dimanche, 22 février 2009

Je me balade, tu te balades, elle se balade, nous nous baladons ...

 

 

 

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«Je m'baladais sur l'avenue le cœur ouvert à l'inconnu »

 

[Dassin]

 

 

 

 

 

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Un vent nippon soufflait sur les crânes.

 

 

 

Dans l’auberge favorite de Petite Scheharazade, la Demoiselle & Dame Sayà devisaient gaiement. Les fins mets japonais dessinaient de petites guirlandes colorées sur la table sombre. Boulettes de riz vinaigré, morceaux de poissons allaient des bols de porcelaine à la bouche corail des deux jeunes filles. Les baguettes de bambou esquissaient d’étranges arabesques dans les airs ; ballet bizarre où les aliments disparaissaient comme par enchantement.

 

 

 

Les corps ainsi comblés, il restait les esprits à sustenter.

Dans une bicoque assez saugrenue où les damoiselles se retrouvèrent, le souffle nippon semblait s’être imposé. Les murs de cet endroit insolite recueillait pour un temps quelques clichés volés : de jeunes kogaru posaient placidement dans leur atours à côté d’une vénérable vieille femme en kimono soyeux ; des punk lolitas aux crinières flamboyantes ne semblaient point se soucier du regard des curieux ; de mutines gothic lolitas rayonnaient dans leurs sombres toilettes. Sur un mur, les rues enneigées tokyoïtes soufflaient leur poésie urbaine.

 

 

 

Petite Scheharazade & Dame Sayà quittèrent enfin la bicoque incongrue. Il était temps de regagner son foyer, sa douce chaleur et son thé.

 

 

dimanche, 21 décembre 2008

"Versailles No Bara" Part II

 

 

 

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« Il était une fois un Roi,

Le plus grand qui fût sur la Terre

Aimable en paix, terrible en guerre. »

 

 

 

[Peau-d’Âne, Charles Perrault]

 

 

 

 

 

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C’était un somptueux palais. Il se dressait fièrement derrière de hautes grilles d’or. Ses toits bleus partaient à l’assaut du ciel et les statues qui ornaient ses façades dissuadaient les faquins et accueillaient les beaux esprits.

C’était la demeure d’un grand roi qui n’était plus. Seule son ombre terrible planait encore sur les appartements, les cours et corridors, les escaliers et autres dédales de cet immense palais.

 

 

 

C’était un frileux matin d’hiver. Point de blanc manteau de neige sur les pavés mais une bise glacée soufflait.

Gracile silhouette ébène et rose, Petite Scheharazade rejoignait ses condisciples, enfiévrés d’aller étudier dans le palais du Roy Soleil. Qu’il était grisant d’abandonner le Temple du Savoir et de s’envoler le temps d’un séminaire dans un glorieux château !

 

 

 

 Le Maître & ses disciples s’installèrent dans l’une des plus vieilles salles du château. La matinée s’égrena vite et bientôt la clepsydre indiqua l’heure du déjeuner. Dans le salon réservé aux agapes un festin cuisiné par les services de la Bouche du Roy attendait les apprentis érudits. Il se clôtura  lorsque les laquais apportèrent une opulente tarte au parfum oriental ; sur une pâte dorée une onctueuse garniture à la pistache paressait aux côtés de savoureux abricots.

 

 

 

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Plus tard, le spectre de Sa Majesté Louis XV ouvrit les portes de ses appartements à Petite Scheharazade et ses condisciples. Les grandes fenêtres étaient bordées de lourds rideaux de brocart ; des services en ‘or blanc’ de Sèvres dormaient dans des vitrines ; aux murs les personnages des imposants tableaux souriaient avec malice ou frivolité ; de grands tapis tissés par la manufacture de la Savonnerie recouvraient les parquets sombres. D’antiques lustres de cristal éclairaient la scène, des ombres dansaient dans les vieux miroirs.

 

 

 

Mais Dame Nuit avait déjà jeté sa pèlerine sur la ville. Petite Scheharazade quitta le palais environné de brume et regagna le sien la tête dans les étoiles.

 

jeudi, 18 décembre 2008

"Ma vie de Geisha" Part II

 

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« On ne peut admirer en même temps la lune, la neige et les fleurs. »

 

 

 

[Proverbe japonais]

 

 

 

 

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Il n’est point nécessaire de monter sur un Tapis Volant pour s’évader quelques instants au Pays du Soleil Levant.

En deux, trois coups de baguette, Petite Scheharazade & Dame Sàya se sont envolées en pays nippon. Elles atterrirent en plein cœur de l’ère d’Edo.

 

 

 

A l’heure du déjeuner, tandis que les cheminées des chaumières fumaient et que les matrones s’affairaient aux fourneaux, Petite Scheharazade et Dame Sàya dans l’auberge nippone favorite de la Princesse. Les joues rosies par le froid, les deux musume s’installèrent dans l’une des alcôves feutrées ; les chaises revêtues de velours cramoisi étaient confortables, les serviettes chaudes et parfumées. On entendait, au loin, quelques notes caressantes égrenées par un shamisen et une flûte.

La petite table de poupée se couvrit bientôt de mets délicats ; riz onctueux, poissons frais et thé au jasmin brûlant. Les prunelles des deux jeunes filles pétillèrent de gourmandise. Tandis qu’elles devisaient le ciel se mit à pleurer.

 

 

 

Ces agapes décadentes achevées, Petite Scheharazade & Dame Sàya poursuivirent leur escapade nippone. Près du grand parc  Monceau, elles pénétrèrent au cœur du quotidien  raffiné des grandes courtisanes. Sur de grandes étoffes de soie les portraits des plus belles d’entre elles les dévisagèrent, le visage de l’une dissimulée derrière un éventail tandis que sa compagne cachait le vermillon de sa bouche avec la longue manche de son kimono.

On pouvait presque entendre bruisser les étoffes précieuses, humer les volutes d’encens, voir étinceler le jade et la porcelaine.

 

 

 

Enfin, alors qu’il allait avesprir, Petite Scheharazade & Dame Sàya regagnèrent chacune leur demeure, la tête pleine de féerie nippone …

 

 

vendredi, 07 novembre 2008

Alice's life

 

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« Ce n’est pas la crainte de la folie qui nous forcera à laisser en berne le drapeau de l’imagination. […] Ce qu’il y a d’admirable dans le fantastique, c’est qu’il n’y a plus de fantastique : il n’y a que le réel. […] Le merveilleux est toujours beau, il n’y a même que le merveilleux qui soit beau. »

 

 

 

[Manifeste du Surréalisme, André Breton]

 

 

 

 

 

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Mystères et étrangetés sévissent dans les moindres recoins. Il suffit d’y prendre garde et le plus insignifiant des terriers peut se révéler être un passage vers le Pays des Merveilles. Pour Petite Scheharazade les singularités qui surgissent au quotidien sont rarement le fruit de son imagination parfois trop fertile.

 

 

 

Il y avait quelques lunes déjà que la Demoiselle s’était rendue au domaine de Fontainebleau. Une petite escapade aristocrate pour goûter aux diverses compositions hétéroclites qui constituent le château. Si la demeure royale recèle moult merveilles, elle n’en présenta pas moins à Petite Scheharazade en matière de singularités.

Au détour d’un escalier de pierre la Princesse se retrouva à l’entrée d’une longue et sombre galerie. Seule une large fenêtre offrait un cône de lumière. Au plafond devisaient des nymphes et des Héros de la Mythologie ; les murs étaient chargés de rayonnages de bois où s’entassaient plein de vieux grimoires… Mais le plus curieux était ce qui y trônait. Un éléphant - sorti tout droit d’un conte indien ou bien réchappé de l’ère glacière – s’amusait à faire l’équilibriste dans le seul but de narguer les incrédules et les bien-pensants. Comment, vous ne saviez point que les éléphants étaient des créatures malicieuses ?

 

 

 

Dans la demeure même de Petite Scheharazade les étrangetés y ont leur place.

A minuit lorsque chante l’horloge de mystérieuses mélopées s’échappe de la salle des ablutions. Des cantiques ou bien les vocalises d’une cantatrice ? La Princesse ne le sait. Peut-être qu’un fantôme de l’Opéra y a désormais élu domicile…

 

 

 

La saison de Halloween est peut-être achevée, mais les étrangetés sont heureusement toujours là.

 

 

 

mercredi, 24 septembre 2008

Au 14 rue de la Rochefoucauld.

 

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 « Le rêve est la forme sous laquelle toute créature vivante possède le droit au génie, à ses imaginations bizarres, à ses magnifiques extravagances. »

 

 

 

[Jean Cocteau]

 

 

 

 

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C’est un beau manoir sombre et étrange qui se dresse dans une rue ensoleillée. La façade est battue par les vents depuis fort longtemps. Après avoir franchit un portail en fer forgé, on  accède à la lourde porte d’entrée par des marches blanches. Bienvenue dans l’antre de Monsieur Gustave Moreau.

 

 

 

La demeure de l’artiste mystique regorge de merveilles encore intactes.

 

 

 

Foulant le parquet lambrissé, Petite Scheharazade partit en quête des étrangetés peuplant cette maison. Tapissé de tentures sinoples, le boudoir thésaurise moult objets hétéroclites ; un monceau de cadres baroques, de dessins et d’esquisses, de photographies d’êtres chers ; des chinoiseries ornent la cheminée tandis que des orchidées neige folâtrent doucement devant les flammes ; sur la petite table des revues et des gazettes invitent à la lecture.

 

 

 

La Princesse s’attarda un long moment dans le cabinet de réception. Véritable cabinet de curiosités, il renferme antiquités, traités d’architecture et peintures. Des trésors découverts dans la tombe d'une princesse apulienne côtoient des intailles et des livres rares. Ici, le maître de céans avait voulu rendre hommage à ses artistes favoris en réinterprétant les œuvres qui l'inspirèrent. 

 

 

Petite Scheharazade se dirigea ensuite vers l’élégant escalier digne d’un conte de fée qui serpentait jusqu’au troisième étage. Là, un vaste atelier aux murs ocres accueillaient en son sein de superbes toiles enchantées ou paradaient licornes, fées, nymphes, crânes, dieux et titans. La Princesse plongea dans cet univers antique, la tête pleine de rêves et de chimères.

 

 

 

Un monde point si différent du sien finalement …

 

lundi, 05 mai 2008

" Through the Looking-Glass "

 

She was considering in her own mind (as well as she could, for the hot day made her feel very sleepy and stupid), whether the pleasure of making a daisy- chain would be worth the trouble of getting up and picking the daisies, when suddenly a White Rabbit with pink eyes ran close by her.

 

[Lewis Carroll]

 

 

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Un rayon de soleil jouait sur la surface polie et brillante du vieux miroir baroque. Intriguée, Petite Scheharazade effleura la psyché du bout des doigts ; à ce moment-là, la Demoiselle bascula en avant. Surprise, elle se laissa pourtant glisser sur le rayon d’or qui l’emmena dans un pays enchanté.

 

 

 

Petite Scheharazade posa ses ballerines dans le Labyrinthe des Rosiers ; mille & une échoppes de bois se déployaient en ondulant. Dans leurs entrailles, des coffres de bois, des étals vitrés et des tapis soyeux recelaient des trésors disparates ; argenteries étincelantes, perles et joyaux scintillants, mobiliers raffinés, tentures chatoyantes …

 

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Dans cet univers étrange vit de jolis petits êtres aux joues roses et aux cheveux de soie. Ils peuplent certaines de ces petites maisons de bois. La curiosité les anime et s’est en se bousculant qu’ils se pressent contre les petites fenêtres pour épier les nouveaux venus. Ces jolies petites créatures partagent d’ailleurs leur demeure avec des ours aux yeux doux. Ces derniers excellent dans les tâches ménagères, et rien n’est plus divin que leur fine cuisine.

 

 

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Petite Scheharazade s’arrêta longuement pour découvrir leur univers miniature enchanteur.  Leur vaisselle n’est que porcelaine délicate et ouvragée, leurs effets sont dissimulés dans de petites valises de cuir, et leurs toilettes ne sont que soie et dentelle des temps passés.

 

 

 

La pause enchantée se termina lorsque les derniers rayons de soleil rappelèrent à Petite Scheharazade qu’il était temps de franchir leur arc doré, puis de repasser de l’autre côté du miroir. L’aventure s’acheva ensuite avec une tasse de thé et les yeux dans le vague …

 

mardi, 29 avril 2008

" Versailles No Bara "

 

C’est le jour du Soleil que Petite Scheharazade reçut une invitation royale ; un angelot lui souffla la délicieuse idée de laisser là ses grimoires et ses manuscrits de l’Epoque Moderne, et de s’envoler au Palais des Roys pour se plonger dans le passé. La Princesse chaussa ses ballerines, attrapa son domino et son sac Pompadour.

 

 

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Demoiselle de qualité et érudite en Histoire, Petite Scheharazade pénétra l’enceinte versaillaise sans sortir un denier de son escarcelle. Les lourdes portes dorées franchies, la foule agaçante et volubile semble s’estomper et laisser place aux fantômes du passé …

 

 

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La Princesse se perdrait presque dans ces Grands Appartements ; à la lueur des girandoles, le parquet craque sous les souliers des spectres, les lourdes tentures fleuries exhalent un parfum du passé, et du haut de leur massif cadre rococo les souverains de jadis esquissent un sourire badin. Au cœur de ce palais, la Princesse découvrit, près des appartements du Dauphin, le fastueux déploiement des œuvres de Roslin. Un beau vernissage magnifiquement orchestré à la lueur des chandelles, où les dames mutines sourient derrière leur délicat éventail et où les messieurs paradent dans leur plus fabuleux costume.

 

 

 

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Peu après un rayon de soleil invita la Princesse au jardin. Les vestiges de l’Hiver disparaissant  peu  à peu, les statues sortent de leur hibernation, les végétaux se refont une beauté et les fontaines pépient gaiement au son de mélodies baroques. C’est dans cette atmosphère paisible que l’on peut rencontrer le fantôme de Perrault, s’échappant un instant de son XVIIe siècle pour conter au passant attentif ses délicieuses fables du labyrinthe de Versailles :

 

 

« Un Paon se plaignait à Junon de n’avoir pas le chant agréable comme le Rossignol. Junon lui dit, les Dieux partagent ainsi leurs dons, il te surpasse en la douceur du chant, tu le surpasses en la beauté du plumage.

L’un est bien fait, l’autre est galant, 

   Chacun pour plaire a son talent. »

 

 

 

 

Le plongeon dans ce passé raffiné s’acheva ainsi sur une dernière note baroque …

 

lundi, 14 janvier 2008

Un thé chez Marie-Antoinette

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« Mère du vain caprice et du léger prestige,
La fantaisie ailée autour d’elle voltige…
La Reine, en cette Cour qu’anime la folie,
Va, vient, chante, se tait, regarde, écoute, oublie,
Et, dans mille cristaux qui portent son palais,
Rit de voir mille fois étinceler ses traits
. »

 

[André Chénier]

 

 

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Il était une fois, un Grand Palais qui invitait gentes dames et gentils seigneurs à venir s’émerveiller devant moult peintures & chef-d’œuvres exposés à la gloire de Sa Majesté Marie-Antoinette.

 

 

Revêtez vos plus beaux atours, installez-vous dans votre carrosse et allez saluer cette reine décriée ou adulée, de plus en plus populaire en ce vingt et unième siècle grisâtre. Plus ravissants que de simples photographies ces tableaux ont le pouvoir de vous  transporter en plein cœur du XVIIIe siècle, à l’époque où la Les Lumières rayonnaient.

 

 

Tendez l’oreille, pouvez-vous ouïr le son mélodieux du clavecin et la harpe de la Reine ? Fermez vos prunelles, ne percevez-vous point le bruissement des toilettes soyeuses et le gazouillis des dames de Cour ? Humez l’air, des effluves de rose parfument l’atmosphère …

 

 

Toutefois, gardez-vous d’être impatient(e)s, la réception en l’honneur de Sa Majesté ne débute que le 15 mars. Mais elle conserve tout son éclat royal puisqu’elle ne s’achève que le 16 juin. Alors, qu’attendez-vous pour choisir toilettes & parures appropriées ?

 

dimanche, 23 décembre 2007

Il était une fois Versailles

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Pour les Princesses, rien n’est plus exquis que de se rendre dans de beaux palais.

 

 

 Une invitation à Versailles afin de célébrer l’arrivée de Dame Hiver et la rénovation de la Grande galerie est donc la bienvenue. En ce vendredi glacial, voilà donc Petite Scheharazade sur son tapis volant en direction d’un des plus beaux palais de la royauté française pour une journée studieuse.

 

 

La matinée se déroule aux milieux des ouvrages, plumes et parchemins tandis que Monsieur le Professeur relate les origines de la Galerie des Glaces ou Grande Galerie, véritable joyau où se concentrent peinture, sculpture et architecture à la Gloire de Sa Majesté Louis le Quatorzième. Tandis que Monsieur le Professeur nous relate en détails la somptueuse cérémonie qui accueillit l’ambassade du Siam, nous rêvons devant les reproductions des fresques ; des peintures qui recèlent mille & une surprises, comme une armure de samouraï par exemple …

 

 

Puis, c’est le banquet offert par la Bouche du Roi ; petite nappe d’or, saumon fumé, chocolat fin … rien n’est trop beau, ni trop grandiose pour un déjeuner à Versailles.

 

 

L’après- midi est riche en merveilles variées. Quel délice de déambuler dans ce superbe palais. Les Grands Appartements sont dignes d’une demeure de Conte de Fées avec leur mobilier d’argent étincelant sous les lueurs des candélabres et autres chandeliers, la Grande Galerie est un ravissement pour les yeux et scintille de milles feux, le trône de Louis XIV n’attend plus que son Prince et semble faire renaître les fastes d’antan.

 

 

Mais, le plaisir suprême pour Petite Scheharazade vient lorsque le guide les emmène tous là où le commun des mortels ne peut accéder. Ils passent des petits escaliers de bois vermoulus, des salles vides de visiteurs où les tableaux n’attendent que d’être admirés et des salons où la porcelaine fine fait encore tinter le bruit des fêtes passées …

 

 

La journée s’achève lorsque le soleil décline. La nuit est là, il est temps de reprendre son tapis volant pour rentrer au logis.

 

vendredi, 14 décembre 2007

A new fairy friend

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She was a little startled by seeing the Cheshire Cat sitting on a bough of a tree a few yards off. The Cat only grinned when it saw Alice . It looked good-natured, she thought: still it had very long claws and a great many teeth, so she felt that it ought to be treated with respect. ”

 

[Alice ’s Adventures in Wonderland, Lewis Carroll]

 

 

Une nouvelle créature féerique a rejoint la Caverne de Petite Scheharazade et ses merveilles. Il s’agit du pourpre et malicieux Cheshire Cat.

 

Découvert lors d’une escapade sur la Plus Belle Avenue du Monde en compagnie de Dame Gertrude, son air coquin fit craquer les deux Demoiselles et il les suivit sans se faire prier. De belles aventures féeriques en perspective …

 

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