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lundi, 25 février 2008
PLumes & couleurs
Après un samedi matinal le dimanche fut un jour de paresse, de calme et de repos.
Le rituel du petit déjeuner dominical effectué, Petite Scheharazade s’installa confortablement à son bonheur-du-jour, sortit plumes, grimoires, parchemins et couleurs. Il était temps de se remettre à sa correspondance épistolaire l’ayant quelque peu omise depuis plusieurs lunes.
Une petite sirène esquissée pour une future épître qui s’envolerait bientôt vers de lointains horizons. Ensuite le cérémonial du Tea Time achevé, Petite Scheharazade se plongea avec délices dans les chroniques mondaines de l’Epoque Moderne, dans les frivolités et la malice du XVIIIe siècle en compagnie de Mademoiselle Poisson & de Mademoiselle d’Estreville.
« La peinture est de plus en plus proche de la poésie, maintenant que la photographie l’a libérée du besoin de raconter une histoire ». [Georges Braque]
16:00 Publié dans Conversations épistolaires | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note | Tags : lettres, épîtres, plumes, couleurs, ariel, mme de pompadour, lecture
samedi, 23 février 2008
Des pommes, des pommes et encore des pommes !
Il était une fois une Petite Scheharazade qui chaque samedi matin s’éveillait au chant du coq au son strident de sa pendulette.
Après quelques étirements de chat, elle choisissait dans sa garde-robe la toilette du jour, se rendait dans la salle des ablutions où elle en ressortait peu après réveillée, pimpante, parfumée. Vite, elle s’enveloppait dans sa capeline sombre, chaussait des souliers, attrapait un panier d’osier et son aumônière remplie de deniers dorés. Ainsi parée, elle s’échappait vite du palais dans le jour encore levant …
En effet, chaque samedi elle se rendait sur le marché pour faire provision de pommes non empoisonnées. A l’aube, sur les étals les fruits et moult autres denrées trônaient fièrement comme des joyaux sur des coussins de velours. A cette heure matinale le chaland se faisait rare, ce qui est fort agréable. Les négociants souriants hélaient la Princesse et lui proposaient des dégustations culinaires.
Ses emplettes faites et son panier empli d’une montagne de délicieuses pommes, Petite Scheharazade rentrait vite au palais. Il était temps de préparer le rituel du petit déjeuner.
11:45 Publié dans Au Pays des Emplettes | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Marché, pommes, apples, market, princesse, matin, emplettes.
jeudi, 21 février 2008
Une journée triste à pleurer.
Il y a de tristes jours comme cela où rien ne va, des jours sombres où les mauvais génies semblent de sortie et s’en donnent à cœur joie.
Le soleil darde de faibles rayons, la Princesse encore toute ensommeillée ouvre ses prunelles en pensant à la morose journée qui l’attend ; toujours nul Prince à l’horizon, une sortie au Moyen Âge avortée… il vaudrait mieux pour elle se replonger dans ses grimoires et ses manuscrits.
Petite Scheharazade se dirige d’un pas lent vers la salle des ablutions ; une délicieuse douche bien chaude au parfum vanillé, voilà de quoi mettre de bonne humeur avant le rituel du petit déjeuner. Hélas, trois fois hélas, le sort semble s’acharner. Nul jet d’eau chaud et réconfortant pour ces ablutions ; seule une pluie glacée semble vouloir se manifester. Horreur ! La Fée du robinet a-t-elle décidée elle aussi d’empoisonner la journée de Petite Scheharazade ? Point d’eau chaude dans tout le palais. Enfer et damnation ! Même si Petite Scheharazade apprécie l’eau froide, un tel réveil n’est point fait pour lui plaire, en particulier lorsqu’il n’y a aucune épaule sur laquelle se réconforter …
Sur ce il est temps pour la Princesse de regagner son bonheur-du-jour et de s’immerger dans ses ouvrages et autres papiers.
13:45 Publié dans Fards & ablutions | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Ariel, disney, Petite Sirène, Little Mermaid, bain, bath, douche
lundi, 18 février 2008
Il était une fois un tag ... part III
Dame Grenadine est sortie de son palais de philosophie pour connaître six us et mœurs de Petite Scheharazade. Aurait-elle une Fée de la curiosité à ses côtés ?
Part I – Le matin, Petite Scheharazade aime prendre son petit déjeuner en lisant un bon ouvrage. Thé, pomme, pain, livre pour commencer la journée avec délice.
Part II – Les épîtres de Petite Scheharazade sont toujours embellies par des collages, des esquisses ou des dessins. Et sa boîte aux lettres sourit de bonheur lorsqu’elle en reçoit de semblables.
Part III – Lorsque Petite Scheharazade commence la lecture d’un nouveau livre, elle choisit un nouveau marque-page. Un bon ouvrage mérite un ravissant signet et non un vulgaire papier déchiré.
Part IV – Le goûter c’est sacré : un bon thé et une pomme succulente. Il vaut mieux ne point croiser Petite Scheharazade si elle n’a pas eu son thé de l’après-midi (et du matin, et du souper en fait).
Part V – Dès que commencent les vacances estivales, Petite Scheharazade & Dame Gertrude s’installent devant l’Etrange Lucarne pour s’envoler à Saint-Tropez en compagnie de Cruchot et de Nicole : « C’est incroyaable de démence géniaale ! ». Le Gendarme de Saint-Topez ou comment débuter les vacances en beauté.
Part VI – Petite Scheharazade a la manie fantasque de métamorphoser le réel en irréel …
Maintenant, à vous de dévoiler vos habitudes et autres coutumes ; Yoyo, Lil’, Elwind, Lily, Mamzelle Poupée, Lili, and so on …
12:00 Publié dans Toile d'araignée | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : tag, habitudes, habits, us, coutumes, princesse malgré elle, anne hathaway
samedi, 16 février 2008
Au pays des falbalas
Parce que les héroïnes de contes de fées aiment vivre moult aventures, parce que les coffres d’une Princesse doivent regorger de deniers sonnant et trébuchant et parce que l’oisiveté n’est point considérée comme une vertu ici bas, voilà pourquoi Petite Scheharazade a (enfin) découvert un emploi.
Enfin, elle pourra peut-être s’envoler vers la Grosse Pomme et au Pays du Soleil Levant.
Mais n’en déplaise à son statut princier (qui ricane ?), sa tâche s’effectue dans un univers où se déploient falbalas, dentelles, rubans, lacets, nœuds, froufrous, chichis, chou choux … voilà Petite Scheharazade propulsée dans le monde de la lingerie, sans connaissance aucune pour appâter le chaland satisfaire les clientes mais néanmoins armée de son plus beau sourire.
Et il ne suffit point de parvenir à faire acquérir toutes ces toilettes de boudoir, il faut aussi connaître les articles par leur doux nom ; l’astucieuse « mise en cintre » des effets ; la cartographie spécifique de la boutique ; les divers modèles des différentes collections ; et moult autres choses.
De la femme indécise à la jeune fille timide, en passant par le fiancé noyé dans ce labyrinthe féminin ou l’époux qui ne possède aucune once de glamour, Petite Scheharazade a l’impression d’être la spectatrice d’une comédie romantique ou bien d’un drame domestique.
Et ses aventures ne font que débuter …
10:00 Publié dans Moi, Je & mon égoïsme | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note | Tags : vendeuse, lingerie, boudoir, féminité, princesse, or, Japon
mercredi, 13 février 2008
Présent raffiné
Parfois les effets personnels disparaissent mystérieusement ; rubans, perles, poupées, plumes… Petite Scheharazade soupçonne les Leprechauns ; malicieux et turbulents, toujours en quête des objets favoris des êtres humains pour embellir leur intérieur. Il y a quelques lunes, Petite Scheharazade était toute triste d’avoir perdu ces jolies moufles de princesse si douces et si soyeuses. Un petit Leprechaun a certainement dû les adopter pour se confectionner un nid douillet.
Heureusement, Monsieur Papa a pensé aux délicates mains de Petite Scheharazade. Pour se protéger de la bise hivernale avec élégance, il lui a offert de superbes gants en cuir noir ; so british pour se plonger dans les films noirs et l’univers d’Agatha Christie.
Petit Leprechaun, s’il te plait ne les dérobe point.
12:00 Publié dans Ma garde-robe | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Leprechaun, gants en cuir, gants de princesse, perdre, films noirs, ambiance Agatha Christie, so british
lundi, 11 février 2008
"God, That's Good !"
« Willy Wonka, Willy Wonka...
He's the one that you're about to meet.
Willy Wonka, Willy Wonka...
He's a genius who just can't be beat.
The magician and the chocolate wiz...
The best darn guy who ever lived.
Willy Wonka here he is! »
Il était une fois l’anniversaire d’une merveilleuse Reine. Pour le célébrer avec faste et enchantement tout le palais était en effervescence ; les marmitons s’agitaient devant l’âtre ; des récipients s’échappaient de délicieux effluves de chocolat et d’épices ; les couverts d’argent dansaient la farandole sur la nappe brodée ; le champagne pétillait de joie dans les coupes ; et les présents raffinés s’amoncelaient sur le tapis volant.
L’apothéose du banquet fut une délicieuse douceur chocolatée que n’aurait point renié Willy Wonka et qui miraculeusement emmena les convives au Paradis du Chocolat.
14:45 Publié dans Cuisine précieuse | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note | Tags : Anniversaire, Reine Mère, Charlotte au Chocolat, cadeaux, fête, Willy Wonka
samedi, 09 février 2008
Poupée de porcelaine
« Peu de temps après, [la Reine] eut une petite fille à la peau blanche comme la neige, aux lèvres rouges comme le sang, aux yeux et aux cheveux noirs comme l'ébène. On l'appela Blanche neige. Mais la reine mourut le jour de sa naissance. »
Le visage de Madame de Pompadour avait « un ovale parfait, de beaux cheveux, plutôt châtain clair que blonds, des yeux assez grands, ornés de beaux cils, [un teint de lait] donnait à tous ses traits le plus grand éclat ».
~
Autrefois, les Princesses avaient un teint de lait, ce qui rehaussait les pétales rosés de leurs lèvres, la nacre de leurs dents et l’éclat de leur chevelure. Que cette carnation soit un don de naissance ou le fruit de charmantes escapades sous une délicate ombrelle, elle était l’apanage des demoiselles de contes et en cela non décriée.
En ces jours, le teint de lait est honni et déprécié ; pour grand nombre de contemporains il est du devoir d’une demoiselle de se métamorphoser en morceau de viande pour se faire rôtir sous une lumière artificielle dans une salle de torture, ou bien de se grimer à grand renfort de peinture rouge à joue et autres artifices.
Mais Petite Scheharazade refuse de se plier à ces contraintes. Elle préfère arborer un teint de lait ; elle préfère être pâle et évanescente plutôt qu’être une poupée grimée. Aussi lorsque une harpie lui conseille, ordonne, de camoufler sa frimousse sous une couche de peinture parce qu’une demoiselle d’accueil se doit d’être ainsi, Petite Scheharazade voit son sang bouillir et il s’en est fallu de peu qu’elle ne foudroie sur place l’impudente.
Petite Scheharazade est fière de son teint de Blanche-Neige et il ne saurait en être autrement !
10:50 Publié dans Moi, Je & mon égoïsme | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note | Tags : Princesse, teint de lait, Blanche-Neige, Grimm, peinture, maquillage, nobles dames du XVIIIe siècle
jeudi, 07 février 2008
"C'est la fête, c'est la fête, c'est la fête ..."
En cette nuit de deuxième Lune suivant le solstice d’hiver, bienvenue à Monsieur Rat qui pointe le bout de ses moustaches en ce Nouvel An chinois.
C’est une nuit magique pour chausser ses souliers broder d’or, prendre son éventail de soie, puis sortir sous les étoiles admirer les dragons volants et les feux d’artifices scintillants.
21:15 Publié dans Mondanités | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : Nouvel an chinois, fête, feu d'artifice, rat, manga
mardi, 05 février 2008
"A happy Working song " ?
Parfois même les Princesses se doivent de travailler. Même si l’oisiveté a quelques côtés attrayants, il faut bien emplir les coffres de deniers sonnants et trébuchants. Et même si l’on a une Marraine fée, un gagne-pain se révèle parfois… nécessaire. Regardez Peau d’Âne, une princesse de sang qui, malgré une baguette magique et des toilettes fabuleuses, est employée comme souillon « dont l'industrie / Allât jusqu’à savoir bien laver des torchons / Et nettoyer l’auge des cochons ».
Petite Scheharazade ne possédant point de fabuleux « Maître Âne », ni de pierre philosophale est donc en quête de différents labeurs. Le temps de quelques jours, elle a rejoint Dame Gertrude sur un immense salon pour poser, pour jouer le rôle d’une demoiselle d’accueil. Pour ce rôle, il est cependant nécessaire de se grimer travestir costumer. Pour cela, l’uniforme de rigueur est endossé (même s’il est une taille trop grand) ; les souliers ailés sont rangés ; la fraîcheur juvénile est dissimulée sous un maquillage prononcé ; la chevelure ondulante est domptée, attachée, liée, prisonnière. « Vous faites trop jeune Mademoiselle, il faudra vous vieillir ».
La journée peut ainsi débuter ; pimpante, charmante, souriante, bonjour, merci, au revoir. Le monde semble être représenté dans ce microcosme ; damoiseaux plaisants, hommes d’affaires pressés, rustres discourtois, personnes suffisantes, invités polis, …
Quel plaisir de rentrer dans son palais savourer un thé parfumé une fois les tâches accomplies. De plus, ne serait-ce point Mardi gras aujourd'hui ?
16:45 Publié dans Moi, Je & mon égoïsme | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note | Tags : XXholic, Clamp, Peau d'Âne, ouvrage, tâches, princesse, travail























