dimanche, 20 avril 2008

"Des gammes & des arpèges"

 

 

 

 

Une petite éclaircie pointa le bout de son nez en ce samedi d’avril, ce qui réjouit fort Petite Scheharazade ; abandonnant plumes et grimoires, délaissant là Louis XV et sa Cour, la Princesse attrapa son sac Alice’s Adventures in Wonderland et son manteau de poupée, béni les fées de ne point travailler ce jour là et courut attraper le dernier monstre d’acier.

 

 

 

Sa course dans le ventre de la Terre ressembla à une quête antique ; mille & une marches à gravir, pour ensuite les redescendre ; des galeries qui vous mènent à droite et puis subitement à gauche ; des écriteaux à foison vous assaillent, puis disparaissent soudainement lorsque vous avez besoin de leurs conseils ; et partout une foule grouillante, égoïste et vociférante. Ne point oublier d’emporter son katana  au prochain voyage, foi de Princesse guerrière !

 

 

 

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Le  périple d’outre-tombe toucha heureusement à sa fin, sans trop de heurt ni de massacre. Le temps de nourrir la garde-robe de Petite Scheharazade était venu ; la Princesse poussa les lourdes portes de la demeure du Sieur Lafayette et pénétra dans ce temple de la consommation. Là, moult oripeaux aux couleurs criardes tentèrent une approche. C’était sans compter le dédain de la Princesse qui laissa là ces hardes vulgaires et partit s’enquérir de toilettes plus seyantes. Robes, jupes, cotillons et corsages raffinés étaient le Graal de Mademoiselle.

 

 

Mais ce qui avait poussé Petite Scheharazade à quitter sa demeure pour ce temple, c’était le souvenir de souliers roses poudrés, élégants, parfaits pour une Princesse. Des souliers pour se rendre au bal et abandonner ses médiocres sabots. Hélas … il ne restait plus qu’une paire, parfaite pour Javotte ou Anastasie, mais point pour un petit pied de Cendrillon. Comment ? Croyez-vous qu’une Princesse s’en laisse conter ainsi ? Nenni ! A défaut de l’aide d’une marraine-fée, Petite Scheharazade obtint du charmant vendeur qu’il transmette son souhait à une autre boutique. Eurêka (non, pas le goéland) ! Il restait une paire des merveilles …

 

 

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La Princesse remercia le plaisant jeune homme et s’en fut, en quête de son trésor … ses pas la conduisirent dans une autre échoppe, au sommet d’une tour (mais nul besoin de la chevelure de la donzelle Raiponce fort heureusement …). Là, un autre jeune homme confia les souliers enchantés à la Princesse, qui une fois chaussée ne pût plus les abandonner et les laisser là. Et, après avoir vidé son escarcelle, Petite Scheharazade quitta la tour vers une autre aventure …

 

 

 

 

 

                               

~ A suivre … ~

jeudi, 06 mars 2008

Rencontre avec un Gaston & féerie médiévale

Un nouveau jour, une nouvelle aventure pour Petite Scheharazade & Dame Gertrude.

 

 

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En cet après-midi de mars froid mais ensoleillé, Petite Scheharazade se rend d’un pas léger vers le quai attendre le monstre d’acier qui l’emmènera rejoindre Dame Gertrude. La Princesse ne prête point attention à la population qui l’entoure, grimpe dans le ventre du monstre hurlant, s’installe sur un siège et se plonge dans un ouvrage de la Reine du crime, Madame Christie.

Hélas, trois fois hélas. Petite Scheharazade aurait dû se méfier. Se méfier oui de cet individu qui lui avait jeté un coup d’œil sur le quai, s’était assis à ses côtés alors que moult sièges étaient vacants. Et voilà le quidam  qui se met à pérorer, à faire à notre Petite Princesse de grandes déclarations. Sourire contraint, Petite Scheharazade se demande comment se libérer de ce bourbier. Mais pourquoi ce perroquet n’est –il point un soldat du feu (que semble affectionner la malicieuse Oopsgal (^^)) ; un Prince des Temps Modernes ou bien un charmant flibustier ? Décidément, les Fées du Destin sont bien capricieuses !

 

Heureusement, le monstre d’acier arrive à bon port, d’un pas leste Petite Scheharazade saute sur le quai et cours rejoindre Dame Gertrude. Il est temps de s’envoler au Moyen Âge.

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Les deux Princesses pénètrent émerveillées dans le superbe hôtel de Cluny, là où la féerie médiévale s’est installée. Foulant le parquet de miel, les deux amies découvrent un univers enchanté ; lourds coffres de chêne ; somptueuses tapisseries aux  motifs courtois ; statues religieuses énigmatiques ; ou encore vitraux étincelants. Leur imagination s’envole devant les peignes d’ivoire, les parures d’or et la vaisselle raffinée. Les colonnes gothiques et les arcades de pierre les transportent en plein Conte de Fées lorsque, au détour d’une  niche de pierre et d’un lit de velours, se dresse dans tout son éclat une rose d’or ; celle que la Fée offrit à la Bête ? Quelle merveille de voir devant ses prunelles flamboyer la fleur mythique de la Belle & la Bête.

La féerie et le rêve continuent et s’achèvent par la contemplation d’une véritable corne de Licorne, puis par la collection des somptueuses tapisseries or et grenat de La Dame à la Licorne : un rêve qui se réalise enfin.

 

dimanche, 21 octobre 2007

Mille & une rencontres féeriques

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Un firmament azur, une bise glacée, un doux zéphyr, soit trois ingrédients merveilleux pour Petite Scheharazade qui adore se draper dans un long manteau noir avant de chausser ses ballerines démoniaques en dentelle et prendre sa besace antique pour partir à l’aventure dans les rues parisiennes.

 

Et comme toute aventure, celle-ci ne déroge point à la règle en occasionnant à notre héroïne de fabuleuses rencontres.

La première survient au milieu des Lettres, parmi l’univers épistolaire, avec l’apparition d’une Demoiselle qui a tout d’une Fée : Demoiselle Elwind. Charmante, gracieuse, ravissante, la rencontre est fort plaisante et le papotage des plus badin. Ce fut un plaisir de la rencontrer.

Plus tard, au détour d’une rue ensoleillée, c’est un Prince, avec de magnifiques yeux, qui offrit à Petite Scheharazade une rose pour célébrer le premier anniversaire d’une échoppe parce qu’il était un être raffiné. Enfin, Petite Scheharazade s’en fût dans une boutique rose et nipponne pour Princesse, où une avenante jeune femme japonaise, vêtue comme une poupée de porcelaine, fit mille & une petites attentions pour la servir.

 

Ainsi, ce sont de simples rencontres merveilleuses qui peuvent illuminer une journée.