mercredi, 14 mai 2008
" A Quai "
En ce dimanche flamboyant il faisait chaud au château familial. Dans son boudoir Petite Scheharazade était fort perplexe. Après le banquet dominical elle s’en irait retrouver Dame Elwind pour déguster une boisson au bord de l’eau. Or sa nouvelle compagne est l’élégance même; ses toilettes et ses parures raffinées rehaussent sa grâce et sa distinction.
Après moult réflexions, la Princesse opta pour un long jupon ébène et un caraco nippon rose poudré orné de dentelle neige et de rubans de satin rose ; elle jeta ensuite son dévolu sur une parure turquoise & argent venue des lointaines Indes ; enfin elle chaussa des nu-pieds de cuir fin.
Au jardin, les délicieuses ripailles agapes s’achevèrent enfin. Petite Scheharazade bondit de sa chaise se leva avec grâce, prit son aumônière de satin et courut attraper la lente chenille de fer qui sillonne la ville. Hélas, c’est jour de fête et la Bête ne passe que fort rarement ! Réprimant un juron qui ne sied pas à une demoiselle de qualité, Petite Scheharazade dû se résoudre à une attente fort longue, néanmoins avec la compagnie du plaisant Sweeney Todd.
L’attelage nonchalant déposa Petite Scheharazade non loin de l’embarcadère. La Princesse grimpa sur le pont du navire amarré au soleil ; à une table – la plus proche du clapotis enchanteur de l’eau – l’attendait Dame Elwind, élégante avec sa toilette noire et neige, deux roses ouvragées scintillants à ses oreilles. Les retrouvailles cédèrent vite la place à une conversation plaisante mêlant histoire, littérature et potins mondains, leurs jolies langues rafraîchies par des breuvages fruités.
La journée déclinant, les deux Demoiselles quittèrent le bateau et le doux clapotis de l’eau pour flâner dans la Cité, puis rentrer chacune en son logis, le sourire aux lèvres.
Toutefois, le baiser du soleil s’était révélé mordant et les teints de porcelaine des Demoiselles prirent une légère couleur framboise … Il ne fait point bon pour une aristocrate d’oublier son ombrelle !
07:00 Publié dans Mondanités | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : goûter princesses, bateau, navire, boudoir, momoko, shimotsuma monogatari, manga.
samedi, 22 mars 2008
Sac à malices ou sac à délices ?
Shunran no hana torisutsuru kumo no naka
Je cueille des fleurs d'orchis au printemps
Et les jette
Dans les nuages.
[Sei Imai]
Des émissaires du Pays du Soleil Levant sont venus apporter à une petite princesse un souffle printanier ; un ravissant sac au divin charme d’antan.
Couvert de roses, il se marie à merveilles dans le boudoir de Petite Scheharazade, telle une relique du XVIIIe siècle ou à un trésor d’une favorite royale. La délicate rose neige, rose de Versailles, rappelle les fleurs préférées de la belle marquise de Pompadour et son goût pour les jolies choses raffinées.
Enfin, Petite Scheharazade peut s’enorgueillir de posséder un exquis compagnon d’emplettes et de sortie. Fini les vieilles besaces usées et rapiécées !
07:00 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : sac baby the stars shine bright, sweet lolita, harajuku, tokyo, japon, princesse, boudoir
samedi, 16 février 2008
Au pays des falbalas
Parce que les héroïnes de contes de fées aiment vivre moult aventures, parce que les coffres d’une Princesse doivent regorger de deniers sonnant et trébuchant et parce que l’oisiveté n’est point considérée comme une vertu ici bas, voilà pourquoi Petite Scheharazade a (enfin) découvert un emploi.
Enfin, elle pourra peut-être s’envoler vers la Grosse Pomme et au Pays du Soleil Levant.
Mais n’en déplaise à son statut princier (qui ricane ?), sa tâche s’effectue dans un univers où se déploient falbalas, dentelles, rubans, lacets, nœuds, froufrous, chichis, chou choux … voilà Petite Scheharazade propulsée dans le monde de la lingerie, sans connaissance aucune pour appâter le chaland satisfaire les clientes mais néanmoins armée de son plus beau sourire.
Et il ne suffit point de parvenir à faire acquérir toutes ces toilettes de boudoir, il faut aussi connaître les articles par leur doux nom ; l’astucieuse « mise en cintre » des effets ; la cartographie spécifique de la boutique ; les divers modèles des différentes collections ; et moult autres choses.
De la femme indécise à la jeune fille timide, en passant par le fiancé noyé dans ce labyrinthe féminin ou l’époux qui ne possède aucune once de glamour, Petite Scheharazade a l’impression d’être la spectatrice d’une comédie romantique ou bien d’un drame domestique.
Et ses aventures ne font que débuter …
10:00 Publié dans Moi, Je & mon égoïsme | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : vendeuse, lingerie, boudoir, féminité, princesse, or, Japon
samedi, 12 janvier 2008
Un élixir de Conte de Fées
Pas une Princesse ne délaisse son boudoir et sa coiffeuse où trône fièrement moult fioles ciselées, beaux flacons dorés, petits coffres de bois ou cassettes argentées.
Pour Petite Scheharazade, les festivités de Noël ont apporté un parfum qui évoque les fastes d’antan, ceux d’une Cour raffinée ou luxe et douceur faisaient de la vie un Conte de fées. Avec son cabochon doré il n’aurait point été dédaigné par Sa Majesté le Roi Soleil, avec sa fragrance sucrée il aurait pu appartenir à une Marquise de Pompadour ou à une Marie-Antoinette. Même l’estampille du parfumeur évoque ce cher XVIIIe siècle puisque Monsieur Fragonard était un des génies artistiques de son temps, l’ayant chanté et célébré dans ses toiles aux couleurs délicates et chatoyantes.
Et son nom Grain de Soleil est parfait pour la Caverne enchantée de Petite Scheharazade ; un véritable « élixir d’or pâle » pour une Princesse contemporaine.
19:00 Publié dans Fards & ablutions | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Parfum Fragonard, Princesse, boudoir, XVIIIe siècle, perfume, soleil
lundi, 08 octobre 2007
Une invitation à Haussmann
En ce dimanche ensoleillé une irrésistible envie de luxe et d’un plongeon dans le passé étreint Petite Scheharazade. Une petite visite aux fantômes des époux Jacquemart-André dans leur éblouissante demeure Boulevard Haussmann se révéla un délicieux dessein.
Déambuler dans cet hôtel particulier du Second Empire, c’est comme marcher dans un rêve ; des parquets, des boiseries, d’immenses miroirs lumineux, de grandes baies vitrées, des meubles raffinés et élégants … il n’est point difficile d’imaginer le bruissement des robes de bal dans l’escalier de Conte de Fées, les chuchotements des dames dans le mythique jardin d’hiver, les conversations âpres et passionnées dans le fumoir aux accents exotiques.
Mais cette exquise résidence recèle bien d’autres merveilles pour les yeux : de véritables trésors artistiques français, anglais, hollandais, italiens, orientaux … chacun contribuant à la magnificence de cet endroit enchanteur puisque arrangé avec goût par les propriétaires. Pour Petite Scheharazade les merveilles qui l’enchantent sont, sans conteste, les œuvres du XVIIIe siècles ; les œuvres gracieuses de Madame Vigée-Lebrun, les tableaux plaisants du Sieur Fragonard, les ravissantes toiles de Boucher, sans omettre le mobilier Louis XV en bois de rose, qui se plairait parfaitement dans son futur boudoir.
Et cette flânerie de pièce en pièce se fait en compagnie d’un djinn dissimulé dans une petite boîte pour murmurer à mon oreille les secrets du passé.
Avant de s’envoler vers d’autres horizons, Petite Scheharazade s’arrête un long moment quelques instants dans la petite échoppe de la demeure : une véritable caverne d’Ali Baba fortuné. Là, de multiples merveilles du XVIIIe sont entassées et débordent des étagères de bois ; mille & un ouvrages, des tasses de porcelaine, des savons et des bougies parfumées au chocolat, des étoffes chatoyantes, etc.
Petite Scheharazade hésite, prend, repose, puis jette son dévolu sur un ouvrage des Mots du XVIIIe richement illustrés et une petite coupelle en porcelaine pour embellir son boudoir et jouer à Madame de Pompadour.
Enfin, les prunelles emplies d’étoiles, elle s’en fut vers la Plus Belle Avenue du Monde, mais ceci est une autre histoire.
10:55 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Boulevard Haussmann, musée Jacquemart-André, boudoir, louis XV, madame de Pompadour, XVIIIe, art
samedi, 08 septembre 2007
lectures magiques
Une des quêtes qui sied à une petite princesse est la recherche d’ouvrages, grimoires, manuscrits & Co qui embelliraient sa bibliothèque (réminiscence disneyesque avec l’immense bibliothèque de la Bête ?).
Quoi de plus alléchant que de parcourir des allées où s’étalent mille & un ouvrages qui n’attendent plus que d’être adoptés, choyés, vénérés lustrés, lus ? Mes pas me dirigent immanquablement vers les vieux grimoires, vous savez ceux qui ont vécus, qui possèdent une couverture de cuir, des pages parcheminées, des titres dorées : ceux qui sortent tout droit des Contes de Fées. Une fois en mains ces merveilles vous emmènent dans des époques fabuleuses ; à la Belle Epoque dans un charmant boudoir rose et lambrissé, pendant les Années Folles au son du Jazz et du tintement des coupes de Champagne, ou sous le Second Empire à la cour de Napoléon et d’Eugénie. Quel plaisir de découvrir une ancienne édition d’une œuvre aimée ; une élégance que l’on ne retrouve pas dans les livres de poche du XXIe siècle …
Petite Scheharazade a déniché une adorable édition (certes quelque peu détériorée. Philistins, Vandales !) du Magasin des Enfans par Madame le Prince de Beaumont : deux petits ouvrages datés de 1811, propriété d'une jeune fille sous l’Empire (*rêve de grandeur*).
Petite Scheharazade est toute heureuse.
20:50 Publié dans Grimoires & Parchemins | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : livres, grimoires, boudoir, contes de fées
















