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mercredi, 30 janvier 2008

Made in Hollywood

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Il y a des fois où l’existence est comme un film hollywoodien en noir & blanc ou en couleurs.

 

 

Pour Petite Scheharazade & Dame Gertrude la journée débute par un plongeon en plein XVIIIe siècle, un XVIIIe siècle raffiné et rock’n roll, dès leur entrée à Ladurée. Une avalanche de douceurs colorées et sucrées, une multitude de chocolats moelleux et fondants, et mille & une viennoiseries dorées et délicieusement odorantes.  C’est l’univers tout entier de Marie-Antoinette qui tourbillonne ainsi autour des  deux demoiselles.

 

 

Peu après, Petite Scheharazade & Dame Gertrude descendent la plus belle avenue du monde, et là elles remontent le temps, celui où les femmes sont élégantes, les hommes distingués, et le meurtre à chaque coin de rue ; Hitchcock n’est pas loin. Ses Oiseaux non plus. Une nuée de pigeons s’est soudain abattue sur l’avenue, frôlant de  leurs ailes et de leurs becs les visages des passants. Les dames tentent de protéger leur chevelure avec leur sac à main, les messieurs baissent leur tête et enserrent leur compagne. Ce nuage sombre ne dure qu’un instant, et la nuée disparaît aussi soudainement qu’elle est venue.

 

 

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En fin de journée afin de se remettre de toutes ces émotions, Petite Scheharazade & Dame Gertrude s’attardent devant un succulent goûter ; un panier de pommes fort alléchantes. Ooh, méfions-nous du fruit de Blanche-Neige. Mais, nul drame pendant ces agapes ; aucun poison foudroyant à l’horizon…

 

 

Comme quoi l’univers hollywoodien est souvent plus proche qu’on le croit.

 

dimanche, 27 janvier 2008

Une Mad Tea Party à l'Angélina

 

Il était une fois une Petite Scheharazade qui avait rendez-vous à une Mad Tea Party avec d’autres demoiselles. Pour cela, elle revêtit sa toilette de poupée, chaussa ses souliers ailés et noua autour de sa gorge une parure tout droite sortie d’un conte du XVIIIe siècle.  Ainsi parée elle s’envola vers ces festivités.

 

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Après un long périple souterrain, mais musical, Petite Scheharazade émergea rue de Rivoli inondée de soleil où trottait une foule pressée et bourdonnante. Ses souliers ailés l’amenèrent devant l’imposante et raffinée entrée d’un salon de thé : l’Angélina. Notre petite Princesse pénétra dans ce sanctuaire de la gourmandise. Il y avait là moult tables de bois hétéroclites mais sophistiquées ; des bergères, des méridiennes, des fauteuils tapissés à l’inspiration XVIIIe siècle ; des chandeliers d’argent supportaient des bougies rouge sang ; des tapis moelleux étouffaient le bruit des pas et au plafond dansaient de petits nuages blancs.

 

Au fond d’une alcôve trônait radieuse et vêtue avec grâce Dame Elwind. Après les embrassades d’usages, les deux demoiselles papotèrent de tout et de rien. Peu après une autre jouvencelle les rejoignit : Dame Diditelle, puis ce fut Demoiselle Elodie. Toutes deux portaient de jolies toilettes et de ravissantes parures. Les agapes sucrées purent alors commencer ; comme par magie la table se couvrit de vaisselle de porcelaine blanche, de théières et de couvert d’argent qui présentèrent à leurs papilles gourmandes thé délicat parfumé aux fruits rouges, et pâtisseries colorées. Bien plus tard, l’élégante Miss Fashion fit son entrée et rejoignit ces demoiselles.

 

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 Papotages, rires et plaisanteries furent ainsi de mises dans ce décor enchanté où, paraît-il, flâne le fantôme de Proust. Mais chut … ceci est une autre histoire.

 

vendredi, 25 janvier 2008

A la recherche des merveilles ...

 

Dame Gertrude & Petite Scheharazade aiment tout particulièrement s’échapper dans leur carrosse et parcourir la vaste cité, à la recherche de merveilles et d’étrangetés.

 

Même dans une ville connue, un lieu ordinaire il faut lever les yeux en l’air, rechercher l’incongru ou la beauté, laisser les chevaux de l’imagination vous emporter et vous verrez les portes de l’Autre  monde s’ouvrir à vous …

 

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« Imaginer, c’est hausser le réel d’un ton. » [Bachelard, L’Air & les songes]

 

D’échoppe en échoppe, de boutique en boutique, Petite Scheharazade et Dame Gertrude virevoltèrent parmi les toilettes, les falbalas et les rubans. Dans les souterrains glauques, elles tombèrent nez à nez avec les gardes de la Reine Abominablement Traîtresse et Pourrie, celle qui les avait tant embêté il y avait quelques mois. Ces gardes s’en prirent à Dame Gertrude lorsqu’ils s’aperçurent qu’elle ne possédait point de ticket magique. Heureusement, après un petit sortilège, les deux princesses purent en réchapper sans trop de dommage.

 

Leur pérégrination continua dans la gaieté et elles s’enfoncèrent dans un dédale d’échoppes. Difficile de résister à l’appel des sirènes des froufrous et autres parures. Au détour d’un chemin, elles se retrouvèrent devant un Temple immense consacré aux souliers, bottes de sept lieux et autres pantoufles de verre. Après un regard de connivence, nos deux princesses entrèrent dans le lieu saint et se laissèrent envoûter par les montagnes de chaussures qui y trônaient, véritables encensoirs de cuir.

Petite Scheharazade se laissa attendrir par une paire de bottes noires qui luisaient près d’un pilier. Réplique de chausses de flibustiers ou de  brodequins de poupée, elles semblaient parfaites. Petite Scheharazade se laissa convaincre par Dame Gertrude et puis, ne voulait-elle point des bottes depuis des Temps immémoriaux surtout lorsque Dame Hiver pointe le bout de son nez ? Dame Gertrude se laissa, elle, envoûter par des bottillons ornés d’arabesques enchantées. Les deux princesses puisèrent dans leurs deniers pour acquérir ces deux merveilles.

Quoiqu’il en soit, the Cheshire Cat semble apprécier les bottes de pirate de Petite Scheharazade.

 

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Après de telles aventures, on se surprend à regretter l’âne merveilleux occis par le « Roi,

le plus grand qui fût sur la Terre / Aimable en Paix, terrible en Guerre ».

 

 

mercredi, 23 janvier 2008

" Never forget, never forgive "

 

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There's a whole in the world like a great black pit
And the vermin of the world inhabit it
And its morals aren't worth what a pin can spit
And it goes by the name of London .

 

 

 

Petite Scheharazade & Dame Gertrude se sont enfoncées, en fin d’après-midi, dans les bas-fonds londoniens, là où grouillent la vermine et des esprits bien plus diaboliques. Invisibles comme des créatures spectrales, elles se sont assises dans un coin sombre de la boutique de Mrs Lovett pour observer le drame sanglant qui se déroulait sous leurs yeux.

 

 

  Le temps sembla suspendre son envol tandis que se jouait cet opéra macabre et sanglant à souhait. L’atmosphère glauque, sombre et magnifique donnait de délicieux frissons ; les tableaux en clair-obscur créés par les personnages étaient tout simplement magnifiques ; les toilettes et les costumes n’auraient pas dépareillés dans les garde-robes des deux demoiselles ; et les pie si savoureuses, si appétissantes semblaient avoir un succulent fumet d’interdiction.

 

 

Quant à leurs hôtes involontaires, Mr. Sweeney Todd & Mrs Lovett, ils furent grandioses dans leur machiavélisme, ironiques et sublimes dans leurs mélodies : deux souverains du Mal dont on partagerait bien le funeste sort.

 

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Princesses de la Nuit et Marquis des Ténèbres prenez de la poudre de cheminette, d’escampette ou de fée, et envolez-vous voir  cet opéra incomparable. Vous ne le regretterez point.

 

dimanche, 20 janvier 2008

The Princess & the Frog

 

 

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Il était une fois dans un royaume de froidure et de neige un roi sage et très âgé. Il avait trois fils qu’il adorait, même si sa préférence allait au cadet : Ivan. Un jour, le roi fit venir les trois princes et leur dit :

« Mes fils, le temps est venu de prendre une épouse. Voici trois arcs, prenez-les et tirez chacun une flèche dans une direction différente. Là où elle tombera, votre fiancée sera. »

Chacun des princes tira sa flèche et s’en alla voir où elle était tombée. L’aîné pénétra ainsi dans le jardin d’une belle demeure. Elle appartenait à un général. Sa fille ayant ramassé la flèche, le prince aîné lui demanda de l’épouser. La flèche du puîné était tombée un peu plus loin, dans la cour d’un marchand. Sa fille ayant ramassé la flèche, le prince puîné lui demanda de l’épouser. La flèche du prince cadet était tombée fort loin, dans un marécage. Il la chercha fort longtemps et se lamentait de ne jamais trouver femme dans un tel lieu. Soudain il entendit une petite voix :

« Prince Ivan, voilà ta flèche. »

Il regarda autour de lui perplexe. Personne.

« Prince Ivan, regarde à tes pieds. »

Il regarda par terre et vit une petite grenouille qui tenait sa flèche.

 

 

Et la suite ?

 

C’est simple gente dame, gentil damoiseau, il suffit de trouver dans votre bibliothèque ce livre de conte russe et de vous plonger dans l’univers fabuleux d’Ivan & de Vassilissa, ou bien de patienter jusqu’en deux mille neuf pour connaître l’adaptation disneyienne …

 

Mais pour votre culture personnelle, pourquoi ne point faire les deux ?

 

vendredi, 18 janvier 2008

Epître enchantée (part II)

 

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« Le bec de la plume peigne la chevelure du langage. »

 

 

[Hafiz, Divan]

 

 

 

~

 

 

 

Pour concocter une délicieuse épître ou un divin message nul besoin d’être soumis au génie informatique, trop insipide et impersonnel.

 

Il suffit juste de s’installer confortablement derrière son bonheur-du-jour, de préparer sa belle écritoire, ses encres, de tailler ses plumes et de sortir ses couleurs. Puis l’inspiration daigne surgir, apportée par le souffle de Calliope & Erato, parfois Clio.

 

Pour remercier Demoiselle Oopsgal, un petit message féerique élaboré avec le secret des Fées.

Chut …laissons là le découvrir.

 

mercredi, 16 janvier 2008

Epître enchantée

 

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Un hibou express a apporté de bon matin une surprise à Petite Scheharazade. Une lettre simple qui renfermait un petit trésor déniché par Demoiselle Oopsgal.

 

Une pomme rouge en talisman orne désormais sa cassette aux merveilles.

 

Il ne reste plus qu’à Petite Scheharazade à sortir  son écritoire, ses plumes & ses encres, sa poudre de Fée pour concocter à cette sympathique demoiselle une épître de remerciement.

 

Demoiselle Oopsgal surveille ta volière, un hibou ne saurait tarder …

lundi, 14 janvier 2008

Un thé chez Marie-Antoinette

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« Mère du vain caprice et du léger prestige,
La fantaisie ailée autour d’elle voltige…
La Reine, en cette Cour qu’anime la folie,
Va, vient, chante, se tait, regarde, écoute, oublie,
Et, dans mille cristaux qui portent son palais,
Rit de voir mille fois étinceler ses traits
. »

 

[André Chénier]

 

 

~

 

 

 

 

Il était une fois, un Grand Palais qui invitait gentes dames et gentils seigneurs à venir s’émerveiller devant moult peintures & chef-d’œuvres exposés à la gloire de Sa Majesté Marie-Antoinette.

 

 

Revêtez vos plus beaux atours, installez-vous dans votre carrosse et allez saluer cette reine décriée ou adulée, de plus en plus populaire en ce vingt et unième siècle grisâtre. Plus ravissants que de simples photographies ces tableaux ont le pouvoir de vous  transporter en plein cœur du XVIIIe siècle, à l’époque où la Les Lumières rayonnaient.

 

 

Tendez l’oreille, pouvez-vous ouïr le son mélodieux du clavecin et la harpe de la Reine ? Fermez vos prunelles, ne percevez-vous point le bruissement des toilettes soyeuses et le gazouillis des dames de Cour ? Humez l’air, des effluves de rose parfument l’atmosphère …

 

 

Toutefois, gardez-vous d’être impatient(e)s, la réception en l’honneur de Sa Majesté ne débute que le 15 mars. Mais elle conserve tout son éclat royal puisqu’elle ne s’achève que le 16 juin. Alors, qu’attendez-vous pour choisir toilettes & parures appropriées ?

 

samedi, 12 janvier 2008

Un élixir de Conte de Fées

 

 

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Pas une Princesse ne délaisse son boudoir et sa coiffeuse où trône fièrement moult fioles ciselées, beaux flacons dorés, petits coffres de bois ou cassettes argentées.

 

 

Pour Petite Scheharazade, les festivités de Noël ont apporté un parfum qui évoque les fastes d’antan, ceux d’une Cour raffinée ou luxe et douceur faisaient de la vie un Conte de fées. Avec son cabochon doré il n’aurait point été dédaigné par Sa Majesté le Roi Soleil, avec sa fragrance sucrée il aurait pu appartenir à une Marquise de Pompadour ou à une Marie-Antoinette. Même l’estampille du parfumeur évoque ce cher XVIIIe siècle puisque Monsieur Fragonard était un des génies artistiques de son temps, l’ayant chanté et célébré dans ses toiles aux couleurs délicates et chatoyantes.

 

 

Et son nom Grain de Soleil est parfait pour la Caverne enchantée de Petite Scheharazade ; un véritable « élixir d’or pâle » pour une Princesse contemporaine.

 

jeudi, 10 janvier 2008

" Rapunzel Unbraided "

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Raiponce: « … And, I don’t believe in fairies … »

 

 

Il y a déjà fort longtemps que les fées avaient soufflé à l’oreille de Petite Scheharazade la venue prochaine ou pas de la Princesse Raiponce au Royaume de Disney. Et puis, le temps avait passé et cette perspective enthousiaste s’était estompée. Demoiselle Raiponce semblait tarder à montrer son joli minois et son opulente chevelure coûteuse en en onguents quand même ( !).

 

Et puis, un soir de janvier voilà qu’une messagère ailée du Petit Peuple vient trouver Petite Scheharazade dans sa Caverne pour lui annoncer que Raiponce daignerait sortir de sa tour enchantée au mois de juin de l’An deux mille neuf. Elle serait d’ailleurs une fervente admiratrice des œuvres du peintre Fragonard et en particulier de sa Balançoire.

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~

Comment ça Mademoiselle c’est fort long à attendre ? Eh bien oui, c’est connu les Princesses savent se faire désirer voyons …

 

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