lundi, 12 mai 2008
" To Magic Horizons "
Il y avait fort longtemps que Petite Scheharazade n’avait point cédé à la tentation.
Mais le Malin est malicieux.
A côté du Temple du Savoir fleurissent mille & une échoppes qui regorgent d’ouvrages tous plus intéressants les uns que les autres. Lorsque Petite Scheharazade pose son petit escarpin verni rose dans l’une de ces boutiques, il lui est difficile de ne point tout emporter.
La dernière fois que Petite Scheharazade se rendit au Pays des Manga, elle failli défaillir devant la multitude d’ouvrages enchanteurs. Colorés, aguicheurs, sombres, plaisants, aux merveilleuses esquisses et aux histoires enivrantes, ces drôles avaient de quoi faire perdre la tête à la Princesse. Hélas, son aumônière étant quelque peu rétive à ces folles dépenses – la gourgandine ! – Petite Scheharazade dû faire un choix.
Ryo Saeba lui fit un clin d’œil et un sourire éblouissant, charmée la Princesse accepta sa compagnie. Avec son air mutin et son sourire carnassier, Cinderalla - créature de la talentueuse Junko Mizuno - amusa à son tour Petite Scheharazade.
La Demoiselle regagna vite son palais pour s’enivrer de lecture et s’envoler au Pays du Soleil Levant …
07:00 Publié dans Grimoires & Parchemins | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : manga, ryo saeba, nicky larson, tsukasa hojo, city hunter, cinderalla, junko mizuno
vendredi, 09 mai 2008
" Princesses on parade "
“Beauty and glamour and breeding unmatched
Princess on parade
Lovely, enthralling and all unattached
The hoi polloi and those well-bred agree
Each enjoy a royal pedigree
Born for success, each possesses a spark
Each a remarkable maid
Boy oh boy these royal highnesses
All have pluses, they've no minuses
Gaze upon
Princess on parade!”
[The Swan Princess]
~
Il était une fois un jour férié, placé sous les auspices d’Apollon ; l’astre solaire flamboyait. D’un coup de baguette magique une petite fée permit à Petite Scheharazade de ne point travailler à l’échoppe – non elle ne versa point de cyanure dans la coupe de la Dame gérante -.
La Princesse s’installa alors à son bonheur-du-jour, sortit plumes et grimoires et se plongea dans le tourbillon des réjouissances à la Cour du Bien-Aimé.
Mais le souffle du malicieux Zéphyr, à moins que ce ne soit le chant de Molpé, d’Aglaophone et de Pisinoé, inspira à la Princesse l’idée d’une petite escapade hors du palais. La Demoiselle chaussa ses souliers de satin, attrapa son sac Pompadour et le plus kawai de ses ouvrages. Les chants ensorcelés avaient suggéré à Petite Scheharazade de se rendre à un cénacle de princesses.
Le voyage labyrinthique achevé, Petite Scheharazade vit se dresser devant elle une grande façade céladon et or aux vitrines étincelantes qui recelaient d’adorables douceurs roses ; macarons, petits gâteaux et autres péchés gourmands. La Princesse franchit le Saint Sanctuaire, un peu anxieuse quand même d’importuner l’élégante compagnie. Nenni. Petite Scheharazade fut accueillie par des sourires et put ainsi prendre place sur un siège tapissé.
La charmante assemblée, élégamment vêtue, était composée de Princesse Audrey et de son Prince, de la jolie Petite Marquise, de mademoiselle Sasha, demoiselles Leslie, Dolce Vità & Andalouse, la sympathique Fée Clochette et d’autres invités … Petite Scheharazade retrouva avec plaisir l’adorable Dame Elwind et se lia avec l’aimable assemblée. Le temps était venu de se plonger dans le livret rose poudré qui recensait mille & un plaisirs gourmands …
Après moult réflexion, Petite Scheharazade porta son choix sur le thé de Sa Majesté Marie-Antoinette – un goût de cerise légèrement épicé -, tandis que la table se couvrait de gourmandises colorées, d’argenterie étincelante et de porcelaine irisée, les conversations se déployaient dans un décor égypto-japonisant, où les fresques disputaient la place aux palmiers factices…
Peu à peu le charmant cénacle s’étiola, ses hôtes s’en furent un à un. Le temps de se séparer était venu avant que les carrosses ne redeviennent citrouilles ! Après un aimable au revoir à la petite compagnie qui restait, Petite Scheharazade s’en fût, son jupon neige voltigeant autour d’elle et une mélodie baroque au creux de ses oreilles …
07:00 Publié dans Mondanités | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ladurée bonaparte, goûter, thé marie-antoinette, cerise, épices, princesses, décor japonais
lundi, 05 mai 2008
" Through the Looking-Glass "
“ She was considering in her own mind (as well as she could, for the hot day made her feel very sleepy and stupid), whether the pleasure of making a daisy- chain would be worth the trouble of getting up and picking the daisies, when suddenly a White Rabbit with pink eyes ran close by her. ”
[Lewis Carroll]
~ ° ~
Un rayon de soleil jouait sur la surface polie et brillante du vieux miroir baroque. Intriguée, Petite Scheharazade effleura la psyché du bout des doigts ; à ce moment-là, la Demoiselle bascula en avant. Surprise, elle se laissa pourtant glisser sur le rayon d’or qui l’emmena dans un pays enchanté.
Petite Scheharazade posa ses ballerines dans le Labyrinthe des Rosiers ; mille & une échoppes de bois se déployaient en ondulant. Dans leurs entrailles, des coffres de bois, des étals vitrés et des tapis soyeux recelaient des trésors disparates ; argenteries étincelantes, perles et joyaux scintillants, mobiliers raffinés, tentures chatoyantes …
Dans cet univers étrange vit de jolis petits êtres aux joues roses et aux cheveux de soie. Ils peuplent certaines de ces petites maisons de bois. La curiosité les anime et s’est en se bousculant qu’ils se pressent contre les petites fenêtres pour épier les nouveaux venus. Ces jolies petites créatures partagent d’ailleurs leur demeure avec des ours aux yeux doux. Ces derniers excellent dans les tâches ménagères, et rien n’est plus divin que leur fine cuisine.
Petite Scheharazade s’arrêta longuement pour découvrir leur univers miniature enchanteur. Leur vaisselle n’est que porcelaine délicate et ouvragée, leurs effets sont dissimulés dans de petites valises de cuir, et leurs toilettes ne sont que soie et dentelle des temps passés.
La pause enchantée se termina lorsque les derniers rayons de soleil rappelèrent à Petite Scheharazade qu’il était temps de franchir leur arc doré, puis de repasser de l’autre côté du miroir. L’aventure s’acheva ensuite avec une tasse de thé et les yeux dans le vague …
10:00 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : miroir, mirror, through the looking-glass, alice, poupées, dolls, ours en peluche
jeudi, 01 mai 2008
" Jolly Holiday "
En ces temps anciens où le soleil avait déployé son manteau étincelant, Petite Scheharazade & Dame Gertrude avaient abandonné la Cité enfumée et grouillante pour un Pays plus enchanteur. Une contrée verdoyante qui dissimule moult créatures étranges …
Pour pénétrer dans ce Pays les Demoiselles franchirent un pont de bois vermoulu qui franchissait une rivière d’émeraude. Nulle âme qui vive ne semblait perturber cet havre de paix … Mais ne point s’y fier, cette ranche qui s’agite ne dissimule-t-elle point une fée ? Ce bosquet n’abrite-t-il pas un farfadet ?
L’escapade ne fut point sans rencontre féerique pour les Princesses. Au détour d’un chemin jaune elles s’arrêtèrent quelques instants échanger quelques mots avec la Princesse Odette, qui nageait à quelques vagues de là. Cette dernière avait hélas toujours sa parure de cygne, mais elle ne semblait point trop s'en formaliser.
Plus tard, Petite Scheharazade & Dame Gertrude arrivèrent dans un village pavé où d’étranges créatures vivaient. Elles arboraient toutes d’opulentes chevelures de barbe à papa sous leur peau d’albâtre et étaient vêtues de toilettes fleuries et colorées. L’une de ces créatures, la souveraine sans doute, était précédée d’une meute de chiens d’or. Tous semblables ils se distinguaient par les rubans colorés qui les ornaient. Les Damoiselles saluèrent cette fabuleuse souveraine, avant de poursuivre leur chemin.
L’heure était venue pour les Princesses de regagner le palais et de déguster un délicieux thé …
07:00 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (24) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : princesses, contrée magique, fées, cygne, swan princess, le lac des cygnes, reine
mardi, 29 avril 2008
" Versailles No Bara "
C’est le jour du Soleil que Petite Scheharazade reçut une invitation royale ; un angelot lui souffla la délicieuse idée de laisser là ses grimoires et ses manuscrits de l’Epoque Moderne, et de s’envoler au Palais des Roys pour se plonger dans le passé. La Princesse chaussa ses ballerines, attrapa son domino et son sac Pompadour.
Demoiselle de qualité et érudite en Histoire, Petite Scheharazade pénétra l’enceinte versaillaise sans sortir un denier de son escarcelle. Les lourdes portes dorées franchies, la foule agaçante et volubile semble s’estomper et laisser place aux fantômes du passé …
La Princesse se perdrait presque dans ces Grands Appartements ; à la lueur des girandoles, le parquet craque sous les souliers des spectres, les lourdes tentures fleuries exhalent un parfum du passé, et du haut de leur massif cadre rococo les souverains de jadis esquissent un sourire badin. Au cœur de ce palais, la Princesse découvrit, près des appartements du Dauphin, le fastueux déploiement des œuvres de Roslin. Un beau vernissage magnifiquement orchestré à la lueur des chandelles, où les dames mutines sourient derrière leur délicat éventail et où les messieurs paradent dans leur plus fabuleux costume.
Peu après un rayon de soleil invita la Princesse au jardin. Les vestiges de l’Hiver disparaissant peu à peu, les statues sortent de leur hibernation, les végétaux se refont une beauté et les fontaines pépient gaiement au son de mélodies baroques. C’est dans cette atmosphère paisible que l’on peut rencontrer le fantôme de Perrault, s’échappant un instant de son XVIIe siècle pour conter au passant attentif ses délicieuses fables du labyrinthe de Versailles :
« Un Paon se plaignait à Junon de n’avoir pas le chant agréable comme le Rossignol. Junon lui dit, les Dieux partagent ainsi leurs dons, il te surpasse en la douceur du chant, tu le surpasses en la beauté du plumage.
L’un est bien fait, l’autre est galant,
Chacun pour plaire a son talent. »
Le plongeon dans ce passé raffiné s’acheva ainsi sur une dernière note baroque …
07:00 Publié dans Un tour de carrosse | Lien permanent | Commentaires (26) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : château, palais, versailles, louis xv, madame de pompadour, rococo, baroque













