mercredi, 21 novembre 2007

Périple parisien

 

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Parce que Petite Scheharazade est vaillante, elle a décidé qu’en dépit de l’oisiveté de la Secte Nullement  Cordiale et Futile et de la paresse de la Reine Abominablement Traîtresse et Pourrie, et qu’en dépit du Temple du Savoir fermé pour cause de plaisanterie qui anime certains éléments estudiantins, elle se rendrait à la Maison de la Connaissance, lieu de replis stratégique trouvé par Monsieur le Professeur pour cause de cours fort important.

 

 

Cette épopée suppose une préparation mentale à la zénitude, un départ fort tôt et une tenue pratique, mais non dénuée d’élégance. On ne se sait jamais qui on peut rencontrer au détour d’une rue … Petite Scheharazade qui ne perd jamais le nord. Ainsi équipée, Petite Scheharazade s’en va à la conquête du savoir.

 

Cependant,  (eh oui, c’est là que l’élément perturbateur surgit !) les gnomes, ou autres forces démoniaques, avaient décidé que les infortunes devaient paver le chemin de notre héroïne. Après une journée éprouvante et animée, Petite Scheharazade dut se rendre à l’évidence : aucun moyen pour rejoindre la demeure familiale. Les carrosses souterrains ne s’étaient pas métamorphosés en citrouille (c’est plus Halloween Mademoiselle !), non ils avaient tout simplement disparus, pfft envolés ad vitam eternam. Damned ! Aucune possibilité d’attraper le dernier Cheval à Vapeur. Re damned !

 

Heureusement, c’est à ce moment que Dame Gertrude arrive à la rescousse, et invite Petite Scheharazade dans son modeste logis. Une soirée magique s’annonce alors en compagnie du ténébreux Van Helsing et du glamour Prince Bolkonski. Une soirée magique à croquer des pommes, à siroter du thé vanillé et à papoter. Sans omettre de maudire jusqu’à la cent vingtième génération la Secte Nullement  Cordiale et Futile ainsi que la Reine Abominablement Traîtresse et Pourrie.

jeudi, 18 octobre 2007

Un mauvais mercredi

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Il y a des jours comme ça où une princesse devrait suivre la petite voix magique qui tout en tintant à son oreille, lui murmurait de rester bien au chaud dans sa couche royale d’ébène, blottie parmi tous ces coussins douillet. Hélas non, consciencieuse elle s’est levée.

 

 

 

Une journée désastreuse

 

Acte I

3 h 30 : la sonnerie stridente du réveil pourtant rose se met à rugir.

 

3 h 32 : la princesse saute au plafond ouvre une paupière encore endormie.

 

3 h 34 : la princesse file dans la salle des ablutions afin d’émerger de sa torpeur.

 

3 h 53 : la princesse sort de la salle de bain environnée d’un nuage parfumée de fleur de tiaré     

             & de bambou.

 

4 h 00 : les domestiques qui n’existent que dans son imagination étant encore au Pays des   

             Rêves, il faut nourrir le chat qui fait entendre son impatience. Madame la reine féline

             n’aime point attendre.

 

4 h 30 : la princesse achève son petit déjeuner.

 

5 h 03 : pimpante elle est prête à s’envoler de la demeure.

 

5 h 25 : emmitouflée, chaussée et parée de sa musique, la princesse risque une botte dehors.

             La morsure du froid lui fait regretter l’abri apaisant de son lit.

 

 

 

 

Acte II

6 h 00 : silhouette transie parmi les autres figures humaines, Petite Scheharazade monte dans

             Le Cheval à vapeur et s’effondre s’assied élégamment sur son fauteuil. Les roulis de

             la course l’endorme.

 

7 h 17 : arrivée fracassante en gare. Pitié, il y en a qui dorme !

 

7 h 21 : Petite Scheharazade apprend qu’à cause de la méchanceté de la Secte Nullement

             Cordiale et Futile, ainsi que de la malveillance de la Reine Abominablement

              Traîtresse et Pourrie, jeudi après- midi elle ne pourra point se rendre dans un salon

              de thé chic et élégant pour papoter avec Princesse Audrey & ses amies.

              Ô rage, je suis anéantie, déçue, triste !

 

7 h 40 : la princesse émerge des entrailles de la Terre. Damned ! La pluie est là.

 

7 h 43 : devant l’imposante Sorbonne c’est l’attente. Sous la pluie. Et pas de parapluie. A

             l’intérieur les portiers, au chaud, au sec, attendent pour nous ouvrir. Re-damned ! J’ai

             froid et ma chevelure commence à onduler.

 

7 h 51 : enfin. Ouverture des lourdes portes du Palais du savoir & de la connaissance.

 

8 h 00 : dans un amphithéâtre de bois, le premier cours débute. Petite princesse a envie de

             s’endormir. Mais il fait froid.

 

9 h 00 : second cours au même endroit.

 

9 h 40 : j’ai faim. Mon estomac hurle. Tais-toi imbécile, c’est inélégant. Il s’en moque.

 

10 h 17 : Petite Scheharazade se rend dans l’immense bibliothèque pour étudier. Les minutes

               semblent s’éterniser inexorablement.

 

12 h 00 : enfin, c’est l’heure officiellement décente pour déjeuner. L’en-cas est vite grignoté.

 

14 h 47 : Petite Scheharazade apprend de mauvaises nouvelles concernant son emploi du

               temps. Il est encore à modifier. [sic]

 

15 h 00 : le cours sur l’art du XVIIe débute. Intéressant.

 

16 h 59 : il se termine bientôt.

 

17 h 07 : mais euuh, il devrait déjà être achevé, sinon le Cheval à vapeur va s’en aller sans

               moi.

 

 

 

 

 

Acte III

17 h 17 : Petite Scheharade cours autant qu’elle le peut avec des talons dans les entrailles de

               la Terre.

 

17 h 31 : ouf, le Monstre d’acier est toujours là.

 

18 h 35 : le bougre s’est arrêté sans raison en pleine voie.

 

18 h 37 : la moitié du wagon embête l’autre moitié en se levant trois heures avant d’entrer en

               Gare. Ces gougnafiers aiment attendrent debout. A moins qu’ils aient envie de sauter

                en marche.

 

18 h 50 : au milieu de la multitude braillarde, Petite Scheharazade est debout dans ce serpent

               qui avance trèèès lentement.

 

19 h 00 : la princesse reprend ce couplet des années lycée « j’ai faim, j’ai froid et je suis

               fatiguée ».

 

19 h 18 : enfin, la porte de la demeure familiale apparaît. Petite Scheharazade franchit ce

               havre de paix.

 

21 h 04 : Petite Scheharazade allume son écran magique et ouvre sa boîte à messages. Tiens,

           qui est cet individu qui m’écrit ? Oh non, le professeur d’anglais. Nouvel exposé à faire

           pour la semaine suivante ! Mais pourquoi les professeurs ont-ils eux aussi été touchés

           par le Génie de la technologie ??