou plutôt celle de se parents.

Un beau jour d'automne (comment ça cela fait conte de fées ? M'en fiche d'abord. D'ailleurs en littérature Monsieur/Madame le/la Professeur dirait que maintenant c'est " l'élément perturbateur" qui survient), Petite Scheharazade monta à la Capitale pour les boutiques & co ses études. Et dans cette ville pour se déplacer il faut parcourir les entrailles de la Terre (ah non, il n'y a point de dragon. Pour l'instant.), où fourmille une population aussi bigarrée que pressée (le symbole du Parisien  doit être le Lapin Blanc dans Alice, je crois ...). Et c'est là que Petite Scheharazade se rendit compte que moult gentes dames & damoiselles portaient de ravissantes chaussures, des chaussures glamour, des chaussures superbes, des chaussures variées, des chaussures neuves. Et, c'est à ce moment qu'un étrange sentiment l'envahit, froid et désagréable, comme si chaque femme pointait un doigt accusateur et méprisant sur cette petite provenciale fraîchement débarquée à Paris et ses chaussures élimées. La Fée des Chaussures profita de cette faiblesse pour jeter son sort. La vilaine. Le mal était fait.

Désormais Petite Scheharazade se complait à changer de souliers au gré de ses fantaisies et de ses humeurs. La dernière paire adoptée suit une logique implacable, celle des courses de la rentrée (dont la quête ultime est la recherche de l'Agenda, mais ceci est une autre histoire). Des chaussures délicieusement rétro pour jouer à une demoiselle du passé.

Le seul souci dans cette histoire, c'est de trouver de la place pour ranger tous ces trésors ...

[*copyright Delphine]

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