mercredi, 23 avril 2008
" Des gammes & des arpèges " II
La Princesse s’engouffra de nouveau dans le monde souterrain direction le Pays des Etoiles Scintillantes.
Rapidement une ravissante échoppe surgit devant elle ; des lambris rose bonbon, un tapis de neige et de rose parent les vitrines, des toilettes de poupées qui scintillent, un gros lapin blanc rebondi … À l’intérieur une mélopée nippone vous envoûte tandis que l’adorable boutiquière vous sourit. Des présentoirs d’or supportent mille & une toilettes ; des jupes de poupée, des robes de princesse, des jupons de fée et des vestes colorées. Sur les rayonnages de bois de délicats corsages étalent leurs rubans et leur dentelle devant les yeux émerveillés de Petite Scheharazade ; une cassette de laque noire protège en son sein perles, bagues et autres joyaux. Des ombrelles dansent la farandole et mille sacs fort charmants peuplent les rayonnages.
Petite Scheharazade ne savait que choisir, mais malheureusement son aumônière était fort peu garnie. La Demoiselle jeta son dévolu sur petit corsage exquis, pourpre et neige, inspiré du XVIIIe siècle. Après un essayage satisfaisant à l’intérieur d’une alcôve aux tentures carmin et aux grands miroirs d’or, la Princesse se laissa tenter par le démon de la dépense. La charmante vendeuse nippone empaqueta la ravissante petite chose dans un petit sac couleur barbe à papa, et noua le tout avec un ruban rose tendre.
La journée s’acheva ainsi ; il ne restait plus qu’à mettre à jour la gazette des atours de la Princesse !
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dimanche, 20 avril 2008
"Des gammes & des arpèges"
Une petite éclaircie pointa le bout de son nez en ce samedi d’avril, ce qui réjouit fort Petite Scheharazade ; abandonnant plumes et grimoires, délaissant là Louis XV et sa Cour, la Princesse attrapa son sac Alice’s Adventures in Wonderland et son manteau de poupée, béni les fées de ne point travailler ce jour là et courut attraper le dernier monstre d’acier.
Sa course dans le ventre de la Terre ressembla à une quête antique ; mille & une marches à gravir, pour ensuite les redescendre ; des galeries qui vous mènent à droite et puis subitement à gauche ; des écriteaux à foison vous assaillent, puis disparaissent soudainement lorsque vous avez besoin de leurs conseils ; et partout une foule grouillante, égoïste et vociférante. Ne point oublier d’emporter son katana au prochain voyage, foi de Princesse guerrière !
Le périple d’outre-tombe toucha heureusement à sa fin, sans trop de heurt ni de massacre. Le temps de nourrir la garde-robe de Petite Scheharazade était venu ; la Princesse poussa les lourdes portes de la demeure du Sieur Lafayette et pénétra dans ce temple de la consommation. Là, moult oripeaux aux couleurs criardes tentèrent une approche. C’était sans compter le dédain de la Princesse qui laissa là ces hardes vulgaires et partit s’enquérir de toilettes plus seyantes. Robes, jupes, cotillons et corsages raffinés étaient le Graal de Mademoiselle.
Mais ce qui avait poussé Petite Scheharazade à quitter sa demeure pour ce temple, c’était le souvenir de souliers roses poudrés, élégants, parfaits pour une Princesse. Des souliers pour se rendre au bal et abandonner ses médiocres sabots. Hélas … il ne restait plus qu’une paire, parfaite pour Javotte ou Anastasie, mais point pour un petit pied de Cendrillon. Comment ? Croyez-vous qu’une Princesse s’en laisse conter ainsi ? Nenni ! A défaut de l’aide d’une marraine-fée, Petite Scheharazade obtint du charmant vendeur qu’il transmette son souhait à une autre boutique. Eurêka (non, pas le goéland) ! Il restait une paire des merveilles …
La Princesse remercia le plaisant jeune homme et s’en fut, en quête de son trésor … ses pas la conduisirent dans une autre échoppe, au sommet d’une tour (mais nul besoin de la chevelure de la donzelle Raiponce fort heureusement …). Là, un autre jeune homme confia les souliers enchantés à la Princesse, qui une fois chaussée ne pût plus les abandonner et les laisser là. Et, après avoir vidé son escarcelle, Petite Scheharazade quitta la tour vers une autre aventure …
~ A suivre … ~
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samedi, 29 mars 2008
Une petite pantoufle bien seule ...
Oyez, oyez gentes damoiselles ! Petite Scheharazade est au regret de se séparer de ses magnifiques souliers de Princesse ou de Reine du bal. Hélas, il s’avère qu’elles sont trop grandes pour elle et il ne lui sied guère de jouer à Cendrillon …
De couleur ébène & neige, elles possèdent au creux de leur semelle un petit chat porte-bonheur. Elégantes avec leur 8,5 centimètres de talons, elles sont faites pour une ravissante princesse chaussant du 39, voire un 38,5. Elles n’ornèrent les pieds de Petite Scheharazade qu’une seule nuit, lors d’une réception mondaine ; les semelles sont ainsi propres et lisses, comme au premier jour.
Petite Scheharazade avait déboursé environ 55 écus pour ses merveilles. La demoiselle qui souhaite les acquérir les recevra en échange d'un chèque de 50 écus plus les frais d’envoi. Pour ce faire, envoyer à la princesse un hibou (rendez-vous dans A Propos pour l’adresse) et si vous désirez vraiment les adopter Petite Scheharazade s’en ira s’enquérir des frais postaux. Et ainsi ces souliers pourront retourner au bal ...
~
« Le prince la suivit, mais il ne put l'attraper. Elle laissa tomber une de ses pantoufles de verre, que le prince ramassa bien soigneusement. »
[Charles Perrault]
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samedi, 22 mars 2008
Sac à malices ou sac à délices ?
Shunran no hana torisutsuru kumo no naka
Je cueille des fleurs d'orchis au printemps
Et les jette
Dans les nuages.
[Sei Imai]
Des émissaires du Pays du Soleil Levant sont venus apporter à une petite princesse un souffle printanier ; un ravissant sac au divin charme d’antan.
Couvert de roses, il se marie à merveilles dans le boudoir de Petite Scheharazade, telle une relique du XVIIIe siècle ou à un trésor d’une favorite royale. La délicate rose neige, rose de Versailles, rappelle les fleurs préférées de la belle marquise de Pompadour et son goût pour les jolies choses raffinées.
Enfin, Petite Scheharazade peut s’enorgueillir de posséder un exquis compagnon d’emplettes et de sortie. Fini les vieilles besaces usées et rapiécées !
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mercredi, 13 février 2008
Présent raffiné
Parfois les effets personnels disparaissent mystérieusement ; rubans, perles, poupées, plumes… Petite Scheharazade soupçonne les Leprechauns ; malicieux et turbulents, toujours en quête des objets favoris des êtres humains pour embellir leur intérieur. Il y a quelques lunes, Petite Scheharazade était toute triste d’avoir perdu ces jolies moufles de princesse si douces et si soyeuses. Un petit Leprechaun a certainement dû les adopter pour se confectionner un nid douillet.
Heureusement, Monsieur Papa a pensé aux délicates mains de Petite Scheharazade. Pour se protéger de la bise hivernale avec élégance, il lui a offert de superbes gants en cuir noir ; so british pour se plonger dans les films noirs et l’univers d’Agatha Christie.
Petit Leprechaun, s’il te plait ne les dérobe point.
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vendredi, 25 janvier 2008
A la recherche des merveilles ...
Dame Gertrude & Petite Scheharazade aiment tout particulièrement s’échapper dans leur carrosse et parcourir la vaste cité, à la recherche de merveilles et d’étrangetés.
Même dans une ville connue, un lieu ordinaire il faut lever les yeux en l’air, rechercher l’incongru ou la beauté, laisser les chevaux de l’imagination vous emporter et vous verrez les portes de l’Autre monde s’ouvrir à vous …
« Imaginer, c’est hausser le réel d’un ton. » [Bachelard, L’Air & les songes]
D’échoppe en échoppe, de boutique en boutique, Petite Scheharazade et Dame Gertrude virevoltèrent parmi les toilettes, les falbalas et les rubans. Dans les souterrains glauques, elles tombèrent nez à nez avec les gardes de la Reine Abominablement Traîtresse et Pourrie, celle qui les avait tant embêté il y avait quelques mois. Ces gardes s’en prirent à Dame Gertrude lorsqu’ils s’aperçurent qu’elle ne possédait point de ticket magique. Heureusement, après un petit sortilège, les deux princesses purent en réchapper sans trop de dommage.
Leur pérégrination continua dans la gaieté et elles s’enfoncèrent dans un dédale d’échoppes. Difficile de résister à l’appel des sirènes des froufrous et autres parures. Au détour d’un chemin, elles se retrouvèrent devant un Temple immense consacré aux souliers, bottes de sept lieux et autres pantoufles de verre. Après un regard de connivence, nos deux princesses entrèrent dans le lieu saint et se laissèrent envoûter par les montagnes de chaussures qui y trônaient, véritables encensoirs de cuir.
Petite Scheharazade se laissa attendrir par une paire de bottes noires qui luisaient près d’un pilier. Réplique de chausses de flibustiers ou de brodequins de poupée, elles semblaient parfaites. Petite Scheharazade se laissa convaincre par Dame Gertrude et puis, ne voulait-elle point des bottes depuis des Temps immémoriaux surtout lorsque Dame Hiver pointe le bout de son nez ? Dame Gertrude se laissa, elle, envoûter par des bottillons ornés d’arabesques enchantées. Les deux princesses puisèrent dans leurs deniers pour acquérir ces deux merveilles.
Quoiqu’il en soit, the Cheshire Cat semble apprécier les bottes de pirate de Petite Scheharazade.
Après de telles aventures, on se surprend à regretter l’âne merveilleux occis par le « Roi,
le plus grand qui fût sur la Terre / Aimable en Paix, terrible en Guerre ».
14:55 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : le Châtelet, Seine, Paris, Bottes, Princesse, shopping, Cheschire Cat
samedi, 10 novembre 2007
En direct d'Harajuku (part II)
« C’était entre chien et loup,
A l’heure où le roi des elfes s’éveille,
M’étant jeté dans la bataille,
Entre la vie et la mort, je fus emporté
Au triste royaume des fées. »
[Walter Scott]
Se métamorphoser en poupée ou en princesse, rien de plus enfantin. Même si Madame la Marraine –Fée s’est absentée pour un quelconque voyage malicieux dans son char étoilé. Quelques beaux atours, des ruchés et de la dentelle, des papillons qui folâtrent sur un jupon, sans omettre des bas rayés si on souhaite se métamorphoser en fée.
Une toilette appropriée pour une soirée féerique.
Mais, où est le Prince ?
13:30 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : H.Naoto Blood, Angelic Pretty, princesse, poupée, fée
mardi, 06 novembre 2007
En direct d'Harajuku
Un joli paquet venu du Pays du Soleil Levant a de quoi illuminer la journée d’une petite Princesse, en particulier lorsque celui-ci contient de jolies toilettes.
Pour embellir une garde-robe, une jupe H.Naoto Blood blanche et noire avec ruchés de dentelle & rubans, un corsage crème de princesse et des bas de poupée rayés imaginés par Angelic Pretty.
Mon armoire en rosit de plaisir et mon aumônière en pâlit d’effroi.
20:00 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : Japon, Gothic Lolita, H.Naoto Blood, ANgelic Pretty, Sweet Lolita
samedi, 25 août 2007
Shoes Addict
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Chaussures, souliers de Princesses, ballerines de poupées ... je crois que je suis devenue shoes-addict, sûrement à cause de la Fée des Chaussures qui a dû m'ensorceler, et hélas, il n'existe point de contre-poison à cet enchantement (et si vous possédez un flacon d'antidote dans votre armoire, vous êtes prié(e)s de vous taire à jamais). Mais cette addiction n'est point ma faute, c'est juste le fruit d'un envoûtement ... voyez plutôt ...
Petite Scheharazade se préoccupait avec affection de sa garde-robe qui, toujours, criait famine et qui, comme chaque garde-robe enchantée, possédait un appétit insatiable. Au demeurant, Petite Scheharazade se souciait fort peu de son minuscule petit buffet de souliers. Ce dernier abritait trois paires de chaussures ; des ballerines (l'addiction aux ballerines débuta au CP lorsque Petite Scheharazade tomba en extase au cinéma devant La Belle & la Bête, mais cette Disney-addiction est un autre conte ...) pour le printemps et la rentrée des classes, des nus-pieds* pour la période estivale (traduction : quand le soleil daigne montrer ses rayons) et des bottines pour l'hiver (parce que les ballerines ça ne va pas avec la neige pluie hivernale). Ainsi allait l'existence de Petite Scheharazade sans qu'une multitude de souliers n'envahisse sa demeure, ou plutôt celle de se parents.
Désormais Petite Scheharazade se complait à changer de souliers au gré de ses fantaisies et de ses humeurs. La dernière paire adoptée suit une logique implacable, celle des courses de la rentrée (dont la quête ultime est la recherche de l'Agenda, mais ceci est une autre histoire). Des chaussures délicieusement rétro pour jouer à une demoiselle du passé.
Le seul souci dans cette histoire, c'est de trouver de la place pour ranger tous ces trésors ...
[*copyright Delphine]
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photo by me
23:10 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : chaussures, shoes, rétro, vintage, addiction, shopping























