samedi, 23 février 2008
Des pommes, des pommes et encore des pommes !
Il était une fois une Petite Scheharazade qui chaque samedi matin s’éveillait au chant du coq au son strident de sa pendulette.
Après quelques étirements de chat, elle choisissait dans sa garde-robe la toilette du jour, se rendait dans la salle des ablutions où elle en ressortait peu après réveillée, pimpante, parfumée. Vite, elle s’enveloppait dans sa capeline sombre, chaussait des souliers, attrapait un panier d’osier et son aumônière remplie de deniers dorés. Ainsi parée, elle s’échappait vite du palais dans le jour encore levant …
En effet, chaque samedi elle se rendait sur le marché pour faire provision de pommes non empoisonnées. A l’aube, sur les étals les fruits et moult autres denrées trônaient fièrement comme des joyaux sur des coussins de velours. A cette heure matinale le chaland se faisait rare, ce qui est fort agréable. Les négociants souriants hélaient la Princesse et lui proposaient des dégustations culinaires.
Ses emplettes faites et son panier empli d’une montagne de délicieuses pommes, Petite Scheharazade rentrait vite au palais. Il était temps de préparer le rituel du petit déjeuner.
11:45 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Marché, pommes, apples, market, princesse, matin, emplettes.
jeudi, 20 décembre 2007
Princess Umbrella
Lorsque le ciel pleure, une Princesse ne peut décemment point folâtrer sous les trombes d’eau ; sa toilette serait fichue, sa coiffure ne ressemblerait plus à rien et de surcroît elle risquerait de tomber sous les vilains coups d’une mauvaise angine.
Bref, s’impose alors un effet indispensable et fort pratique : un parapluie. Oui mademoiselle c’est fort utile, voyez un peu Mary Poppins ! Cependant, une Princesse ne saurait se contenter d’un vulgaire accessoire miteux ou criard (my God !). Elle se doit d’arborer un article élégant, chic, glamour, princesque en fait.
Et pourquoi ne point découvrir une perle dans sa boutique de Princesse préférée ? Une ombrelle-parapluie rose et blanche toute droite sortie d’un Conte de Fées …
Un vœu exaucé et donc à retirer de la liste de souhaits désormais.
19:00 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Parapluie de princesse, parapluie BTSSB
vendredi, 14 décembre 2007
A new fairy friend
“She was a little startled by seeing the Cheshire Cat sitting on a bough of a tree a few yards off. The Cat only grinned when it saw Alice . It looked good-natured, she thought: still it had very long claws and a great many teeth, so she felt that it ought to be treated with respect. ”
[Alice ’s Adventures in Wonderland, Lewis Carroll]
Une nouvelle créature féerique a rejoint la Caverne de Petite Scheharazade et ses merveilles. Il s’agit du pourpre et malicieux Cheshire Cat.
Découvert lors d’une escapade sur la Plus Belle Avenue du Monde en compagnie de Dame Gertrude, son air coquin fit craquer les deux Demoiselles et il les suivit sans se faire prier. De belles aventures féeriques en perspective …
mardi, 13 novembre 2007
Journée féerique [Part II]
Après s’être arrêtées au Temple de la Beauté, Petite Scheharazade et Dame Gertrude s’envolèrent pour le Boulevard Haussmann, haut lieu des belles demeures et du luxe. En effet, une fée leur avait murmuré que les métamorphoses de Noël avaient commencé … Téméraires, elles s’y rendirent alors, prêtes à exposer à leurs prunelles un trop plein de féerie.
Hélas, bien que quelques devantures soient un hymne au rêve, la plupart furent une déception ; nulle magie, nulle féerie en comparaison des compositions de l’année passée. Certaines semblent même émerger d’un cauchemar, tel les caribous-chasseurs au rire sardonique.
Mais, peut-être que les vitrines dissimulées recèlent quelques trésors enchanteurs … ?
19:00 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Vitrines de Noël, Boulevard Haussmann, Modern Geisha, Japon, fauve géant, soleil levant.
jeudi, 01 novembre 2007
Un dimanche féerique (suite & fin)
La suite des aventures magiques de Petite Scheharazade & Dame Gertrude.
Avant de se rendre à Halloween Town, elles décidèrent de déguster un breuvage brûlant et réconfortant dans une gargote, n’ayant point assez de deniers pour déguster un thé Marie-Antoinette dans un Salon de Princesse. Si le cadre était agréable ; miroir doré et douce chaleur bienheureuse, il n’en fut pas de même de des individus présents. Tranquillement à leur papotage malicieux, Petite Scheharazade & Dame Gertrude furent indisposées par des harpies négligées, vulgaires et grossières qui, faisant fi de toute délicatesse, tempêtèrent pour s’emparer de leur place. Mais, nullement impressionnées par ces donzelles de seconde catégorie, sans classe ni grâce aucune, Dame Gertrude et Petite Scheharazade n’obtempérèrent point et s’en furent la tête haute sans céder à ces furies, seulement après avoir terminé leur collation.
Ayant ensuite pris congé de Jack et Sally, nos deux princesses allèrent flâner dans une boutique de beauté, puis elles s’attardèrent dans l’Echoppe Disneyienne qui regorge de Mille & une Merveilles Féeriques. Des trésors leur firent les yeux doux, comme un coquin Chat de Cheschire ou une Fée Minnie, cependant elles résistèrent héroïquement à la tentation, et s’en furent les mains vides, mais des paillettes dans les prunelles, enchantées de cette journée féerique entre princesses.
14:35 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : Ladurée, macarons, thé, Disney Store, Cheschire Cat, princesses, shopping
lundi, 15 octobre 2007
Immense ire
Petite Scheharazade peut sembler douce et souriante, cependant elle est tout à fait capable de se métamorphoser en Reine glaciale et cynique lorsque l’on abuse de sa bienveillance.
Pour accroître ses deniers et agrandir sa collection de toilettes enchantées et d’ouvrages anciens, Petite Scheharazade avait ouvert une échoppe dans une Baie fort peuplée. Même si ces quelques menues ventes ne l’enrichissaient point puisque le monarque de ce pays prenait une commission. Bref, lorsqu’une négociation atteint environ dix écus, notre Princesse saute de joie (sans perdre sa dignité quand même !). Or, c'est à ce moment que les mésaventures surviennent, puisqu’il s’avère que ladite acquéreuse s’est enfuie de la Baie sans une explication et en particulier sans payer son dû. Petite Scheharazade reste alors avec un corsage de plus dans sa boutique et une rage sourde qui couve …
Grimoires & potions ne seront point de trop pour laver cet affront.
11:30 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : colère, ebay, vente, gothic lolita, sorcière, princesse
jeudi, 27 septembre 2007
Au Pays de la Tentation
Il était une fois une Petite Scheharazade qui, pour passer le temps, décida de se rendre au Pays de la Tentation. Elle n’écouta point les mises en garde de Monsieur & Madame ses parents, ni les suppliques de son réticule qui lui dépeignirent les dangers et les embûches de ce Pays.
Cependant, Petite Scheharazade était est une jeune fille têtue (faut bien avoir des défauts quand même, nan ??) et elle n’accorda aucune attention à ces extravagances thésaurisatrices. Donc, la voilà partie vers les Galeries L., Pays de la Tentation peut-être, mais Pays du Luxe sûrement. Pour y aller il faut d’abord descendre dans les entrailles de la Terre, là où de longs boyaux obscurs illuminés d’une lumière glauque blafarde vomissent des flots de populations diverses et gesticulantes (zut, je n’aurais pas dû laisser mon Tapis Volant à la maison …). Après un fort long voyage (oui, le Pays de la Tentation est un pays fort fort loin. C’est pour tester ta résistance psychique en fait …), Petite Scheharazade émerge devant les lourdes portes de ces Galeries L. La chasse flânerie peut commencer.
C’est un réel délice pour une petite princesse que de déambuler dans des allées lumineuses, propres et claires où s’étalent de part et d’autre des monceaux de trésors qui font briller ses yeux. Comment ne point être tentée de toucher, d’effleurer pareilles merveilles ? Au détour d’une allée, Petite Scheharazade s’arrête éperdue d’admiration : les créations de la Fée Viviane Vivienne Westwood lui font face. De splendides manteaux, des vestes merveilleuses, des sacs incroyables, des parfums enchanteurs … si ce n’est point le paradis, cela lui ressemble étrangement. Plus loin, ce sont les escarpins, chaussures et autres bottines de Chanel qui l’appellent ; du velours noirs, bleu nuit, des boucles, des rubans, des lacets … Rester une princesse, rester digne, interdiction de baver c’est anti-glamour !
Encore plus loin ce sont les boutiquières parfumeuses qui appâtent le chaland attirent les clients avec leurs potions luxueuses. Petite Scheharazade se laisse tenter par l’éloquence aimable de la dame chez Kenzo.
Plus tard, le voyage s’arrête, il est temps de rentrer au Palais boire un thé et se reposer, des étoiles encore plein les yeux …
11:15 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Shopping, boutiques, galeries lafayette, fée, princesse, cendrillon, robe de bal
mardi, 04 septembre 2007
Une semaine comme une Princesse ...
Et non, je n’ai point déserté ma Caverne pour courir le guilledou (encore que). J’ai simplement répondu à l’invitation de Monsieur & Madame mes grands-parents paternels ; une semaine dans leur humble demeure (non pas dans la Diagonale du vide, mais en Champââgne. Tout de suite c’est plus smart, dixit le Prince Jean). Grands-parents qui ne me voient jamais, il faut bien le dire. D’abord sceptique, j’ai joué le jeu et accepté par politesse et finalement j’ai été choyée comme une la véritable princesse que je suis.
Officiellement je ne m’y rendais que pour admirer, avec mon savoir d’historienne fraîchement diplômée en Licence 3, la vieille ville de Troyes avec ses demeures médiévales que je tuerais n’importe quel quidam pour en habiter une, ses mille & une églises gothiques et sa collection d’ouvrages anciens (comment ça j’ai été influencée par Madame X. professeur d’Historiographie médiévale? Point du tout, du tout). Officieusement, je me disais qu’une petite grande excursion dans les boutiques champenoises serait tout aussi intéressante …
Bref, Petite Scheharazade se retrouve une semaine en Champagne avec une énorme valise qui déborde de toilettes (on peut rencontrer le Prince charmant au détour d’une ruelle, on ne sait jamais), un sac rempli de carnets, d’aquarelles et moult autres accessoires qui font que je ne suis jamais une touriste (eerk) mais une voyageuse c’est quoi ce sourire ironique ??), et un sac rempli de chaussures (voir post précédent). Quitte à se faire amener par un chauffeur (Monsieur Papa) plutôt que par Madame SNCF, autant en profiter. L’aventure peut alors débuter.
Et c’est vrai, pendant une semaine je me suis sentie comme une petite princesse que l’on gâtait. Nous avons déambulé dans la ville médiévale troyenne à la rencontre du passé (et non, je n’ai point vu le fantôme de Chrétien. Dommage, je l’aurais bien invité à boire un thé pour lui demander comment il comptait terminer son Perceval). De ces maisons, hôtels particuliers, églises, jardins, je ne retiens qu’un mot : magnifique. J’aime le Moyen Âge.
Mais, je vous vois venir ; « et la gastronomie dans tout ça ? ». Ben oui, une princesse ne peut décemment vivre sans une table raffinée (sinon elle perd son essence de princesse, c’est logique faut suivre les enfants). Et pour un délicat palais quoi de mieux que le Champagne ? Cela tombe bien, c’est une de mes boissons favorites (j’ai toujours trouvé ça chic). J’ai aussi découvert le ratafia au Champagne, ce n’est pas mauvais non plus. Et pour les mets, mes plats favoris apparaissaient sur la table magique ; saumon, riz aux épices, tarte aux pommes, pommes. Choyée comme une princesse je vous dis.
Et, détail important pour la garde-robe d’une princesse, n’oublions pas les emplettes vestimentaires. A Troyes se trouvent une mini vallée magique pour les filles : les magasins d’usines. C’est-à-dire, une immense zone commerciale où les boutiques vendent leurs collections bien moins chères (je vous laisse un instant pour imaginer les ravages que l’on peut y faire). Dans cet univers magique, j’ai pu accroître ma (modeste) garde-robe de tee shirts Petit Bateau (hu, hu, hu je peux mettre du 14 ans), d’un élégant manteau noir de poupée et (Grâal ultime, pour moi) d’un magnifique pantalon en velours noir Zadig & Voltaire (wow, j’adore cette boutique). Et comme les princesses ne peuvent toucher à l’argent (cf. Jasmine dans Aladdin. Oui, je suis Disney addict, et alors ?), je n’ai pas dépenser un cent. Arigatôô Monsieur & Madame mes grands-parents. Sûr, maintenant je suis toute mignonne comme une poupée pour aller en cours (non, non, je ne me vante point).
Des semaines comme cela, j’aime tout simplement.
Sinon, j’ai failli visiter le château de la fée Mélusine. Failli, car elle n’était point là. Damned.
21:40 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Champagne, troyes, shopping, zadig & voltaire, princesse





















