lundi, 29 décembre 2008
From a Russian Tale

« La poupée mangeait, puis elle consolait Vassilissa, la conseillait et, au matin, faisait tout le travail à sa place. Vassilissa se repose à la fraîcheur, cueille des fleurs et, pendant ce temps, l'eau est puisée, les choux arrosés, le potager sarclé, le feu allumé. Et la jeune fille choyait sa poupée, lui gardait les meilleurs morceaux. »
[Vassilissa la Très Belle, conte russe]
~
Il faisait nuit, il faisait froid. Dans la grande avenue pavée, moult échoppes de bois avaient fleuri. Elles avaient la couleur du sucre candi et étaient ornées d’étoiles, parfois de branches de sapin. Des odeurs de cannelle, de pâtisseries et de chocolats parfumaient les airs.
Petite Scheharazade déambulait parmi ces échoppes, les joues mordues par le vent glacé, les mains glacées par le froid.
L’une des petites échoppes attira son attention. Elle débordait de trésors venus du lointain empire russe ; des fourrures, de l’ambre, des coffrets de laques, des icônes de bois doré, des matriochkas et moult autres merveilles. Au cœur de ce temple trônait son souverain ; un jeune géant à la chevelure blond pâle. Il portait un gilet richement brodé et une toque de renard gris. Fort heureusement, nulle Baba Yaga ne surgit.
Sur une étagère vermoulue, posée sur une étole vermeille, reposait une broche en laque noire. Une main de fée y avait peint de délicates fleurs aux couleurs chatoyantes. Palsambleu ! Voilà une merveille tout droit sortie d’un conte de Pouchkine.
Petite Scheharazade saisit le délicat ornement de sa main gantée et en admira l’exquise découpe. En échange de quelques piécettes, la jeune fille fit l’acquisition de la jolie broche russe, qui orna bientôt sa sombre pèlerine.
Bientôt il sembla à Petite Scheharazade que ce bijou soufflait des promesses d’évasion …
07:00 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : broche laque, fleurs, empire russe, contes de fées russes, enchantement.
mardi, 22 juillet 2008
Précieuse amulette
« De mille chagrins l’âme pleine,
Elle alla trouver sa Marraine,
Loin, dans une grotte à l’écart
De Nacre et de Corail richement étoffée.
C’était une admirable Fée
Qui n’eut jamais de pareille en son Art. »
[Peau d’Âne, Perrault]
~
Il était une fois Petite Scheharazade qui avait non pas une Marraine –Fée, mais un Parrain-Magicien. Eh quoi, mesdemoiselles Cendrillon, Petite Sirène & compagnie dissimulent dans leur grenier, masure ou demeure océane l’indispensable Marraine qui, d’un coup de baguette magique, fait pleuvoir carrosse, toilette féerique et pantoufle de verre. La Marraine de Petite Scheharazade quant à elle s’était évanoui il y avait fort longtemps. Le rôle de Fée était-il si contraignant ? Tant pis. Petite Scheharazade n’en a cure. Elle a un Parrain-Magicien. Na !
Le dernier présent précieux qu’il offrit à Petite Scheharazade est une amulette grecque.
Un simple ruban de satin ébène enserre un médaillon d’argent qui luit au soleil. Parfait pour repousser les esprits malins et les hideuses harpies de la boutique !
07:00 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : amulette grecque, porte-bonheur, marraine-fée.
samedi, 15 mars 2008
Un cadeau merveilleux
Quel doux plaisir que de rentrer dans son palais après une dure journée de labeur et de découvrir, niché au cœur de sa boîte aux lettres, un petit paquet délicatement enrubanné. Soudain, toutes les contrariétés semblent s’envoler …
Vite, vite, Petite Scheharazade s’enferme dans son boudoir, s’installe confortablement et pose le paquet précieux sur son bonheur-du-jour. D’un blanc neigeux, il comporte tout de même un indice : Lilypast. En un tour de main le fourreau blanc gît à terre ; Petite Scheharazade découvre émerveillée une épître parfumée, illustrée avec féerie. Une véritable invitation à un bal fantasque et étrange. Elle découvre aussi un petit présent enveloppé d’un voile de fée ; feuille mordorée où danse un feuillage argenté. Un parfum subtil semble s’en détacher …
Mais il serait temps d’abandonner l’expectative et de déchirer tout ceci, non ??
Mais l’ouverture se fait avec délicatesse ; une Princesse reste une Demoiselle en toute circonstance et ne se métamorphose point en Gebhard le Barbare voyons. A l’intérieur de l’écrin doré se cache une chaussette de farfadet. Noire à pois roses, elle laisse s’échapper (encore) deux ravissants petits paquets.
Dans le premier, Petite Scheharazade découvre, des étoiles dans les prunelles, une parure de Blanche-Neige ; un ruban de couleur sang et de dentelle immaculée où se balance délicatement une petite pomme à croquer.
Dans le second, Petite Scheharazade découvre, des paillettes dans les yeux, un bijou digne de la Marquise de Pompadour ; un ravissant ruban de satin vert et pourpre à nouer autour du poignet.
Ces joyaux dignes d’un conte de fée du XVIIIe siècle sont encore plus beaux, lorsque l’on sait que ce sont les blanches mains de Lilypast qui les ont concocter …
07:03 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : cadeau princesse, collier de contes de fée, blanche-neige, pomme, ruban, marquise de pompadour.
mardi, 04 mars 2008
Pizza & Présents
En attendant les festivités d’usage pour un anniversaire, il s’agissait de célébrer ce Troisième jour du Troisième mois avec gourmandise.
Petite Scheharazade a donc passé une merveilleuse soirée dans un décor latin ; des tables de bois, des rideaux de taffetas bordeaux, des photographies d’icônes hollywoodiennes, une jolie lumière, des cocktails ensoleillés et des serveurs charmants et élégants. Un petit voyage gastronomique en Italie offert par Monsieur Papa. Miam !
En véritable Princesse des Mers et des Océans, Petite Scheharazade porta son choix sur la pizza de luxe ; celle au saumon, ornée de joyaux citronnés et d’un nappage crémeux. Un véritable péché de gourmandise salé, parfait pour un album de Cuisine de Fée.
Cela faisait des lunes que Petite Scheharazade n’avait point dîné dans un restaurant.
Quelques présents illuminèrent les prunelles de la Princesse ; un bel ouvrage mystérieux ou Le Château des Carpathes par Jules Verne, offert par Monsieur Papa, trouva sa place dans sa bibliothèque ; son poignet se vit agrémenter d’un superbe talisman aux couleurs d’Ariel, et cela grâce à Dame Gertrude.
21:10 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : anniversaire, pizza, pizzeria, cadeau, ariel, bracelet, talisman
mercredi, 16 janvier 2008
Epître enchantée
Un hibou express a apporté de bon matin une surprise à Petite Scheharazade. Une lettre simple qui renfermait un petit trésor déniché par Demoiselle Oopsgal.
Une pomme rouge en talisman orne désormais sa cassette aux merveilles.
Il ne reste plus qu’à Petite Scheharazade à sortir son écritoire, ses plumes & ses encres, sa poudre de Fée pour concocter à cette sympathique demoiselle une épître de remerciement.
Demoiselle Oopsgal surveille ta volière, un hibou ne saurait tarder …
18:30 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : pomme, collier, sautoir, lettre enchantée
jeudi, 27 décembre 2007
Camées & bijoux baroques
Dans les royaumes des contes ou bien de l’autre côté des miroirs les parures sont anciennes, le plus souvent ouvragées et recèlent histoire et mystère.
D’où une fascination que les bijoux anciens exercent sur Petite Scheharazade depuis fort longtemps. Quelle merveille de porter une bague d’argent où scintille un joyau des temps passés, de découvrir au creux d’un écrin de brocart un vieux médaillon ou de voir étinceler deux pendants d’oreilles dignes des plus illustres princesses.
Monsieur & Madame Parents connaissent fort bien le charme que de telles merveilles exercent sur leur Princesse de fille et, même la cassette de douceurs chocolatées qu’ils lui offrirent à Noël renfermait de ravissants camées, mais à croquer ceux-là et sans aucune métaphore.
~
Bien plus tard, au détour d’une minuscule échoppe Petite Scheharazade tomba sous le charme d’un écrin d’ébène qui renfermait moult bagues à poison ; toutes en argent ciselé mais avec des pierres différentes. Des bagues qui fleurent bon les conspirations de Cour et les secrets d’alcôves. Fortement attirée et se remémorant le magnifique joyau Renaissance de Dame Elwind, Petite Scheharazade ne pût s’empêcher d’échanger quelques deniers contre ce trésor d’un autre siècle.
Filtres & potions ne seront donc plus seuls pour contrer mes ennemis …
17:05 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Bijoux anciens, chocolats de princesse, bague à poison, Renaissance, baroque
dimanche, 09 décembre 2007
Parure baroque
Avec cette frénésie de Noël qui débute à cette époque de l’année, et qui s’empare de tous ceux sensibles à la féerie et à la magie, les flâneries d’échoppe en échoppe pour découvrir le présent qui émerveillera nos proches le matin de Noël sont l’occasion de trouver au détour d’un étal un petit trésor rien que pour soi.
Niché là sur son présentoir neige, ce bijou aux accents baroques et orientaux fit succomber Petite Scheharazade à la tentation. Une parure digne d’une Princesse de contes de fées, qui ne pouvait qu’avoir l’honneur de dormir dans sa cassette enchantée !
Et sur ce, la quête aux présents fabuleux se poursuit …
19:00 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : Collier baroque, parure de princesse, achat de Noël.
samedi, 06 octobre 2007
Les petits trésors des Princesses
Dans les Contes de fées et dans la Littérature enfantine, les héroïnes possèdent souvent des petits trésors précieux, conservés dans des petits coffres de bois (pour les princesses), dans des aumônières en tissu (pour les paysannes), dans des cavernes (pour les sirènes) ou sous leur oreiller en plumes d’oie.
Est-ce pour cela que depuis ma plus tendre enfance (bon, je n’ai pas 90 ans non plus là) j’ai toujours aimé thésauriser (comment ça, c’est un mot barbare ?? Maiiis non) ?
Mais pas n’importe quoi (rappelez-vous, j’ai des goûts de luxe, selon Monsieur & Madame mes parents. Bah, j’ai dû être adoptée en fait). Des petites choses belles et élégantes, des trésors de princesse quoi ; une jolie tasse en porcelaine, un petit peigne japonais en buis, un vieux livre de contes de fées en cuir, un petit diadème argenté, un délicat flacon de parfum aux effluves enchanteresses … Et le plus souvent ces trésors sont des présents, ce qui intensifie leur potentiel de trésoritude.
Et après, on se construit une demeure enchantée avec tout ça.
07:00 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Princesse, trésors, Kana, contes de fées, parfum, bijoux, porcelaine




















