mercredi, 06 août 2008

"La Princesse-Grenouille"

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Pendant qu'Ivan dormait, la princesse quitta sa peau de grenouille et se transforma aussitôt en une belle jeune fille. Elle ouvrit la fenêtre et vit une araignée qui tissait sa toile dans l'embrasure. Elle demanda:

 « Araignée de la nuit,
  S'il te plaît, donne- moi
  Un peu de ton fil de soie. »

Et l'araignée lui donna du fil de soie. Puis elle dit à la lune :

«  Lune de printemps
 S'il te plaît, donne-moi
Un  rayon d'argent. »

Et la lune lui donna un rayon d'argent. Puis la princesse-grenouille prit des fleurs dans un vase et avec tout cela elle tissa un tapis.’

 

[La Princesse Grenouille, Folklore russe]

 

~

Il était une fois une Petite Scheharazade qui s’en allait quelques jours dans un royaume lointain, un royaume aux mille églises et aux demeures moyenâgeuses, la terre de ses ancêtres.

 

Pour le voyage en carrosse rien de mieux qu’un beau et vieux livre de contes ; un de ces livres qui s’ouvre comme par enchantement, un de ces livres dont les pages se tournent seules dans un nuage de poudre scintillante, un de ses livres qui aiment vous conter ce qu’ils dissimulent.

En ces temps où le soleil luit avec abondance, il est agréable de se rafraîchir en esprit et de s’envoler dans la toundra enneigée. Rien de mieux que d’anciennes histoires russes qui parlent de grenouille, de magicienne, de princes et de princesses pour s’évader le temps d’un voyage …

 

 

Ici le Prince n’est point grenouille, mais s’il rechigne à embrasser sa promise verte l’hyménée est quand même célébré.

 

 

Ventre Saint Gris ! Monseigneur Disney a transposé l’histoire d’une drôle de façon ! Plouf !

 

jeudi, 10 juillet 2008

" Into the Well "

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Il était une fois une Princesse d'humeur bien sombre ; tout éclat avait quitté ses grands yeux. Deux mauvaises fées s’étaient invitées dans son palais et, depuis ne cessaient de la tourmenter. L’odieuse Anxiété et la démoniaque Fatigue lui susurraient les plus funestes présages. La Princesse était prête à tomber dans la plus terrible des apathies, sa bonne étoile même semblait avoir disparu.

 

 

 

Pourtant un soir, une petite étincelle de gaieté s’alluma en tremblotant. Un fruit enchanté –rouge, brillant, juteux à souhait – emporta Petite Scheharazade au Pays d’Andalasia, là où les fleurs parent la chevelure des demoiselles ; là où les plus belles des toilettes se confectionnent en une nuit ; là où on terrasse les dragons et autres vilénies avec une épée.

 

 

Pour s’évader quelques instants point besoin de plonger dans une bouche d’égout …

vendredi, 20 juin 2008

" A Spoonful of Sugar "

 

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Demoiselle Lili est une curieuse malicieuse. Elle souhaitait connaître quelques goûts culinaires de la Princesse.

 

Souhait exaucé !

 

 

 

I - Les mets et les denrées exécrés :

 

Petite Scheharazade a l’estomac délicat ; elle n’aime point trop la viande, les plats riches et lourds, les gros gâteaux crémeux, les crèmes, les omelettes… Comment ça je suis difficile ???

 

II – Les trois aliments favoris :

Les pommes ! Petite Scheharazade ne peut concevoir une journée sans cet aliment de base. Fruit des contes, délicieuse, nourrissante, la pomme est le fruit fétiche de la Princesse.

Le riz, bien collant à déguster dans un bol avec des baguettes. Chaud ou froid, miam !

Le saumon, fumé, en papillote, à tartiner … une appétence certainement due au sang de Sirène qui coule dans les veines de Petite Scheharazade.

 

 

 

 

III - Les recettes favorites :

 

Petite Scheharazade étant une Princesse gourmande – aux goûts de luxe, selon Monsieur Papa -, il y a moult plats qui la font saliver. Une débauche gastronomique de pizze au saumon, pizze végétariennes sushi & maki, curry végétarien, salades océane et exotique, rouleaux de printemps, châtaignes, tartes aux fruits, nougat glacé, gaufres et crêpes, ne serait point pour lui déplaire.

 

 

 

 

IV - Le nectar de prédilection :

 

Petite Scheharazade ne peut survivre sans des litres de thé. Point de thé et soit la Princesse prend la place de la Belle au bois dormant, soit elle devient démente.

Et pour des agapes royales, le vin de Champagne est le bienvenu.

 

 

 

 

V -  Le met que la Princesse rêve de réaliser :

 

La délicate terrine de saumon, courgettes et baies roses que savait concocter une dame fort charmante …

 

 

 

 VI - Le meilleur souvenir culinaire :

Moult souvenirs culinaires s’agitent dans l’esprit de Petite Scheharazade ; chacun est lié à un évènement particulier …

Au hasard … la découverte d’un véritable repas nippon – composé d’une soupe miso, de sushi, maki, sashimi, riz et wasabi – offert par Demoiselle Sayà. Arigatô !

 

 

 

 

Petite Scheharazade est aussi une curieuse malicieuse. Les damoiselles qui veulent dévoiler leurs secrets culinaires sont les bienvenues !

 

jeudi, 27 mars 2008

" Dance of Fate "

 

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Une fois n’est pas coutume, ce n’est point un Gaston mais un gentilhomme que Petite Scheharazade a rencontré.

 

C’est un costume d’amazone et non une toilette de bal que la Princesse avait revêtu pour courir à ses emplettes et autres obligations, avant de se rendre sur les bancs du Temple du Savoir.

 

Ô miracle ! Le voyage se déroule sans encombre en la plaisante compagnie d’Oberon & Titania. Nul pourceau malodorant, nul libidineux bellâtre pour perturber ce moment. (Quoiqu’il en soit, l’impudent aurait tâté de la massue-de-Laura Marconi. Non mais !) Arrivée à bon port, Petite Scheharazade saute sur le quai. Il est temps de rejoindre l’échoppe ferroviaire. Ô miracle ! L’attente ne s’éternise point. Cinq à dix gouttes eurent juste le temps de s’écouler dans la clepsydre et c’est déjà le tour de Petite Scheharazade. Le visage rayonnant, la demoiselle prend place au guichet.

 

Il s’avère intéressante surprise que le commis est fort plaisant. La conversation, qui tend au badinage est charmante. Pour le gentil damoiseau, la Princesse ne peut être qu’une ballerine.

 

« Hélas non, je ne suis point petit rat de l’Opéra.

- Soit. Alors vous devez certainement être musicienne.

- Nenni. Pas plus musicienne que ballerine. (Même si jouer de la harpe ou me métamorphoser en princesse Odette m’aurait sied à merveille …).

- Oh. Sourire penaud.

- A défaut d’être harpiste ou étoile, il s’avère que je suis une naïade (oui, j’ai du sang de sirène, vous avez oublié ??). Sourire malicieux. »

 

L’échange se poursuit ainsi aimablement. Mais il est déjà temps de prendre congé. Sourires échangés. Puis Petite Scheharazade franchit radieuse le seuil de l’échoppe …

 

Arrête de rêver il est grand temps de retrouver le Temple du Savoir.

jeudi, 21 février 2008

Une journée triste à pleurer.

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Il y a de tristes jours comme cela où rien ne va, des jours sombres où les mauvais génies semblent de sortie et s’en donnent à cœur joie.

 

Le soleil darde de faibles rayons, la Princesse encore toute ensommeillée ouvre ses prunelles en pensant à la morose journée qui l’attend ;  toujours nul Prince à l’horizon, une sortie au Moyen Âge avortée… il vaudrait mieux pour elle se replonger dans ses grimoires et ses manuscrits.

 

Petite Scheharazade se dirige d’un pas lent vers la salle des ablutions ; une délicieuse douche bien chaude au parfum vanillé, voilà de quoi mettre de bonne humeur avant le rituel du petit déjeuner. Hélas, trois fois hélas, le sort semble s’acharner. Nul jet d’eau chaud et réconfortant pour ces ablutions ; seule une pluie glacée semble vouloir se manifester. Horreur ! La Fée du robinet a-t-elle décidée elle aussi d’empoisonner la journée de Petite Scheharazade ? Point d’eau chaude dans tout le palais. Enfer et damnation ! Même si Petite Scheharazade apprécie l’eau froide, un tel réveil n’est point fait pour lui plaire, en particulier lorsqu’il n’y a aucune épaule sur laquelle se réconforter …

 

Sur ce il est temps pour la Princesse de regagner son bonheur-du-jour et de s’immerger dans ses ouvrages et autres papiers.

 

dimanche, 20 janvier 2008

The Princess & the Frog

 

 

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Il était une fois dans un royaume de froidure et de neige un roi sage et très âgé. Il avait trois fils qu’il adorait, même si sa préférence allait au cadet : Ivan. Un jour, le roi fit venir les trois princes et leur dit :

« Mes fils, le temps est venu de prendre une épouse. Voici trois arcs, prenez-les et tirez chacun une flèche dans une direction différente. Là où elle tombera, votre fiancée sera. »

Chacun des princes tira sa flèche et s’en alla voir où elle était tombée. L’aîné pénétra ainsi dans le jardin d’une belle demeure. Elle appartenait à un général. Sa fille ayant ramassé la flèche, le prince aîné lui demanda de l’épouser. La flèche du puîné était tombée un peu plus loin, dans la cour d’un marchand. Sa fille ayant ramassé la flèche, le prince puîné lui demanda de l’épouser. La flèche du prince cadet était tombée fort loin, dans un marécage. Il la chercha fort longtemps et se lamentait de ne jamais trouver femme dans un tel lieu. Soudain il entendit une petite voix :

« Prince Ivan, voilà ta flèche. »

Il regarda autour de lui perplexe. Personne.

« Prince Ivan, regarde à tes pieds. »

Il regarda par terre et vit une petite grenouille qui tenait sa flèche.

 

 

Et la suite ?

 

C’est simple gente dame, gentil damoiseau, il suffit de trouver dans votre bibliothèque ce livre de conte russe et de vous plonger dans l’univers fabuleux d’Ivan & de Vassilissa, ou bien de patienter jusqu’en deux mille neuf pour connaître l’adaptation disneyienne …

 

Mais pour votre culture personnelle, pourquoi ne point faire les deux ?

 

mardi, 04 décembre 2007

Envol

 

 

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Pour quelques jours la Caverne aux Merveilles voit disparaître le petit elfe Internet, qui s’envole vers d’autres cieux.

 

Mais heureusement Calpurnia, la licorne de Petite Scheharazade veille sur ses précieux trésors. D’un coup de baguette magique, maints billets apparaîtront comme par enchantement … Seules les réponses seront absentes pendant quelques temps.

A suivre …

dimanche, 02 décembre 2007

Enchanted, enfin !

 

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Il était une fois par une nuit sombre, Petite Scheharazade & Dame Gertrude qui quittèrent le modeste logis de celle-ci en quête d’aventures féeriques. Sous une lune blafarde, elles descendirent les avenues puis s’enfoncèrent dans les  entrailles de la Terre. Même à une heure aussi tardive, les longs et sombres boyaux grouillaient d’une population agitée. Parvenues à destination, c’est avec délice qu’elles émergèrent à la surface.

 

Là, les vastes boulevards aux enseignes illuminées scintillaient de mille & un feux. La foule hétéroclite devisait au rythme des klaxonnes des véhicules impatients. Enfin, Petite Scheharazade et sa compagne arrivèrent à destination ; devant elles se dressait le temple cinématographique qui présentait un joyau, Enchanted en langue originale.

 

Mais, moult épreuves les attendaient … Après voir essuyé les foudres d’une mégère improvisée gardienne d’entrée, il fallut patienter dehors. Sous le froid. Près des quidams qui se délectaient de délicieuses pizze, bien au chaud. Partir au Pays d’Andalasia, cela se mérite …

 

Heureusement, les princesses sont vaillantes. Mais si.

 

Entrées dans l’immense salle de spectacle, nos deux héroïnes prirent place sur des trônes de velours rouge. Impatientes, excitées de pouvoir s’envoler au Pays de la Princesse Giselle après six longs mois d’attente …

Les princesses ne furent point déçues ; des toilettes féeriques à profusion qui seraient parfaites dans leur garde-robe, de la féerie dans un quotidien bien terne, un Prince des Temps Modernes fort charmant, une scène de bal costumé merveilleux, des pommes, des pommes et encore des pommes, et une dragonne des plus perfide.

 

Une soirée fabuleuse, toutefois perturbée par une bande de dindes glousseuses, sans aucun glamour, ni raffinement qui firent ripailles dans la salle de spectacle avec frites, boisson sucrée, sucreries chimiques.

 

La  nuit se prolongea avec un petit festin de minuit, blotties dans un canapé moelleux, en compagnie de l’Etrange Lucarne.

 

Enchanted, un rêve éveillé pour des Princesses ...

mercredi, 21 novembre 2007

Périple parisien

 

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Parce que Petite Scheharazade est vaillante, elle a décidé qu’en dépit de l’oisiveté de la Secte Nullement  Cordiale et Futile et de la paresse de la Reine Abominablement Traîtresse et Pourrie, et qu’en dépit du Temple du Savoir fermé pour cause de plaisanterie qui anime certains éléments estudiantins, elle se rendrait à la Maison de la Connaissance, lieu de replis stratégique trouvé par Monsieur le Professeur pour cause de cours fort important.

 

 

Cette épopée suppose une préparation mentale à la zénitude, un départ fort tôt et une tenue pratique, mais non dénuée d’élégance. On ne se sait jamais qui on peut rencontrer au détour d’une rue … Petite Scheharazade qui ne perd jamais le nord. Ainsi équipée, Petite Scheharazade s’en va à la conquête du savoir.

 

Cependant,  (eh oui, c’est là que l’élément perturbateur surgit !) les gnomes, ou autres forces démoniaques, avaient décidé que les infortunes devaient paver le chemin de notre héroïne. Après une journée éprouvante et animée, Petite Scheharazade dut se rendre à l’évidence : aucun moyen pour rejoindre la demeure familiale. Les carrosses souterrains ne s’étaient pas métamorphosés en citrouille (c’est plus Halloween Mademoiselle !), non ils avaient tout simplement disparus, pfft envolés ad vitam eternam. Damned ! Aucune possibilité d’attraper le dernier Cheval à Vapeur. Re damned !

 

Heureusement, c’est à ce moment que Dame Gertrude arrive à la rescousse, et invite Petite Scheharazade dans son modeste logis. Une soirée magique s’annonce alors en compagnie du ténébreux Van Helsing et du glamour Prince Bolkonski. Une soirée magique à croquer des pommes, à siroter du thé vanillé et à papoter. Sans omettre de maudire jusqu’à la cent vingtième génération la Secte Nullement  Cordiale et Futile ainsi que la Reine Abominablement Traîtresse et Pourrie.

mercredi, 19 septembre 2007

A toi.

 

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Parce que cela fait Trois longues années déjà que tu t’es envolée, me laissant toute seule comme une poupée de porcelaine abandonnée, démunie, désarticulée. Comme un oiseau affolé ton souvenir s’agite dans ma tête et hante mes rêves.

Toi ma grande sœur de cœur, tu t’es enfuie et tu ne reviendras pas. Plus jamais tu ne m’épauleras, plus jamais tu ne me conseilleras. Plus jamais tu ne m’entendras rire, plus jamais tu ne m’entendras dire des bêtises.

Tu es partie si loin, là où je ne peux te rejoindre car je n’ai pas d’aile.

Tu es partie si vite. Je n’ai même pas eu le temps de te dire au revoir.

 

 

Mais peut-être est-ce toi cette étoile qui brille intensément certaine nuit ?