jeudi, 12 mars 2009
Brèves enchantées

« Elle mettait de la ‘musique de princesse’ (Tchaïkovski, Prokofiev) et préparait un goûter d'enfant en guise de déjeuner : pain d'épice, gâteaux au chocolat, chaussons aux pommes, biscuits aux amandes, flan à la vanille, avec pour boissons du cidre doux et du sirop d'orgeat.
[…]
- C'est un repas pour enfants de conte de fées.
Elle fermait les rideaux, allumait des bougies et appelait la petite. Celle-ci grignotait à peine, écoutant avec de grands yeux attentifs ce que lui racontait sa maman. »
[Robert des noms propres, Amélie Nothomb]
~
Certains jours il suffit de quelques effets pour métamorphoser une banale journée en conte de fées.
L’aurore vient juste de poindre à l’horizon, les créatures nocturnes vont s’enfouirent sous un monceau d’édredon. Petite Scheharazade s’affaire en son logis. Un peu de poudre de fée sur une longue table vêtue de rose, quelques bougies pour éclairer l’antre, une ou deux pommes empoisonnées et voilà une salle de réception superbement ornée !
Sous les blanches mains de la Demoiselle mille et une denrées appétissantes prennent forme : façonner des maki c’est facile mais néanmoins fastidieux ; dans le four dorent de petits chaussons ambrés aux senteurs épicés ; des verrines aux folles couleurs attendent leur heure ; de succulentes crêpes cuivrés recouvrent une petite assiette, tandis qu’un gâteau fleurdelisé attend l’heure de déployer toute sa majesté devant les invitées.
Les festivités sont désormais de circonstance au logis de Petite Scheharazade. La nuée de damoiselles a engagé les agapes. La bataille fut rude. Dans les pièces de porcelaine gisent encore quelques pauvres reliquats de nourriture, qui ont échappés aux prédatrices quenottes. Les breuvages de framboises et d’oranges colorent encore les flûtes, les bougies finissent de se consumer.

Plus tard, la nuit est tombée, les invitées sont reparties vers d’autres horizons. Dans ses appartements, Petite Scheharazade songe. Sur la table à opium reposent des pommes rouge sang au côté des Contes sages du Japon et de roses venues d’Orient. Sur une ancienne chromographie la Fée Emeraude esquisse une révérence. Le rêve n’est pas loin …
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vendredi, 06 mars 2009
Le goût, la gourmandise. (part I)

« Comment ne pas avoir faim du franponais ? Ces mots aux syllabes bien détachées les unes des autres, aux sonorités nettes, c’étaient des sushis, des bouchées pralinées, des tablettes de chocolat dont chaque carré verbal se découpait facilement, c’étaient des gâteaux pour le thé de cérémonie, dont les emballages individuels permettaient le bonheur du déshabillage et la différenciation des saveurs. »
[Biographie de la faim, Amélie Nothomb]
~
Un univers de saveurs appétissantes et sucrées environnait Petite Scheharazade.
La Demoiselle avait découvert la saveur goûtue du thé genmaïcha. Dans la petite tasse de porcelaine ornée de neko bleu céleste, le liquide ambré exhalait un chaud parfum d’Extrême-Orient. Les sombres feuilles de thé vert infusaient avec de petits grains de riz grillés. Ces derniers emplissaient le logis d’un parfum de soir d’été ; l’on entendait presque le vent murmurer dans les roseaux, les cigales striduler et les chats folâtrer. C’était comme un parfum de fête foraine, un arôme de cirque, une fragrance de festival. De doux effluves un peu piquants qui invitaient au rêve, à la méditation. Petite Scheharazade se métamorphosait tour à tour en écuyère, en funambule ou en sage bouddhiste.

Un autre délice enchanta le palais de Petite Scheharazade cette semaine là. Un maître Queux avait concocté une douceur de pommes et de coco pour la damoiselle : nulle goutte de digitale, nul nuage d’arsenic, mais un soupçon de poudre de cannelle ou bien de perlimpinpin en rehaussait la saveur. Que voilà une pâtisserie échappée de la table du Chapelier fou ou bien des fourneaux de la Reine mère !
Point besoin d’escamoter les tuiles en pain d’épices d’une vieille sorcière pour ravir ses papilles !
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vendredi, 16 janvier 2009
Le Festin du diable

« Peau d’Âne donc prend sa farine
Qu’elle avait fait bluter exprès
Pour rendre sa pâte plus fine,
Son sel, son beurre et ses œufs frais ;
Et pour bien faire sa galette,
S’enferme seule en sa chambrette. »
[Peau d’Âne, Charles Perrault]
~
Parcourir nus pieds les Petits Appartements à la poursuite de spectres est une folle chose qui ouvre l’appétit.
Petite Scheharazade entra dans une pièce sombre et exiguë où ronronnait un vieux poêle. Elle posa sa lanterne sur le buffet près d’elle. A moins que ce ne soit les doigts glacés d’un spectre qui le lui ôtèrent.
La lanterne diffusait une lueur spectrale qui éclairait la scène. Sur une table vermoulue scintillait quelque chose de doré. Petite Scheharazade s’en approcha. Une petite galette ambrée dormait dans une assiette de porcelaine. Autour d’elle une couronne de papier rayonnait sous les regards tremblants de la lanterne. Un parfum d’amande et de pâtisserie flottait dans les airs.
Petite Scheharazade attrapa un minuscule couteau en argent et s’installa à table sans prendre le temps de lisser ses jupes. Diantre, mais qui donc pouvait sans soucier à cette heure ? Point les revenants en tout cas.
La petite galette dorée avait réveillé le démon de la gourmandise assoupi. Dans un flamboiement éblouissant il se matérialisa, étouffa un bâillement puis s’étira. Il s’assit face à Petite Scheharazade, et les deux compères mordirent à belles dents dans le gâteau des rois.
Palsambleu, quel diabolique festin !
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jeudi, 11 décembre 2008
Histoire d'un muffin
« Soon her eye fell on a little glass box that was lying under the table: she opened it, and found in it a very small cake, on which the words ‘‘EAT ME’’ were beautifully marked in currants. »
[Lewis Carroll, Alice’s Adventures in Wonderland]
~
Tandis que contrariétés et tourments tombent en cascade ces jours-ci, il n’y a rien de plus plaisant que de savourer un petit muffin chocolaté au petit déjeuner. Un délice fondant concocté - dans les arcanes sombres des cuisines - par Madame Mère uniquement pour son aînée.
Il n’y a rien de plus plaisant que de recevoir une épître que l’on n’attendait point. Un bref instant on se prend à rêver au cercle de Madame du Deffand.
Il n’y a rien de plus plaisant que de rencontrer un gentleman galant qui accompagne une Princesse perdue sur le bon chemin, et qui lui prête même un coin de son parapluie.
Il n’y a rien de plus plaisant que de voir voltiger des flocons blancs, tandis que les rues embrumées scintillent dans la nuit.
Les perfidies s’en trouvent comme anesthésiées. L'espace d'un instant.
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lundi, 10 novembre 2008
Un fruit nippon
« San zen no
Haiku wo kemishi
Kaki futatsu.
~
Sur ma table, ce soir,
Trois mille haïku à relire,
Et deux kaki mûrs. »
[MASAOKA Shiki]
~
Il était une fois un Empire lointain, cruel et raffiné. Il y régnait une déesse resplendissante nommée Amaretsu, qui vivait recluse, loin de tout mortel. Sur ces hauteurs verdoyantes la terrible divinité veillait jalousement sur l’un de ses précieux trésors. C’était un magnifique arbre qui, du haut de ses dix mètres, s’élançait à la conquête des cieux. Ses larges feuilles dissimulaient de gros fruits ronds mordorés à la peau parfois presque translucide.
Amaretsu goûtait fort ces délicieux fruits à la chair ferme et sucrée. Elle en faisait son délice quotidien. Et elle en avait fait le fruit fétiche de son empire.
Bien loin de là, dans un royaume lointain, Petite Scheharazade – les yeux dans le vague – pensait à ce conte tandis qu’elle croquait dans cette pomme nippone. Elle avait pour doux nom : kaki.
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jeudi, 30 octobre 2008
Breuvage épicé
« Ite-cho ono ga tamashii oute tobu
Dans la froidure un papillon
A tire d’aile
Poursuit son âme »
[TAKAHAMA Kyoshi]
~
Les larmes de pluie se sont taries, les vitres humides se sont asséchées. Le vent froid exhale son souffle glacé qui tente de s’introduire par les interstices des fenêtres. Le sol est jonché de feuilles d’or en décomposition et autres charognes.
Dans les tréfonds des cuisines du palais, le fourneau ronronne doucement tandis qu’une douce chaleur crée une bulle rassurante. Petite Scheharazade est là. Elle a déserté un petit moment ses appartements froids, ses parchemins et ses grimoires à la recherche d’un breuvage brûlant.
Dans une jatte de cuivre, la Demoiselle versa du lait mousseux et parfumé. Elle regarda les flammes du fourneau pourlécher la bolée cuivrée en crépitant. Lorsque le liquide laiteux se fit onctueux, Petite Scheharazade le versa dans un petit réceptacle en terre. Sur la plus haute étagère elle prit une petite boîte dans lequel étaient dissimulées quelques écorces de Ceylan. La Princesse saupoudra le nectar avec une pincée de cannelle. Le divin breuvage brûlant était fin prêt.
De retour dans ses appartements, Petite Scheharazade rouvrit son grimoire et dégusta ce philtre venu du fond des âges en se replongeant dans les frasques du Bien Aimé.
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vendredi, 03 octobre 2008
" Outrageous Chocolate Cookies "
« Il regarda par la fenêtre et ne vit plus de neige, mais des berceaux de fleurs qui enchantoient la vue. Il rentra dans la grande salle où il avoit souper la veille, et vit une petite table où il y avoit du chocolat. Je vous remercie, madame la Fée, dit-il tout haut, d’avoir eu la bonté de penser à mon déjeuner. »
[Le Magasin des Enfans, Madame le Prince de Beaumont]
~
Point d’aventure trépidante pour la Princesse aujourd’hui, mais une délicieuse recette pour rassasier les estomacs les plus alanguis.
C’est dans un de ses vieux grimoires britanniques que Petite Scheharazade a découvert cette concoction enchantée ; d’extravagant cookies et leur entremet fruité.
Selon le grimoire il fallait 220 grammes de chocolat noir, 60 grammes de beurre salé, 110 grammes de farine, 160 grammes de sucre de canne, deux œufs frais, 100 de pépites chocolatées, une pincée de levure, un peu de poudre de perlimpinpin gingembre.
Selon le grimoire, il fallait un grand chaudron de cuivre et une vasque de porcelaine, un fourneau et une grande cuillère de bois.
Petite Scheharazade lut à haute voix la recette tandis que les ustensiles s’agitaient autour d’elle :
« Dans le grand chaudron faire fondre beurre breton & chocolat.
Dans la vasque de porcelaine mêler levure, gingembre & farine.
Fouetter œufs & sucre qui se transforment en mélange mousseux.
Ajouter à cette mixture la farine & les pépites de chocolat,
Puis le chocolat fondu & onctueux. »
« Sur du papier argenté, faire une trentaine de petits monceaux
De pâte. Les mettre dans le fourneau.
Pendant une vingtaine de minutes, à 160 degrés,
Les cookies vont dorer, s’étaler et se craqueler. »
« Attention apprenti sorcier, ne point oublier
De laisser refroidir ses biscuits avant de les manipuler… »
Une petite note manuscrite – à demie effacée par les ans – était rajoutée en dessous de cette recette magique. Petite Scheharazade eut quelques difficultés à déchiffrer cette formule rédigée en lettres gothiques et qui semblait venir du fond des âges. La note disait ceci :
« Pour accompagner ces gâteaux noirs [comme] les Enfers, tu devras - Pauvre Mortel - préparer
un entremet enchanté avec les plus merveilleux des fruits.
A la limite occidentale du Monde [il] faudra aller et rapporter
Du fabuleux verger des Hespérides quelques fruits.
Au-delà des confins du Monde se trouve l’Eden
Et ses quatre fleuves, pays de délicieux fruits.
En Orient, de la cannelle et des feuilles de menthe il s'agira de trouver.
[Avec ces] denrées merveilleuses un consommé unique pourra être concocté. »
Avec ces deux mets rares, préparés en secret dans les entrailles des cuisines, Petite Scheharazade charma les papilles des convives et tout le palais succomba au péché de gourmandise…
Saurez-vous y résister ?
15:00 Publié dans Agapes & Grands Soupers | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cookies, chocolat, chocolate, gâteaux, cakes, biscuits, gingembre
mardi, 16 septembre 2008
La Mort exquise
« Ah ! s’exclama Patrick d’un ton théâtral, tandis que les convives s’installaient autour de la table de la salle à manger. Que vois-je là ? La Mort exquise ! »
~
« Elle a fait de son mieux pour que la dernière journée de Bunny soit une journée agréable. La fête d’anniversaire, et le plus merveilleux des gâteaux…
- La Mort exquise, glissa Philippa avec un frisson.
- Oui, cela y ressemblait… Elle a voulu donner à son amie une mort exquise… une petite fête, tous ses mets favoris. »
[Un Meurtre sera commis le…, Agatha Christie]
~
Il était une fois l’anniversaire d’un Roi. Le Palais était en effervescence ; des rubans et du papier de soie jonchaient le sol ; l’argenterie était lustrée et la porcelaine sortie. Il ne restait plus qu’une seule chose à concocter : le gâteau suprême.
Afin de réaliser le délice sucré, Petite Scheharazade se glissa dans la bibliothèque pour y retrouver l’exemplaire de Crème & Châtiment. Munie du précieux ouvrage, la Princesse regagna son antre pour le consulter. Tandis qu’elle le compulsait le livre s’ouvrit à la page de la Mort exquise. Une dangereuse douceur sucrée imaginée par la Reine du Crime : dame Agatha Christie.
Petite Scheharazade descendit en cuisine, le précieux ouvrage serré contre son cœur. Elle ouvrit le garde-manger où mille saveurs s’évadèrent. Elle en sortit 250 grammes de chocolat, 100 grammes de beurre doux et 50 grammes de beurre breton, 100 grammes de sucre vanillé, 40 grammes de farine, des perles de raisin au rhum et une pincée de gingembre. Dans le poulailler elle récolta cinq œufs frais.
La Princesse se posta devant les fourneaux qui ronronnaient et commença à concocter sa macabre recette, inspirée par Madame Christie.
Le banquet se révéla excellent, la chair succulente et raffinée et la Mort exquise divine et fondante à souhait. Point de cadavre ne vint troubler la paisible atmosphère du foyer et donc nul besoin de faire appel à la délicieuse Miss Marple …
07:00 Publié dans Agapes & Grands Soupers | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cuisine, mort exquise, crème & châtiment, recettes d'agatha christie, un meutre sera commis le..., miss marple, chocolat
dimanche, 24 août 2008
"What Ever Happened"
« Il n’y a pas de plus beau fil que celui des fileuses de lune. Au matin le soleil les ramasse sur les prés humides pour tisser sa chevelure. »
[Antoine de Marville]
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Le soleil dardant ses rayons de nouveau sur la cité grise, Petite Scheharazade décida de s’échapper de sa Caverne.
Après un lever tardif et une petite collation, la Princesse écouta les conseils de son miroir enchanté. Elle se retrouva vêtue d’un corsage neige, d’un jupon rose chamarré de pierreries et de pantoufles de poupées, les plus jolies du monde.
Ainsi parée, elle monta en carrosse, le cocher démarra en trombe et la voilà partie.
Petite Scheharazade se rendait au Bon Marché dans l’espoir de dénicher la malle de voyages parfaite pour une escapade au Japon, une équipée en Inde ou un tour du monde en caravelle.
Devant l’imposant édifice un portier souriant en costume rutilant ouvrit la porte à la Princesse. Celle-ci pénétra dans le hall immense ; un bruit confus lui parvenait tandis que de nombreuses dames virevoltaient ça et là.
La salle aux sacs recélait mille et une merveille, hélas la Princesse ne pût y découvrir ce qu’elle était venue chercher...
Petite Scheharazade n’avait point entendu les douze coups de midi sonner. Il était fort tard et la Princesse sentait comme des coups de couteaux dans son estomac. Elle s’esquiva légèrement, aussi vive qu’une biche.
Elle erra quelques temps sur les chemins avant d’aviser une auberge nippone. Elle poussa la lourde porte et y entra. Elle y fut accueillie avec des sourires et bientôt la table d’ébène se couvrit de mets fort alléchants, prompts à rassasier une Princesse affamée. Farandoles de poissons, bol de riz parfumé et tasses de thé réconfortèrent la pâle damoiselle. Le repas achevé elle remercia ses hôtes et poursuivit sa route.
Petite Scheharazade laissa son imagination vagabonder devant quelles toilettes enchantées, mais ne laissa point le démon de la dépense de la tenter.
Pour l’instant.
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samedi, 05 juillet 2008
" Tokyo Nights "

« Que n'ai-je un pinceau
Qui puisse peindre les fleurs du prunier
Avec leur parfum! »
[Shoha]
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Le soir après les représentations le travail, Petite Scheharazade et la troupe d’artiste s’en allaient faire ripaille.
Les agapes ne sont que plus délectables lorsqu’elles sont nippones. Pour décor, de grandes tables de bois brut, des geisha & samouraï qui paradent sur les estampes accrochées aux murs et des branches de cerisiers qui ornent les alcôves.
Comme par enchantement la table fleurit de mille & un mets délicieux voguant sur des petites barques ; soupe miso, crudités, sushi et sashimi. Le thé brûlant laissait échapper des volutes de fumées et le saké chaud faisait des clapotis dans les petites coupes.
Au dessert tandis que les convives savouraient divers sorbets glacés, Petite Scheharazade découvrait avec délice le yõkan, cette fine et savoureuse douceur à la pâte de haricot rouge azuki. Ce péché de gourmandise fond sur le palais et fait s’envoler les sens au Paradis de la Friandise …
Il ne reste plus qu’à la Princesse à alimenter son Album de Cuisine de Fées.
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