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samedi, 29 mars 2008
Une petite pantoufle bien seule ...
Oyez, oyez gentes damoiselles ! Petite Scheharazade est au regret de se séparer de ses magnifiques souliers de Princesse ou de Reine du bal. Hélas, il s’avère qu’elles sont trop grandes pour elle et il ne lui sied guère de jouer à Cendrillon …
De couleur ébène & neige, elles possèdent au creux de leur semelle un petit chat porte-bonheur. Elégantes avec leur 8,5 centimètres de talons, elles sont faites pour une ravissante princesse chaussant du 39, voire un 38,5. Elles n’ornèrent les pieds de Petite Scheharazade qu’une seule nuit, lors d’une réception mondaine ; les semelles sont ainsi propres et lisses, comme au premier jour.
Petite Scheharazade avait déboursé environ 55 écus pour ses merveilles. La demoiselle qui souhaite les acquérir les recevra en échange d'un chèque de 50 écus plus les frais d’envoi. Pour ce faire, envoyer à la princesse un hibou (rendez-vous dans A Propos pour l’adresse) et si vous désirez vraiment les adopter Petite Scheharazade s’en ira s’enquérir des frais postaux. Et ainsi ces souliers pourront retourner au bal ...
~
« Le prince la suivit, mais il ne put l'attraper. Elle laissa tomber une de ses pantoufles de verre, que le prince ramassa bien soigneusement. »
[Charles Perrault]
07:00 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note | Tags : tuk shoes, vente, écus d'or, princesse, bal
jeudi, 27 mars 2008
" Dance of Fate "
Une fois n’est pas coutume, ce n’est point un Gaston mais un gentilhomme que Petite Scheharazade a rencontré.
C’est un costume d’amazone et non une toilette de bal que la Princesse avait revêtu pour courir à ses emplettes et autres obligations, avant de se rendre sur les bancs du Temple du Savoir.
Ô miracle ! Le voyage se déroule sans encombre en la plaisante compagnie d’Oberon & Titania. Nul pourceau malodorant, nul libidineux bellâtre pour perturber ce moment. (Quoiqu’il en soit, l’impudent aurait tâté de la massue-de-Laura Marconi. Non mais !) Arrivée à bon port, Petite Scheharazade saute sur le quai. Il est temps de rejoindre l’échoppe ferroviaire. Ô miracle ! L’attente ne s’éternise point. Cinq à dix gouttes eurent juste le temps de s’écouler dans la clepsydre et c’est déjà le tour de Petite Scheharazade. Le visage rayonnant, la demoiselle prend place au guichet.
Il s’avère intéressante surprise que le commis est fort plaisant. La conversation, qui tend au badinage est charmante. Pour le gentil damoiseau, la Princesse ne peut être qu’une ballerine.
« Hélas non, je ne suis point petit rat de l’Opéra.
- Soit. Alors vous devez certainement être musicienne.
- Nenni. Pas plus musicienne que ballerine. (Même si jouer de la harpe ou me métamorphoser en princesse Odette m’aurait sied à merveille …).
- Oh. Sourire penaud.
- A défaut d’être harpiste ou étoile, il s’avère que je suis une naïade (oui, j’ai du sang de sirène, vous avez oublié ??). Sourire malicieux. »
L’échange se poursuit ainsi aimablement. Mais il est déjà temps de prendre congé. Sourires échangés. Puis Petite Scheharazade franchit radieuse le seuil de l’échoppe …
… Arrête de rêver il est grand temps de retrouver le Temple du Savoir.
07:00 Publié dans Moi, Je & mon égoïsme | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : ballerine, musicienne, princesse, rencontre, disney, steadfast soldier
mardi, 25 mars 2008
"Harajuku Girls"
Une ou deux journées de liberté - sans contrainte, sans leçon à apprendre et sans lingerie à vendre- parfait pour que Petite Scheharazade & Dame Gertrude puissent vivre de nouvelles aventures. De nouvelles péripéties fort longues et dignes de Sweet Lolitas nippones.
12 h : Le soleil est au zénith même si c’est Dame Pluie qui est de sortie. Petite Scheharazade & Dame Gertrude doivent se retrouver devant le Temple du Savoir.
12 h 15 : Dame Gertrude arrive enfin. Retrouvailles, papotages, rires et autres futilités de filles sont de mise.
13 h : Les deux princesses, toutes pimpantes, s’engouffrent dans les entrailles de la Terre en musique ; une irrésistible envie de flâner aux Grandes Galeries s’est emparée d’elles.
13 h 22 : Après moult détours dans ces tréfonds souterrains, Petite Scheharazade & Dame Gertrude émergent devant les lourdes portes du Temple du péché & de la consommation. Telles des papillons attirés par des effluves sucrées, nos deux héroïnes se dirigent vers les étals de parfumeries.
13 h 36 : Mille & un flacons de cristal, des couleurs éclatantes, des senteurs divines … tout est fait pour faire tourner la tête à la plus sage des demoiselles !
13 h 59 : Petite Scheharazade & Dame Gertrude réussissent après moult efforts à sortir de ce labyrinthe parfumé. Point de Gorgone à défier, mais des armées de créatures souriantes et maquillées prêtes à tout pour vous faire succomber aux tentations de la dépense… Nos deux princesses ressortent avec leur aumônière non vide, parfumées et avec un khôl en cadeau.
14 h 33 : Les prunelles remplies d’étoiles, comme pourraient l’être celles de Lady Oscar, Petite Scheharazade & Dame Gertrude décident d’aller admirer les toilettes et fanfreluches de Madame Vivienne Westwood.
14 h 44 : Oui, nos deux demoiselles ont snobé l’ascenseur pour les escaliers …
14 h 46 : Il est là devant elles … le comptoir dévolu aux créations de l’excentrique britannique. On ne sait où donner de la tête ; ce n’est que pluie de sacs magnifiques, de parures étincelantes, de toilettes aux coupes improbables.
15 h 05 : Béates d’admiration devant un somptueux sac rose poudré, or et blanc, les deux princesses ne voient point le boutiquier s’approcher d’elles.
15 h 07 : Un malicieux sourire aux lèvres, des chaussures rubis et un costume original, le vendeur entame la conversation. Fort aimable et amusant, il répond avec plaisir à toutes les questions de Petite Scheharazade qui veut-ce-sac-absolument-dès-qu’elle-aura-300 deniers-à-dépenser.
15 h 31 : Petite Sheharazade & Dame Gertrude prennent à regret congé de l’accueillant boutiquier afin de poursuivre leur chemin.
15 h 47 : Les yeux emplis de magnifiques toilettes, les deux princesses quittent le Temple du péché & de la consommation pour un autre univers féerique : le Monde de Disney.
16 h 01 : Les joues rosies par le froid, Petite Scheharazade et Dame Gertrude pénètrent dans l’échoppe colorée. Hélas, la foule y est compacte et discordante. Tant pis. Les deux demoiselles se fraient un chemin à coups de coudes là où siègent Ariel, Aurore & les autres Princesses.
16 h 23 : Ouf, elles atteignent enfin le lieu convoité. Des nouveautés féeriques les font s’émerveiller … mais Petite Scheharazade apprend d’un plaisant vendeur que le rigolo Polochon n’est plus. Tudieu ! Mais comment peut-on omettre Polochon dans ce Paradis des peluches alors qu’il existe même le crocodile du Capitaine Crochet ?? Heureusement que le Seigneur de cet endroit n’est point là, sinon il aurait pris une rouste princière !
16 h 52 : Moult objets font envie aux deux princesses fauchées ; des tasses à café Cheschire Cat, une boule de neige Ariel, des diadèmes …
17 h 03 : Il est temps de rentrer, c’est l’heure du goûter.
17 h 33 : Echevelées, les ballerines en feu, affamées, Petite Scheharazade & Dame Gertrude s’écroulent avec délicatesse (ça c’est de l’oxymore !) dans le canapé de cette dernière.
17 h 48 : Des petites agapes sucrées devant l’étrange lucarne voilà de quoi réconforter des princesses exténuées. Et rien de tel qu’un délicieux film comme Shimotsuma Monogatari, en compagnie de la Sweet Lolita Momoko et de la Yankee Ichiko pour s’évader dans un univers rococo, déjanté et nippon !
Ces péripéties s’achèvent là, mais il en va autrement pour les aventures de Petite Scheharazade & de Dame Getrude …
Pour cet épisode ont été utilisés :
- six pommes,
- quatre mandarines,
- un Kinder bueno,
- neuf litres de thé à la cerise,
- deux paires de ballerines
- un appareil photo,
- quelques sous
- mille & un sourires
- et autant d’éclats de rire.
07:00 Publié dans Mondanités | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : belle marianne & dame gertrude, emplettes, shopping, galeries lafayettes, vivienne westwood, disney store, polochon
samedi, 22 mars 2008
Sac à malices ou sac à délices ?
Shunran no hana torisutsuru kumo no naka
Je cueille des fleurs d'orchis au printemps
Et les jette
Dans les nuages.
[Sei Imai]
Des émissaires du Pays du Soleil Levant sont venus apporter à une petite princesse un souffle printanier ; un ravissant sac au divin charme d’antan.
Couvert de roses, il se marie à merveilles dans le boudoir de Petite Scheharazade, telle une relique du XVIIIe siècle ou à un trésor d’une favorite royale. La délicate rose neige, rose de Versailles, rappelle les fleurs préférées de la belle marquise de Pompadour et son goût pour les jolies choses raffinées.
Enfin, Petite Scheharazade peut s’enorgueillir de posséder un exquis compagnon d’emplettes et de sortie. Fini les vieilles besaces usées et rapiécées !
07:00 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note | Tags : sac baby the stars shine bright, sweet lolita, harajuku, tokyo, japon, princesse, boudoir
jeudi, 20 mars 2008
Chez Madame Geoffrin ?
Même si Petite Scheharazade était dépitée que Mam’zelle Poupée ne soit point invitée au Temple du Livre, elle désirait rencontrer (de nouveau) un personnage fantasque : Amélie Nothomb.
Or, il lui fallait faire vite ; ses obligations à la boutique débutaient de bonne heure ce jour là et la Reine Boutiquière ne plaisante point avec la ponctualité. On ne badine pas avec la politesse et les bienséances ! Quoiqu’il en soit voilà la jeune demoiselle aussi pressée qu’un célèbre Lapin Blanc.
Les lourdes portes sont là devant elle. Le seuil franchit c’est une véritable cacophonie qui assaille les oreilles, une odeur âcre qui prend à la gorge. Mais qu’importe puisque en cet endroit regorgent mille & un ouvrages, des revues et des auteurs. Petite Scheharazade jette un rapide coup d’œil à cet univers lettrés et court rejoindre la tribune dédiée à Dame Nothomb.
Hélas, malgré ses deux heures d’avance une petite foule compacte et jacassante est déjà là. Tudieu, mais sont-ils arrivés à l’aube ?
Petite Scheharazade s’installe aussi confortablement que possible et l’attente commence en compagnie de Madame Christie. De temps à autres, Petite Scheharazade lève la tête et observe ses contemporains qui flânent gaiement, étourdis par tous ces livres ; de la Sweet Lolita aux ballerines blanches qui pépie avec son amie à l’élégante parisienne en passant par l’adorable couple japonais aux atours fabuleux, il y a moult personnages intéressants à étudier.
La longue attente semble prendre fin lorsque Dame Nothomb apparaît ; fantasque, fantaisiste, extravagante. Telle une reine fantasmagorique, elle s’avance en cortège, sa toilette ébène virevoltant à chacun de ses pas, chapeauté d’une extraordinaire capeline sombre ombrant son visage et avec un malicieux sourire sur les lèvres. Elle salue avec plaisir la petite cour qui patiente, puis s’installe sous le dais qui lui est octroyé, tandis que des gorilles gardes du corps prennent place près du trône et que des laquais lui présentent une flûte de Champagne. Toute l’assistance assiste alors médusée à la déclaration d’amour d’un troubadour déjanté qui, après quelques vers médiocres, repart aussi vite qu’il est apparût.
C’est enfin au tour de Petite Scheharazade de s’avancer jusqu’à la tribune. Pour la troisième fois, elle se retrouve face à cette reine fantasque dont l’univers onirique alimente sa rêverie nippone et étrange. Dame Amélie paraphe de sa plume sinople un des ouvrages que Petite Scheharazade avait dévoré cet été. Après un dernier sourire espiègle, il est temps pour Petite Scheharazade de remonter sur son Tapis volant, puis de s’envoler au plus vite vers son labeur.
Il est temps de reprendre son rôle de boutiquière enjouée …
07:00 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note | Tags : salon du livre, amélie nothomb, reine, lapin blanc
mardi, 18 mars 2008
Des soucis en pagaille ! (part II)
De ce ciel bizarre et livide,
Tourmenté comme ton destin,
Quels pensers dans ton âme vide
Descendent ? - Réponds, libertin.
[Baudelaire]
Dame Ire, Dame Déception & Dame Inquiétude se sont installées avec aise dans le boudoir de Petite Scheharazade. Amenant dans leur escorte, leurs malles et leurs paniers tout un apanage de frustration, de dépit et de colère. Un équipage qui éclipse toutes les jolies choses et les petits bonheurs de ces deux jours passés.
Les Suzerains gougnafiers, qui avaient employé ses services de Demoiselle d’accueil, font la sourde oreille ; les deniers promis ne sont toujours point versés alors que Petite Scheharazade a envoyé une nouvelle fois tous les manuscrits nécessaires …
La bonté est certes une vertu, mais Petite Scheharazade ne travaille point gratuitement comme potiche souriante !
10:15 Publié dans Moi, Je & mon égoïsme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
samedi, 15 mars 2008
Un cadeau merveilleux
Quel doux plaisir que de rentrer dans son palais après une dure journée de labeur et de découvrir, niché au cœur de sa boîte aux lettres, un petit paquet délicatement enrubanné. Soudain, toutes les contrariétés semblent s’envoler …
Vite, vite, Petite Scheharazade s’enferme dans son boudoir, s’installe confortablement et pose le paquet précieux sur son bonheur-du-jour. D’un blanc neigeux, il comporte tout de même un indice : Lilypast. En un tour de main le fourreau blanc gît à terre ; Petite Scheharazade découvre émerveillée une épître parfumée, illustrée avec féerie. Une véritable invitation à un bal fantasque et étrange. Elle découvre aussi un petit présent enveloppé d’un voile de fée ; feuille mordorée où danse un feuillage argenté. Un parfum subtil semble s’en détacher …
Mais il serait temps d’abandonner l’expectative et de déchirer tout ceci, non ??
Mais l’ouverture se fait avec délicatesse ; une Princesse reste une Demoiselle en toute circonstance et ne se métamorphose point en Gebhard le Barbare voyons. A l’intérieur de l’écrin doré se cache une chaussette de farfadet. Noire à pois roses, elle laisse s’échapper (encore) deux ravissants petits paquets.
Dans le premier, Petite Scheharazade découvre, des étoiles dans les prunelles, une parure de Blanche-Neige ; un ruban de couleur sang et de dentelle immaculée où se balance délicatement une petite pomme à croquer.
Dans le second, Petite Scheharazade découvre, des paillettes dans les yeux, un bijou digne de la Marquise de Pompadour ; un ravissant ruban de satin vert et pourpre à nouer autour du poignet.
Ces joyaux dignes d’un conte de fée du XVIIIe siècle sont encore plus beaux, lorsque l’on sait que ce sont les blanches mains de Lilypast qui les ont concocter …
07:03 Publié dans Le coffre aux joyaux | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : cadeau princesse, collier de contes de fée, blanche-neige, pomme, ruban, marquise de pompadour.
jeudi, 13 mars 2008
Merci, mais non merci.
Il était une fois une Petite Scheharazade fort pressée de se rendre au Temple du Savoir. Sa besace noire de sorcière voltigeant à son épaule, elle courait, le vent jouant malicieusement avec sa chevelure. Tudieu, pensa la demoiselle, je vais encore arriver toute échevelée ! Ma foi tant pis. Si seulement je n’avais point chaussé des talons. Vite, vite, vite, toujours plus vite, Petite Scheharazade gravit les marches qui mènent au quai. Le monstre d’acier rugit. Il est prêt à partir.
Petite Scheharazade réussit tant bien que mal à s’engouffrer à l’intérieur de la bête. Il était temps. Le ventre de la bête se referme derrière elle dans un claquement sec.
Les joues en feu, Petite Scheharazade s’effondre s’assit avec grâce sur la banquette brune. Les premières notes de Part of Your World résonnent à ses oreilles, la Princesse ouvre sa besace et délicatement en retire son exemplaire de Drame en trois actes. Le court voyage s’annonce plaisant.
Or, [et c’est là que l’élément perturbateur entre en scène sinon ce ne serait point drôle !] un mouvement vif fait soudain lever les yeux de Petite Scheharazade. Intriguée, la demoiselle voit un individu plus tout jeune gesticuler devant elle, tel un pantin désarticulé. De sa bouche grimaçante ne sort nul son. Perplexe, la Princesse perce sa bulle musicale pour tenter de comprendre les raisons de cet étrange comportement. Ô miracle ! Le sieur parle !
« Auriez-vous un stylo mademoiselle ?
- Oui, attendez voir … (la semaine dernière un mouchoir, aujourd’hui un stylo. Que va-t-il encore m’arriver ??)
- Je vous ai attendue sur le quai !
- … ? ([froncement de sourcils de la Princesse]
- Vous auriez pu me remercier au moins !
- Euh … [regard de biche traquée] (mais bigre, de quoi me parle-t-il ?) La Princesse jette un discret coup d’œil à droite et à gauche, mais hélas … aucun preux chevalier à la rescousse !
- Mais oui, je suis le conducteur du train. Je vous ai attendue tout à l’heure lorsque vous courriez. Vous auriez pu me remercier au moins !
- Ah … c’est à dire que …
- Vous auriez pu quand même me remercier !
- Merci de m’avoir attendue. Mais bon, je ne vous avez point vu, j’étais bien plus préoccupée par le départ imminent du monstre d’acier (pour me soucier de tout ce qu’il y avait autour). Merci quand même. »
Le sieur semble se radoucir. Il sourit.
- « Ce n’est pas grave dans ce cas. Voulez-vous peut-être visiter la cabine des commandes ?
- Euh … merci, mais non merci. »
Sourire éblouissant de Petite Scheharazade. Rideau.
07:00 Publié dans Moi, Je & mon égoïsme | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : gaston, retard, princesse, part of your world, lamu
lundi, 10 mars 2008
"Be our guest !"
Dame Gertrude est bénie des Fées : son Prince lui avait offert un coffret enchanté contenant un grimoire. Grimoire banal ? Non. Ouvrage délicat et illustré présentant les plus beaux châteaux où elle pouvait passer deux jours merveilleux. Le choix de Dame Gertrude fut fort difficile, elle sollicita l’avis de Petite Scheharazade. Finalement elle jeta son dévolu sur le magnifique château de Rigny, où elle s’envola pour deux fabuleux jours avec son Prince. La veinarde !
Petite Scheharazade s’est alors glissée dans le personnage d’un reporter pour lui faire cracher le morceau s’enquérir de ses impressions .…

~ Pourquoi avoir jeté ton dévolu sur ce château en particulier ? Choix d'une boule de cristal ou coup de coeur absolu ?
Rhoo tu sais quand on reçoit comme cadeau de Noël une smart box "week-end gastronomique au château" et qu'on a le choix entre "45 châteaux et demeures", y'a un ptit côté "c'est le jeu ma pauv' Lucette" (Allez chéri je me lance...tournage de globe propice_ ici de pages_...eh bien ce sera le château de Rigny, à défaut d'arriver à faire un choix plus sélectif entre mes dix châteaux coup de coeur. "Ah nan encore!!»). La blasée attitude quoi!
~ Quels atours, toilettes et parures emporter dans ses malles pour un week-end féerique? Il faut bien être superbe, irréelle et royale quand même. Point de corsage « Vivement les Vacances » j’espère …
Eh bien j'avoue que j'ai pas mal hésité: bon on est dans un château, oki, donc tenue chic oblige, mais en même temps, c'est un château dans un trou paumé, dans un village si petit que nous fûmes accueillis par des enfants émerveillés, s'époumonant et trépignant "y'a une voiture!!" (On aurait presque dit une princesse dans son carrosse se faisant admirer par la foule. Ciel ! Vite un petit re re re coup de maquillage ! Merci mes braves votre sollicitude me touche!), et si petit que sans le Tom Tom gentiment prêté par le Papa de mon Prince-tout-pourri-tout-gâté, notre dîner gastronomique se serait fini en camping dans les champs avec option chasse si des lapins se présentaient (même pô besoin de chasse d'ailleurs vu le nombre de bestioles écrasées sur la route!).
Bref, cette dernière considération, me faisait hésiter : tenue ‘crado Cendrillon’ ou ‘apparat Giselle’ ?? J'ai décidé d'embarquer un mixte des deux (miss indécise, bonjour), et finalement je n'ai mis que mes tenues décontractées (quelle honte j'avoue, je déshonore la gente féminine!!!) (Gertrude ! Tu as besoin du manuel de la Parfaite Petite Princesse …)
~ Et à ses côtés, sur quel compagnon porter son choix ? Son Prince Charmant, son ours en peluche ou les deux ?
L'ours en peluche n'est pas nécessaire si vous êtes déjà propriétaire d'un prince charmant, mais il faut cependant prendre ses précautions: tout comme la roue de secours s'avère très utile lors de la crevaison d'un pneu, l'ours peut éviter le drame de la nuit solitaire dans les cas suivants:
# Votre prince a une légère tendance a ronfler quand il a bien festoyé (bon c'était pas mon cas, ouf!!), vous êtes donc dans l'obligation de l'envoyer pousser son somme un petit peu plus loin, et pourquoi pas...dans le donjon?
# Votre prince se transforme en crapaud (les animaux ne sont pas autorisés dans des lieux de ce standing).
# Votre prince vous quitte pour une quête mystique en pleine journée (y'en a qui prennent la grosse tête d'un coup, on sait pas pourquoi).
# Ou encore, il se laisse ensorceler par une vieille bique de sorcière et vous quitte!
Et oui, dans un univers féerique rien n'est jamais vraiment acquis ou sûr... d'ou l'importance de dormir TOUJOURS avec un nounours!
~ Etait-ce un véritable décor de contes de fées ? Ambiance palais d’Aurore ou chaumière des Nains ?
Hi hi! Oui le château était magnifique, un super jardin d'hivers pour prendre le petit déjeuner le matin, avec vue sur le parc et son étang ou nagent oies et cygnes (The Swann Princess^^), le hall et la salle de ripaille aussi étaient tous deux somptueux. La chambre par contre ne se trouvait pas dans le château même mais dans un bâtiment annexe, et donc n'était pas dotée du même charme de l'authentique, mais bon c'est pas grave, elle était très bien quand même (déco sur le thème Monet, grande taille avec porte fenêtre accédant directement sur le parc, hein, c'est pas encore le Novotel!!)
~ Quel fut le jour ou le moment le plus magique ? Du rêve ! Du rêve !
Je pense au dîner! (ça y est je suis cataloguée bouffie) assez impressionnant : des tables magnifiquement dressées, avec des nappes du 19ème, l'argenterie of course, la chandelle (so romantic) sur la table, une ambiance très intime (nous étions seulement cinq couples), les serveurs tirés à quatre épingles, avec un balais dans le cul comme on les aime, une ribambelle de cuillères, fourchettes couteaux, assiettes, là, sous vos yeux, à ne plus savoir ni quand ni comment les utiliser (je crois que j'ai pris la simili cuillère à tarte pour manger le poisson), et des plats aussi agréables à regarder qu'à manger …
~ Quelles créatures ensorcelées as-tu pu croiser, photographier ou admirer ?
Rhoo, et bien au château, les êtres de l'autre monde n'ont eu qu'à bien se tenir, car mon preux chevalier était bien aux aguets! Cependant, le château étant près de Dijon, nous y avons fait escale afin de tâter de la chouette magique! Une petite gargouille de pierre sculptée à hauteur de main sur une des façades de la magnifique église médiévale de Notre Dame, qui porte bonheur à tout téméraire vagabond qui, errant dans les petites ruelles étroites et sombres de ses parages, se hasarde à la toucher!
Gniak ! Je ne vous dirais pas ce que j'ai souhaité!
~ Un mot, une phrase finale pour décrire ce séjour dans un château ?
Hi hi, ça en jette hein!!!! (J’adore me faire détester).
La prochaine fois Gertrude emmène Petite Scheharazade dans tes valises s’il te plaiiit …
07:00 Publié dans Conversations épistolaires | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : château, palais, princesse, prince, interview, féerie, créatures magiques
jeudi, 06 mars 2008
Rencontre avec un Gaston & féerie médiévale
Un nouveau jour, une nouvelle aventure pour Petite Scheharazade & Dame Gertrude.
En cet après-midi de mars froid mais ensoleillé, Petite Scheharazade se rend d’un pas léger vers le quai attendre le monstre d’acier qui l’emmènera rejoindre Dame Gertrude. La Princesse ne prête point attention à la population qui l’entoure, grimpe dans le ventre du monstre hurlant, s’installe sur un siège et se plonge dans un ouvrage de la Reine du crime, Madame Christie.
Hélas, trois fois hélas. Petite Scheharazade aurait dû se méfier. Se méfier oui de cet individu qui lui avait jeté un coup d’œil sur le quai, s’était assis à ses côtés alors que moult sièges étaient vacants. Et voilà le quidam qui se met à pérorer, à faire à notre Petite Princesse de grandes déclarations. Sourire contraint, Petite Scheharazade se demande comment se libérer de ce bourbier. Mais pourquoi ce perroquet n’est –il point un soldat du feu (que semble affectionner la malicieuse Oopsgal (^^)) ; un Prince des Temps Modernes ou bien un charmant flibustier ? Décidément, les Fées du Destin sont bien capricieuses !
Heureusement, le monstre d’acier arrive à bon port, d’un pas leste Petite Scheharazade saute sur le quai et cours rejoindre Dame Gertrude. Il est temps de s’envoler au Moyen Âge.
Les deux Princesses pénètrent émerveillées dans le superbe hôtel de Cluny, là où la féerie médiévale s’est installée. Foulant le parquet de miel, les deux amies découvrent un univers enchanté ; lourds coffres de chêne ; somptueuses tapisseries aux motifs courtois ; statues religieuses énigmatiques ; ou encore vitraux étincelants. Leur imagination s’envole devant les peignes d’ivoire, les parures d’or et la vaisselle raffinée. Les colonnes gothiques et les arcades de pierre les transportent en plein Conte de Fées lorsque, au détour d’une niche de pierre et d’un lit de velours, se dresse dans tout son éclat une rose d’or ; celle que la Fée offrit à la Bête ? Quelle merveille de voir devant ses prunelles flamboyer la fleur mythique de la Belle & la Bête.
La féerie et le rêve continuent et s’achèvent par la contemplation d’une véritable corne de Licorne, puis par la collection des somptueuses tapisseries or et grenat de La Dame à la Licorne : un rêve qui se réalise enfin.
07:00 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : rencontre, musée cluny, moyen âge, dame à la licorne, rose, belle & la bête, contes de fées

















